Après avoir parlé en live de la charge mentale sur youtube, rédigé un webzine sur le sujet, et publié une vidéo avec une “technique” pour manger plus simplement, j’ai envie de vous expliquer comment je m’organise avec les menus et je gère le budget course.

C’est un fonctionnement parmi tous ceux qui peuvent exister et qui pour le moment nous convient très bien.

Notre contexte

Si vous débarquez ici, en ce mois de septembre, je repose les bases.

Je vis (en ce mois de septembre 2022) avec trois enfants de presque 7 ans à 12 ans, et un mari. Nous travaillons tous les deux à temps complets, lui à l’extérieur, moi de la maison.

Il n’aime pas cuisiner, moi si. Mais, comme tout le monde, la cuisine du quotidien, ce n’est pas la plus marrante ni la plus réjouissante. De plus, mon travail est de réfléchir à des recettes et à la manière de manger végétal le plus simplement au quotidien. Alors, au moment de passer à table, ce n’est pas toujours la fête de la chips niveau motivation.

Nous mangeons végétalien à la maison (en dehors des chocolats dont je tairais le nom que les grands-parents offrent) et au moins sur ce point, c’est très simple puisqu’il n’y a rien à négocier.

J’ai traversé de nombreux déserts de démotivation totale en cuisine ces dernières années, des épisodes très compliqués avec les goûts des enfants qui changent à peu près tous les 4 repas (”mais lundi tu aimais bien les carottes râpées et là il faut que ce soit des bâtonnets ?!”), une digestion particulièrement difficile de mon mari qui ne supporte plus aucune légumineuse. À part le tofu, ouf. Un divorce coûte si cher, je ne l’ai pas budgétisé pour le moment. J’ai eu des périodes IG bas à 200%, des périodes où je préparais tout du lait de soja, au tofu, au pain, au tempeh, au yaourt, à la compote, au goûter maison chaque jour et j’en suis revenue en courant, le mental au plus bas et le stress au plus haut.

Je crois qu’on a trouvé un équilibre, pour le moment. Ce genre d’équilibre est toujours très précaire car les goûts et les besoin évoluent, ainsi que le rythme familial, et ce qui convient aujourd’hui ne sera peut être plus valable dans six mois. Mais cet été, nous avons commencé à prendre un petit rythme de croisière qui fonctionne.

Comment organiser ses courses ?

La seule chose qui reste la même, c’est notre façon de faire les courses, bio à 95%.

Épicerie sèche et bio en ligne

Le sec est essentiellement acheté en ligne à La Fourche, épicerie bio en ligne. Nous avons notre panier type et l’un comme l’autre le complétons selon nos besoins et nos envies. Il s’agit essentiellement de produits bruts qui pourront s’intégrer sans problème dans nos menus du mois.

La fréquence est d’une à deux fois par mois, mais sans dépasser ce budget mensuel.

Magasin bio

Le frais, les fruits et le pain, au magasin bio. La liste s’est donc bien réduite, nous y rachetons les mêmes produits d’une semaine sur l’autre. Nos tofus, yaourts, les fruits et la pain au levain puisqu’aucune boulangerie autour de chez nous n’en propose.

On y va une fois par semaine.

Légumes

Les légumes bios sont livrés par ma maraîchère locale chaque semaine. Notre budget est plutôt stable à l’année, les légumes étant moins cher l’hiver que l’été par exemple, nos dépenses se lissent et rentrent dans notre prévisionnel, que l’on établit en décembre et que l’on ajuste la fin de l’été.

Extras

Grande surface

Selon les activités des enfants, je vais une fois par mois dans une grande surface où je profite de faire le plein de fromages vegan à fondre, de petites douceurs comme la gamme Andros Végétal que nous adorons, mais qui compte tenu des prix, reste un extra, et de margarine salée puisque je ne trouve pas mon bonheur en magasin bio.

Picard, Noz

Picard reste un extra car il n’est pas sur mon chemin, mais j’apprécie d’y trouver des légumes surgelés prêt à l’emploi de très bonne qualité, des poêlées vraiment goûteuses (que ce soit la tajine ou la poêlée mexicaine, les saveurs sont bien présentes). Et les bûches à Noël ! Elles sont non seulement très bonnes, accessibles et quel soulagement de ne pas avoir à préparer de desserts pour chaque repas, nombreux quand toute ta famille est divorcée. Et je vais souvent fureter chez Noz où l’on trouve à des prix défiants toute concurrence des similis vegan rayon surgelé, et des glaces.

Comment suivre son budget courses ?

Pour suivre nos courses, nous avons chacun.e installé une application, gratuite pour l’utilisation de base que nous en faisons, qui s’appelle Triccount. On note tous les frais que l’on fait pour les courses alimentaires, et toutes les autres dépenses liées au logement ou aux enfants.

Comment rédiger sa liste de courses

Comme nous avons les mêmes revenus, on effectue la balance à 50/50 à chaque fin de mois, l’application calcule tout, c’est magique. Quand l’un de nous gagnait plus que l’autre, c’était au prorata de nos revenus. Si mon mari s’occupe fréquemment des courses, je vais plus souvent faire des achats pour les enfants ou pour le jardin. Ce système nous évite les déséquilibres, les tickets de caisses égarés et les mini sommes dépensées par-ci par-là qui ne sont jamais répercutées sur le couple et donc qui crées, in fine, de belles dépenses non comptabilisées et au détriment d’une seule personne.

En clair, on sait que notre budget courses (alimentaire, hygiène, ménage) maximum est de 750 euros par mois, et on reste dans les clous. Parfois c’est plus, car il faut faire un réassort de lessive, de produits ménagers. Parfois, c’est moins car les repas choisis sont très économiques, les enfants sont chez les grands parents, on finit des restes sur plusieurs repas, etc.

Il n’existe pas de bons ou de mauvais montants, ne vous comparez pas aux autres. Un bon budget est celui qui vous permet de manger varié, à votre faim et qui s’adapte à votre fonctionnement.

Il va de soi qu’un suivi sert à savoir où on en est, par rapport à un prévisionnel déjà effectué en amont.

En résumé

  • On a budgétisé une somme mensuelle qui englobe toutes nos courses “du quotidien”
  • On connaît nos fréquences d’achats
  • On suit nos dépenses chacun.e de notre côté sur une application mobile
  • On fait le point une à deux fois par an afin de voir si on est dans les clous et pourquoi on dépasse parfois.

Limiter le gaspillage en réalisant des économies

Je vous en parle dans mon ebook “S’organiser pour cuisiner, par où commencer” : avant de faire une liste de courses, je regarde ce que j’ai déjà au frais, dans mes placards et congélateur. Je stocke très peu, en dehors des farines ou de quelques produits secs qui seront dans tous les cas écoulés dans le mois.

À mon avis, ça n’a aucun sens d’avoir une liste de courses type que l’on va réutiliser chaque semaine sans avoir consulté avant ses réserves. À moins de manger des plats strictement identiques et en quantités similaires, il va toujours y avoir des restes ou des besoins un peu différents. Notamment si vous avez un panier de légumes, les recettes ne seront pas toujours les mêmes.

La dernière semaine du mois, j’essaie de réaliser un maximum de recettes avec ce que j’ai déjà, quitte à modifier les menus.

En résumé

  • On se sert de la trame de menus (voir après)
  • Elle reste modulable notamment quand j’ai des recettes à préparer pour mon travail
  • La dernière semaine du mois, les menus sont élaborés avec ce qu’il reste dans les placards / congélateurs / frigo.

Comment rédiger ses menus de la semaine ?

Jusque là, on se posait le dimanche soir et on notait tous les cinq des idées de plats pour la semaine, qu’on répartissait ensuite selon les jours. Depuis peu, on a rédigé un modèle type, et on remplit les cases. Et mon dieu que c’est plus simple.

Je l’avoue sans fard, j’ai fait un peu le deuil de recettes fantaisistes. Je me réserve mon fenouil confit à l’orange ou mon taboulé de brocoli aux cranberries pour mes repas solos-bobo du midi. En famille, on va au plus simple, à l’essentiel. Je n’hésite pas à varier les légumes, les assaisonnements de tofu, tempeh et protéines de soja, on reste en terrain connu et serein. Même si j’ai bataillé pour imposer ma soupe hebdomadaire (qui serait une soupe quotidienne en hiver si je vivais seule, pfff, quelle idée de faire des mômes) !

Adapter les menus à ses goûts et à sa disponibilité

L’avantage de ce type de fonctionnement, c’est que chaque thème correspond à une multitude de plats, que l’on peut interchanger les jours sans problème, mais cela met en place des rituels fort sympathiques que l’on aime toutes et tous. Et puis quand la saison change, on adapte : les poêlées deviennent des salades composées, les quiches des barbecues…

  • Ici, on aime énormément les sandwichs, les pizzas alors aucune raison de les garder en repas d’exception, on peut parfaitement les cuisiner dans le cadre de repas équilibrés
  • Comme mon mari ne travaille pas le lundi, on a choisi ce jour pour préparer une tarte ou une quiche, c’est sans doute le plat le plus “long” des dîners à préparer, donc à deux c’est plus simple
  • Le vendredi c’est toujours apéroooo
  • Le dimanche soir, on a besoin de réconfort avant la nouvelle semaine qui arrive, chacun.e se prépare sa tambouille sucrée, ou alors je réalise un très grand porridge et on y met ce qu’on veut.

Tout ces exemples pour vous montrer que c’est important d’élaborer une trame en famille ou en couple, afin que tout le monde y trouve son compte (dont vous qui cuisinez bordel de nouilles !!), et que l’ambiance soit bien meilleure. Ma soupe du mercredi passe très bien car le lendemain les enfants savent que c’est pâtes. En plus mes soupes elles sont bonnes, alors c’est vraiment râler pour la forme.

Et je reste persuadée que même lorsqu’on vit seul.e, les menus permettent de ne pas dépasser son budget, de limiter le gaspillage et de manger un peu plus varié sans craquer sans arrêt sur des plats livrés (quand on a les moyens) ou des pâtes à la levure maltée pour tous les dîners.

En résumé

  • On a placé certaines thématiques le soir selon notre temps disponible pour les cuisiner
  • Tout le foyer y a participé afin de bien faire comprendre que maman voulait de la soupe bordel qu’à 5 c’est impossible d’avoir 100 % de repas qui plaisent à tout le monde. Et que tout est affaire de compromis. Et que la soupe c’est vraiment rapide dans le robot.
  • L’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un repas, alors vive les dîners Ouate ze phoque.

Notre trame :

À télécharger ici

modèle menu de la  semaine

Des repas santé… sur tous les plans.

Il y a quelques années, si on m’avait demandé ce qu’était un repas sain, j’aurais sans nul doute répondu : avec des protéines, des féculents, des légumes, de bonnes graisses et plein d’oligo-élements.

Aujourd’hui, je rajoute sans reprendre ma respiration : dans un climat serein et qui permet un temps d’échange. Ce n’est pas une réplique de la famille bisounours. Il y a des moments où on est crevé.s, on a juste envie d’expédier le repas et hop, tout le monde au lit “oui on se lave encore les dents comme chaque jour j’en ai marre de me répéter” . Des temps dans l’année où c’est speed. Pourtant, et je m’en rends compte de plus en plus car les enfants grandissent, quel bonheur ces repas où on discute, on rigole, ça se chamaille. Ceux où on raconte la journée, on débriefe les cours, on anticipe les liste de Noël, des anniversaires, où on ajoute des films à la liste “Films à voir en 2022 avec les enfants”, où l’on voyage gratuitement en évoquant des endroits où l’on aimerait aller en vacances.

Pour moi, c’est la définition d’un repas sain. C’est aussi un temps de qualité, même en mangeant une pizza surgelée avec trois pauvres légumes dessus. Parce que l’équilibre alimentaire ne se jouent pas sur quelques repas, parce que plus tard les enfants n’auront aucun souvenir de ce plat bien équilibré riche en oméga3 avec des épinards bios cueillis à la pleine lune, alors que ce climat et ces liens, ça vaut tout l’or du monde.

Mais je vous assure que l’or se ramasse bien mieux quand on l’a anticipé un chouia, et partagé les tâches quand c’est possible.

En résumé :

  • La qualité d’un repas c’est aussi le temps qu’on y passe. Et pas juste les macro et micro-nutriments présents. Foutez-vous la paix (je me visualise en même temps, rassurez-vous : fous-toi la paix Mélanie).

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Changer son fonctionnement | 1 base = 2 repas


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29 commentaires

  1. Raphaëlle says:

    Merci pour le partage de ton organisation
    Je crois que pour l’hiver je vais m’inspirer de ta trame, car autant en printemps-été je brode autour de ce que produit notre petit potager (courgettes -ah ah- tomates, haricots) donc j’ai un fil conducteur, autant l’hiver je fais les courses et là c’est souvent c’est le manque d’inspiration

    1. Bonjour Raphaëlle,
      Le but d’un trame c’est vraiment de servir de soutien quand on manque d’envie, d’idées. Clairement, les repas spontanés sont parfois plus simple en été – surtout quand on est en vacances !
      Rien n’est gravés dans le marbre et le principal est d’avoir un support qu’on peut moduler 🙂

  2. Élodie Peuzin says:

    Merci pour ce chouette long article que je prends toujours plaisir à lire jusqu’au dernier caractère !
    Je pense que l’organisation en cuisine c’est la base mais on doit l’adapter à chaque famille, chez moi nous sommes quasiment 6 à tout les repas et il y a des personnes qui sont «  difficiles » alors je fais le plus consensuel possible mais bon y a quand même des légumes chaque jour !
    Le principal c’est d’arrêter de se rajouter de la charge mentale, on en a déjà bien assez !
    Merci Mélanie pour ce précieux partage ❤️

    1. Bonjour Elodie,

      Comme tu dis, il ne faut pas que “créer” un système soit chronophage. Mais je reste persuadée que ces temps de discussions et d’échange en amont à trouver des compromis et à élaborer des menus ou une trame, des idées, ont par la suite largement rentabilisés. Et moi je dis, vivement la retraite, on mangera ce qu’on voudra (certes avec moins de dents héhé !)
      Bon dimanche !

  3. Pascale says:

    Merci Mélanie pour ce partage.
    Je me rends compte que j’ai bien de la chance : tout le monde aime la soupe à la maison, voire la réclame et qu’est-ce que ça facilite les dîners d’hiver, et d’automne et de printemps. Et même d’été en version froide mais là, elle est moins populaire. Meilleure façon de planquer certains légumes ou de terminer un pauvre potimarron oublié.
    Je retiens l’idée du menu type et m’en vai la tester de ce pas.
    Excellent week-end et bon apéroooo 🙂

    1. Bonjour Pascale,

      Ahala, si seulement j’avais pu caler 3 repas soupe, quelle bonheur !! je vais essayer d’être très inventive et de proposer des toppings sympas pour qu’on m’en réclame plus^^ (oui, j’y crois)
      Bon dimanche !

  4. Kim says:

    Merci pour cet article précieux, que je vais m’empresser de partager à toutes les copines mamans (mais pas que). On sent que vous avez eu une vraie réflexion sur toute l’organisation autour des repas, et les astuces sont vraiment concrètes !

  5. Bonjour Mélanie,
    Toujours un plaisir de te lire. Et toujours intéressant de pouvoir comparer son organisation avec celle d’autrui. Au final elles sont assez semblables et c’est assez rassurant aussi ! Il n’y a pas qu’un seul type d’organisation, mais au moins je sais que je ne suis pas seule à faire comme ça ! Donc merci beaucoup pour ce partage ! Et merci pour l’astuce Noz, je n’y ai jamais mis les pieds et c’est bien l’un des derniers endroits où j’aurai pensé trouvé ce type de produits ! alors j’irai faire un tour ! Ici c’est Thiriet plutôt que Picard (territoire Lorrain oblige). Merci pour ton temps et ta pédagogie !

    1. Bonjour,

      Non, il y a plein d’organisations différentes et tant mieux, au moins on ne culpabilise pas quand une ne fonctionne pas !
      Quant à Noz, je n’achète rien d’autre, laissant les denrées principales aux personnes qui en ont vraiment besoin, c’est plus un passage petit plaisir et je suis ravie à chaque fois de mes trouvailles !
      À bientôt 🙂
      Mélanie

  6. J’ai pratiqué le menu thématique pendant plusieurs années, de mémoire j’avais les catégories quiche/tarte, curry/ragoût, poêlée/wok, et aussi un plat à base d’oeufs à l’époque où j’en mangeais encore, et puis j’ai arrêté à un moment donné car je sentais que j’en avais moins besoin. Mais ces derniers jours j’y repense pas mal et je me dit que je vais remettre ce système en place parce que j’ai à nouveau besoin de ce cadre supplémentaire pour me faciliter le quotidien (moins de temps passé en cuisine, c’est plus de temps à prendre de nouveaux cours de danse :D)

    Autre grosse décision en cette rentrée : j’arrête de gérer les repas du midi de mon mec. Je fais du meal prep pour tous les deux les soirs de semaine, mais uniquement pour moi le midi, comme ça j’ai deux fois moins de repas à négocier (ici aussi la soupe c’est compliqué…) et j’entends deux fois moins souvent “en fait j’ai pas trop envie de manger ça ce midi/ce soir…” alors que le menu avait été approuvé pendant le weekend… (et en plus je me retrouvais avec du rab d’un truc que javais prevu pour un plus grand nombre de repas et ça bousculait tout le reste des repas de la semaine, c’était pénible !) C’est un grand garçon, il est capable de faire son propre meal prep pour les midis s’il le souhaite, et sinon il sait s’acheter un sandwich hein ! Et comme ça, le fait qu’il ait plus de liberté sur ses repas du midis rend les repas “obligatoires” du soir plus acceptables, bref que du bénef !

    1. Bonjour Nina,
      J’ai aussi arrêté de me préoccuper du repas de mon mari et on le vit mieux tous les deux^^
      Quand les restes le motivent, il se prépare sa gamelle, sinon, merci les tickets restau !

  7. Anne-Lise says:

    Merci pour ces précieux conseils,je suis retraitée,nous sommes 2,mais je me sens tout de même concernée !…je vais télécharger cette application..🙏🏼

  8. Laurence Mottet says:

    Bonjour Mélanie, de l’humour et de l’humeur toujours. Oui c’est toujours en évolution surtout avec 3 enfants, j’ai connu. Maintenant seule à manger et c’est très difficile de se préparer un menu type, je trouve sans manger 2 ou 3 fois la même chose… J’ai du mal à cuisiner une seule portion. Et pour les tartes et quiches c’est impossible. Et l’envie quoi, difficile puisque pas de partage dont tu as si bien parlé. Je prépare plutôt des aliments bruts que je peux mélanger selon mon envie et mon humeur. 😊

    1. Bonjour Laurence,
      Je comprends que la solitude ne donne pas envie de passer en cuisine ou même de manger parfois.
      Et c’est également une organisation complètement différence au niveau des plats. Seule je ne cuisinerai pas du tout de la même façon et j’opterai aussi pour des préparations brutes à composer (et beaucoup, beaucoup de soupes ^^).

    2. alexia Crs says:

      Pour les quiches, pensez à congeler des parts 🙂
      Comme ça vous ne mangez pas 4 fois le même repas, et surtout un jour de flemme le repas est déjà prêt 😁

  9. plumette says:

    Ha ha ha décidément, j’adore ton humour piquant! Ici c’est devenu la galère car mon mari a développé des intolérances alimentaires sérieuses et il ne peut quasi plus rien manger. Il a même du accepter de re manger des œufs (OUIIIIIIINNNNN) car plus aucune source de protéine végétales ne passe. J’ai lutté, au début, pour continuer à me faire mon petit repas sain alors que le pauvre mangeait des pâtes, du voulet, des pâtes, du voulet … Et là j’en ai marre. Du coup, pâtes pour moi aussi et on verra plus tard!

    1. Bonjour,

      J’espère que ton mari a envisagé d’aller consulter afin de savoir d’où venaient ses difficultés. Clairement ça ne va pas être simple sinon dans la durée de gérer les repas.
      Et puis les pâtes, on peut les agrémenter facilement au quotidien, zéro culpabilité !

  10. Marianne says:

    Coucou Mélanie,
    merci pour ce long article, en ce qui me concerne je n’ai pas d’enfants et pourtant je peine quand même à trouver le temps (l’envie, la motivation…) de cuisiner des vrais repas, histoires de couvrir à peu près mes besoins sur la semaine. Pourquoi pas s’inspirer d’une trame pour me dire “tel jour, je cuisine une grosse soupe/gratin de légumes d’avance” par exemple, ou encore “tous les mercredi c’est fausse bolo aux PST”
    Ce que tu dis sur l’équilibre alimentaire, je trouve ça très pertinent !
    Je note ici que la charge mentale du repas, quand on a une famille, semble revenir vraiment aux femmes… Bizarrement, ce ne sont jamais les papas qui commentent pour dire “merci, je vais appliquer ça à la maison, ça me soulagera !” Si des hommes veulent me donner tort en commentaire… 🙂

    1. Bonjour Marianne,

      je pense tout à fait que même en vivant seule, on peut mettre en place un système pour être sûre de manger varié. Ne serait-ce qu’en ayant toutes les catégories d’aliments dans la semaine par exemple, ou en préparant quelques légumes d’avances, une ou deux sauces riches en nutriments (à base de purées d’oléagineux, d’huile riche en oméga 3, etc).
      J’imagine très bien qu’on va très souvent à l’essentiel ( et c’est tant mieux !), mais quelques petites astuces permettent de veiller à la variété.
      Quant aux hommes, comme beaucoup de blogueuses food, ma communauté est composé de 95% de femmes, tu en trouveras peu en commentaires sur ces sujets, bien malheureusement.

  11. Delphine Labalec says:

    Je piaffais littéralement d’impatience pour lire cet article (je ne sais pas pourquoi j’avais compris qu’il paraissait mardi donc depuis mardi je m’acharne sur le bouton “rafraîchir” de mon navigateur).
    Je vais essayer de mettre en place les menus thématiques (déjà tenté par le passé mais pas réussi à m’y tenir alors que je suis convaincue). Depuis cet été je travaille aussi au référencement des recettes simples-mais-qui-nous-plaisent-et-que-j’ai-toujours-ce-qu’il-faut-pour-les-faire”, par saison, suite à la lecture de “J’arrête le burn out en cuisine”. J’espère que cela me permettra de moins me prendre la tête.
    Mon challenge est que je dois partir de ce que j’ai, y compris en frais (je suis dans une amap) pour faire les menus et non faire mes courses en fonction de menus. Parfois les quantités pour un item ne permettent pas de faire un plat complet, donc il faut que je sois créative, et je n’ai pas toujours les neurones disponibles pour ça… Mais en prenant des plats vraiment simples, je dois pouvoir adapter.
    Merci pour ton travail. Je trouve que ce format d’articles, LCDF, vidéos et newletter sur une même thématique et complémentaires est vraiment bien…
    Une petite suggestion : y aurait-il un moyen de retrouver les newletters dans notre compte ? Je trouverai ça hyper pratique.

    1. Coucou Delphine,
      Tu ne t’es pas trompée, je publie le mardi en général mais depuis la rentrée, je peine à me rappeler comment je m’appelle tant j’ai l’impression qu’un rouleau compresseur me passe dessus !! Donc j’ai un peu trainé mais j’ai quand même réussi à le publier avant le weekend car mardi arrive un nouvelle vidéo 🙂

      Ce livre est une telle pépite, je souhaite à un maximum de personnes victimes de cette charge mentale de le lire et d’en sortir grandies !

      Concernant les newsletters, tu peux conserver les mails dans un onglet à part dans ta boite mail pour y revenir peut-être ?
      Pour le moment je n’envisage pas de plateformes extérieures car avoir tout au même endroit me facilite la vie. Et il me faudrait demander à tout le monde de s’inscrire ailleurs, mais de rester ici quand même pour être averti des articles. Je vais en perdre en route, je pense. Je sais qu’il en existe de très bien, qui permettent en plus des échanges en commentaires, mais pour le moment je n’ai pas creusé ! Et du coup, je vois mal la différence avec un article de blog, en ayant déjà un. Je trouve ça génial quand tu as un contenu sur une plateforme qui te laisse moins de place comme les réseaux sociaux par exemple.
      Mais je vais voir si je peux, par contre, vous joindre le contenu de la newsletter au format PDF, que vous pourrez enregistrer sur votre ordinateur. Est-ce que cela te semble un bon compromis ?

      Merci en tout cas de constater le lien entre les différents supports d’un même sujet, j’ai bien bossé du coup si c’est cohérent 🙂

      Mélanie

  12. Bonjour Mélanie,

    Je rejoins Delphine : cette série de contenus complémentaires autour d’une même thématique est très bien conçue ! Et je trouve important que tu rappelles le fait que ce qui fonctionne à un moment donné, dans un contexte précis, ne fonctionnera peut-être plus par la suite ou ailleurs – la gestion de la cuisine demande donc beaucoup d’adaptabilité et d’espace mental, en plus de tout le reste, puisqu’avec des paramètres changeants, c’est parfois toute notre organisation qui est à revoir et ce n’est pas simple. En tout cas, comme toi, j’ai pour le moment trouvé une organisation qui me va – l’arrivée de notre petit bout a vraiment tout chamboulé et j’ai mis du temps à trouver de nouvelles marques en cuisine sans me sentir sous pression et débordée chaque soir.

    Merci pour ces articles ancrés dans ta réalité qui sont toujours très instructifs et plein d’idées pratiques.

    1. Bonjour Natasha,

      Tu as tout dis… depuis que j’ai des enfants, je ne compte plus le nombre de fois où on a changé de fonctionnement… L’an prochain encore, j’aurai deux enfants au collège, et non plus un, alors ce sera encore différent, et dans l’organisation et dans les quantités (mon dieu que ça bouffe, et en ce moment c’est ma fille de presque 7 ans qui avale des quantités incroyables sans ciller. Dès le début du repas elle s’inquiète de savoir s’il y aura du rab’ (HELP).
      J’espère que tu vas pouvoir garder un peu de temps ton système s’il te fait du bien !
      Plein de bises
      Mélanie

  13. Eve says:

    Comme d’hab, c’est super clair, pratique, déculpabilisant, drôle: merci Mélanie!
    Ici on est passé de 5 à 4 puis 3; les choses se simplifient donc bien au niveau des repas. (J’ai souvent pas mal de restes, c’est chouette)
    Il y a quand même des périodes où j’ai moins envie de réfléchir, alors je vais m’inspirer de ta trame, de celle de Natasha et d’une idée en commentaire pour rafraîchir ma liste de plats faciles et qu’on aime tous, par saison.

  14. alexia Crs says:

    Super article comme d’habitude 😁
    Ici on est justement entrain de réfléchir à comment s’organiser pour tout, car rien n’est défini et ça commence à être pénible (courses, repas, ménage, budget…). Donc il y a beaucoup de boulot mais j’espère qu’une fois fini ma charge mentale diminuera 😁
    Je vais réfléchir si une base de plat attribué à chaque jour nous conviendrait 🙂

  15. Félicie says:

    Merci Mélanie pour ces articles sur l’organisation en cuisine, ça me semble si important pour se dégager du temps tout en gardant la cuisine “maison”.
    Je m’excuse par avance si je répète qques trucs, je sais avoir déjà posté ici sur notre propre orga, mais ça fait plaisir aussi de témoigner, car je me suis inspirée de tes conseils de nombreuses fois.
    Après avoir oscillé entre la liste de plats aléatoire (je n’en faisais pas certains par manque de temps), la liste trop “répétitive” pour moi (comme le gratin du mardi, je me lassais au bout de 2/3 mois et je re-re-faisais mon plan de semaine), j’ai trouvé un équilibre depuis 2 ou 3 ans environ?, je sais plus.
    On a 3 soirs “repas fixes” (où j’arrive tard) très simples, qui bien sûr correspondent à nos goûts et que je prépare soit en avance (soupe), soit en express (salade), avec pain et tartinades (froides), ce qui laisse une infiiiiiinité de combinaisons, on s’lasse pas. C’est le même repas 2 soirs de suite, parce j’ai ni le tps ni l’envie, donc on mange 2 fois pareil et les pas contents mangeront mieux au repas suivant, nanmého! – et le repas ados, le vendredi. C’est repas à faire soi-même: wraps, burgers, sandwichs etc, chacun garnit son truc, souvent y’a des p’tits restes des midis à mettre dedans, genre un peu de carottes râpées, 1/2 avocat, du tofu entamé….
    Les 2 autres soirs, j’ai un peu + de temps donc je change chaque semaine. (envies, saison, contenus du placard….) mais je fais simple et court (ou “mains libres”, comme au four) … et le week end j’ai du temps! donc un gros plat, un dessert, je prends aussi de l’avance pour mes midis (je me prévois un truc à 4 parts, j’en garde 2 et je congèle les 2 autres et en même tps je ressors du congelé d’avant, pour varier sur la fin semaine) et donc, pour les 2 premiers soirs. Bon la famille n’est pas très difficile…. et aussi n’a pas trop le choix :-)))) Mais je fais qd même attention à pas tout mélanger qd je peux (genre le maïs à part pour qui n’aime pas).

    Pour toutes les dépenses communes – courses, maison, enfants, carburant.. – le compte commun – je sais ça fait un peu de frais bancaires en plus- où on vire automatiquement la même somme en amont (mais qui pourrait être proratisée), c’est bien pratique. Pas de comptes à la fin du mois, on sait qu’on a mis pareil dès le départ et ce qui reste dessus en fin de mois, ben ça servira de toute façon.
    Et je suis à 300% d’accord avec toi: rentrer à 19h après une looooongue journée, et savoir qu’on a juste la casserole à réchauffer, le houmous et la tapenade à sortir, (car chacun coupera son pain!) et papoter avec ses ados sans stress….haaaaaa. Voilà. On est bien.

    Je ne saute quasiment plus jamais un truc prévu, et je suis rarement démotivée (en fait je cuisine plus qu’1 ou 2 soirs max en semaine, ça va, c’est cool)
    Ce qui a changé c’est que je cuisine plutôt en fonction du temps (finalement plus que d’1 type de plat) que je sais (sauf imprévu) pouvoir/vouloir y consacrer mentalement et concrètement. En tous cas ton livre est épatant pour les recettes express!
    Je crois en effet qu’il existe plein d’orgas possibles, le tout étant de trouver la sienne, qui évoluera probablement d’ailleurs.
    Merci encore pour ton travail et toute cette inspiration!
    😉 félicie

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