Quand notre raisonnement évolue, que nos connaissances augmentent sur le sujet de l’antispécisme, du véganisme ou plus simplement de l’alimentation végétalienne, on se retrouve de plus en plus confronté.e à des échanges un peu tendus, pour ne pas dire hargneux. Je vous livre 4 conseils pour faire face en milieu hostile.

La plupart des personnes que j’ai rencontrées sont davantage curieuses que désagréables ou méprisantes quand on aborde nos convictions.

Il pourrait être malvenu de s’énerver juste parce qu’on nous demande le pourquoi du comment :

Parce que c’est comme ça et puis c’est tout d’abord j’ai toujours raison. Na.

Fort peu constructif, on est bien d’accord.

Je vous livre donc mes 4 conseils pour faire face en milieu hostile.

On ne vous remet pas en cause VOUS, mais vos arguments.

Connaissez-vous cet accord Toltèque qui dit de « ne rien prendre personnellement » ?

Nous y sommes. Une personne avec qui vous allez échanger, de gré ou de force, va vous poser des questions sur ce que vous avancez, elle va questionner la véracité de vos propos. On ne s’en prend pas à vous mais à ce que vous avancez. Et c’est très important de le garder en tête pour ne pas se braquer immédiatement. Et il me semble important d’axer nos échanges sur le factuel plutôt que l’empirique ou l’émotionnel qui sont très subjectifs.

Empirique : je n’aime pas qu’on tue les animaux / ça me met hors de moi qu’on pollue les sols et les rivières à causes des déjections pleines de médicaments / je trouve choquant qu’on détruise les forêts et qu’on détruise la biodiversité. La personne a le droit de ne pas penser comme vous, de s’en battre les poils d’aisselle, il n’y a pas de débat constructif possible là-dessus.

Factuel : l’exploitation animale aujourd’hui est responsable de 14,5% des émissions à effet de serre ; l’élevage est la plus grande source de polluants de l’eau à cause des déchets animaux, antibiotiques, hormones, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères ; le lien entre consommation de viande et cancer colorectal est prouvé ; les viandes transformées sont cancérogènes ; malgré des subventions conséquentes, de nombreux éleveurs souffrent d’une grande pression économique. Ce sont des faits établis, une fois avancés la personne ne peut pas vous attaquer pour ces faits. 

>> Garder en tête que ce n’est pas vous qu’on remet en cause et prendre du recul.

Pour être confiant.e, il faut maîtriser le sujet.

Entendons-nous bien, vous avez le droit de devenir végétalien.ne, sans devenir un.e as des statistiques ou un.e pro de la nutrition. On peut devenir végétalien.ne juste parce qu’on refuse de participer à cette extermination de masse.

Par contre, si on veut informer et être un peu plus confiant.e lors de discussions et / ou débats, on peut aussi choisir de creuser quelques points. Une fois de plus, vous n’avez pas à faire vos devoirs et peut-être que certains aspects de la cause animale vous touchent plus que d’autres. Peut-être que, comme moi, vous n’êtes pas du tout gaga des animaux, mais que vous ne concevez plus de les exploiter et de les assassiner juste pour le plaisir alors qu’on peut se nourrir, se vêtir et se divertir autrement dans de nombreuses parties du monde aujourd’hui.

Ne pas se noyer dans de multiples sources, mais suivre un ou deux comptes militants, un ou deux blogs, lire quelques ouvrages ou regarder quelques documentaires permet de maîtriser un peu mieux ses arguments.

>> S’informer reste le meilleur moyen de maitriser la discussion.

Accepter que l’autre en face ne soit pas à votre niveau de réflexion

On a lu, on sait que les protéines sont ailleurs, qu’il existe des alternatives fiables au cuir, on a visionné les documentaires et on a découvert ce qu’il se passait dans les abattoirs tant du point de vue animal qu’humain, dans les élevages dédiés à la fourrure, dans les laboratoires de tests de cosmétiques. On a vu que pour organiser des spectacles d’animaux, ces derniers ne se prêtaient au jeu que parce qu’ils étaient dressés, et souvent réellement malmenés, pour obéir.

La personne en face souffre encore de dissonance cognitive. Comme vous, on lui aura appris à aimer les chats, les chiens, les petits oiseaux et à manger cochons, vaches, agneaux, veaux. Sans aucune explication. C’est comme ça et on en vient rarement à questionner ce fonctionnement. Pour commencer à briser cette dissonance cognitive, il faut parfois très peu de temps : une fois la logique en place, la compréhension des enjeux, on bascule. Et parfois c’est un système de valeurs qui prend énormément de temps à être démonté. C’est crispant pour nous, car pendant ce temps-là, ça s’enchaine à l’abattoir. Mais on ne force pas les gens. Depuis que je suis devenue végétalienne, je suis passée par énormément de phases à l’encontre des personnes qui ne réagissaient pas (une fois informées j’entends) : de la colère, de l’énervement, de la patience et de l’indifférence.

Si j’en retiens une chose : 

  • Il y a une partie de la population qui s’en fiche royalement. C’est dur à dire mais dans mes proches, que ce soit la famille, les ami.e.s, le voisinage, je sais que maintenant, quoi que je dise, que j’expose, que j’écrive, ils s’en foutent. Ce n’est pas leur problème. Point barre. Je ne perds plus mon temps.
  • Il y a une autre partie de la population qui ne s’en fiche pas mais qui a d’autres choses bien plus urgentes à gérer. Des gens qui avant même de questionner le contenu de leur assiette cherchent déjà à la remplir, avant même d’acheter éthique, cherchent à se vêtir, qui avant même de chercher à acheter du dentifrice sans gélatine de porc peinent à se fournir en produit d’hygiène de base. Pour ces personnes là, il est question de justice sociale bien avant de justice environnementale ou éthique. Ce ne sont pas du tout deux notions que j’oppose, elles peuvent parfaitement s’imbriquer ensemble, mais pas pour tout le monde et pas à la même vitesse, bien qu’interdépendantes sur de nombreux aspects.
  • Et il y a les autres. Qui à force d’exemples, à force de discussion, à force de s’approprier ces idées, entament ou entameront des modifications dans leur fonctionnement. 

>>Savoir à qui on s’adresse quand on débat, vous permettra soit de ne pas perdre du temps, soit d’éviter de stigmatiser la personne en face, ou au contraire d’être convaincant.e.s et source de questionnements positifs.

Ne pas perdre de temps. 

Le point le plus important. On a tous un boulet autour de nous qui va lâcher des sarcasmes à deux balles, un “je sais mieux que tout le monde”, un qui martèlera que c’est dans l’ordre des choses, que quand même le saucisson, que quand même le fromage, que sans la viande les éleveurs s’éteindront (on a bien vu d’ailleurs qu’après la fin de l’esclavage, les colons blancs sont touts morts) (non), qu’il faut pas être extrémiste, que le soja fait pousser des seins aux garçons, etc, etc, etc.

Oui, oui d’accord. Comme tu veux. Si tu veux.

>>Ne pas renchérir ce n’est pas baisser les bras, ce n’est pas reconnaitre ses torts. C’est garder son énergie pour des échanges qui en valent la peine, c’est se préserver et ne pas s’épuiser nerveusement. Vous le savez sans doute, je ne prône pas “le chacun fait ce qu’il veut / dans son coin” car ce faisant, rien n’avance. Mais il y a des situations qui gagnent à être évitées car il n’en sortira rien de bon. Autant discuter avec un misogyne de l’égalité homme-femme.

Le mot de la fin

A vous d’estimer quelle situation en vaut la peine. S’imposer des repas ou des situations où l’on est sans cesse critiqué.e, c’est au delà du désaccord, on arrive au manque de respect de votre propre personne. Que ce soit auprès de la famille, les collègues, les ami.e.s, vous êtes en droit de spécifier votre refus d’en débattre à ce moment-là (pas de pire moment pour parler végétalisme qu’autour d’une dinde) et de demander à manger tranquillement. Il en va évidemment de même dans l’autre sens si on choisit ce fonctionnement.

J’espère que ces 4 conseils pour faire face en milieu hostile vous auront donné des pistes. Quelle stratégie avez vous adoptée en société ?

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17 commentaires

  1. aki says:

    Ne rien prendre personnellement, cet accord toltèque il est en or. Le mot « vegan » est magique, il a tendance à faire disparaître les hommes à la recherche de l’amour, il suffit de le prononcer pour voir un blanc dans la discussion et une méfiance soudaine à l’encontre de la personne qui l’a prononcé pour finalement disparaître. La peur d’être obligé de se remettre en question et de devoir renoncer à certaines habitudes voire d’être transformé. La peur de l’inconnu et la paresse de fournir des efforts pour changer, réfléchir, avoir de l’empathie (de quoi?!) envers les sans voix.

  2. Boissiere says:

    Pour être franche, je suis votre compte depuis un bon moment mais je n’ai pas encore franchi le cap .. ceci dit, si je reste sur votre compte c est que j y trouve de la pertinence, des réponses précises à mes questionnements, que je trouve vos recettes appétissantes, et le tout mélangé à de l humour. Si j achète Bio, si je ne mange pratiquement plus de viande depuis 3 ans, aucun produit laitier, sans savoir pourquoi, j ai un peu de mal à me lancer. Je ne lâche pas l affaire et il manque peu de choses pour que je franchisse le dernier pas alors je continue à vous écouter, à vous suivre et je vous remercie pour tous les conseils donnés et les moyens de changer d alimentation. Je teste petit à petit vos recettes mais j ai tellement de mal avec le tofu , et autres préparations pour remplacer la viande. N étant pas portée pour des raisons d intestins sur les légumineuses….. j essaye quand même…merci pour vos conseils aussi sur d autres sujets …

  3. Adeline says:

    C’est bien vrai ce que tu décris là. Il y a des personnes qui n’ont pas la bienveillance ou la curiosité intellectuelle nécessaires à une discussion constructive. Quand on le sent, il vaut sans doute mieux le dire : « est-ce que tu cherches à discuter, ou juste à t’auto-convaincre ? » et passer à autre chose si rien n’avance. Sinon c’est vrai que rester dans le factuel évite de se faire déborder par l’émotion. Le plus difficile, c’est sans doute de faire face aux sarcasmes, à ceux pour qui la cause n’est qu’une vaste niaiserie, et qui enchaînent blagues douteuses et arguments à 2 francs en ricanant. Ceux-là, quand j’ai les ai devant moi, je suis triste, triste, triste, je repense à des scènes de que j’ai vues, à des cris, à des regards, et je me dis que vraiment, vraiment, ya pas de quoi en rire. Et là bim la sanction tombe : « naaan mais t’as pas d’humour ou quoi ? »… On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui 😉

  4. un article précieux !! je suis végé officiellement depuis 1 an (même si ça devait en faire 10 que je cheminais avec une conso de viande limitée aux invitations) … pour moi ce qui est difficile c’est de m’afficher végétalienne/vegan et non pas végétarienne seulement, car là, même avec les personnes ouvertes, elles ne savent pas cuisiner vegan. Et le coup de 2 menus en parallèle me laisse mal à l’aise (chez les autres je veux dire, car chez moi les personnes s’adaptent sans pb en général) ; car cela donne de l’eau au moulin des opposants sur l’argument « être vegan c’est se couper de la société telle qu’elle est aujourd’hui » … j’assume ma différence en termes d’idée, mais je trouve cela désagréable de s’afficher différent (et d’une certaine manière donneur de leçon alors qu’on se voulait profil bas). Bref tout ça pour dire que ma solution bien pourrie pour l’instant est d’être vegan chez moi et végétarienne dehors …

  5. ElineH755 says:

    Merci pour cet article. Je suis au tout début de mon végétalisme et j’appréhende beaucoup Noël avec mes parents (on a tué le cochon depuis que je suis petite chez mes grands-parents et les cris du cochon qui se débattait me hante encore) et mon beaux-père est chasseur donc gibier ou cochon souvent à Noël. Je vais devoir me justifier et répondre aux questions, ce qui serait bien si j’étais calme et pondérée, mais je suis hyper émotive et je deviens colérique de la non considération des autres aux souffrances animales.

  6. Plein de bons sens comme d’habitude… Pour ma part, vegan depuis 1 an et demi, j’ai observé sur moi-même différentes phases par rapport à l’entourage. Je crois avoir atteint celle de l’indifférence après celle de la « angry vegan » qui garde ça pour elle. Phase difficile à vivre je dois dire. Je saisis toutefois toujours l’opportunité d’aborder le sujet si on me tend la perche et fonctionne par l’exemple en faisant baver mes collègues sur mes lunch boxes. J’ai par ailleurs vraiment eu à cœur de m’informer car la connaissance c’est vraiment la clef.

  7. Coucou Mélanie, merci pour tes réflexions sur ce sujet complexe.
    Mon parti pris personnel est double :
    – N’ayant aucun don dans l’argumentaire et ne voulant pas dépenser d’énergie là-dedans, je ne parle pas de veganisme de moi-même. Si l’on m’interroge, je réponds des faits généraux (élevage intensif, souffrance animale) et renvoie la personne sur le net pour plus de détail.
    – Je fais goûter ma cuisine vegan, et généralement les gens sont agréablement surpris par les goûts que l’on peut obtenir. Il arrive aussi que ça réconcilier certaines personnes avec les légumes (joie absolue).
    Quand j’y réfléchis, c’est un mode furtif en fait :-D, en phase avec ma personnalité.
    Bises à toi !

  8. Cathy Lefloch says:

    Quelle belle plume tu as ! Tu exprimes si bien ce que nous sommes nombreux à ressentir.
    Pas toujours facile de ne pas s’emporter quand on fait face une énième fois à la même question (et je ne suis pourtant vegan que depuis 1 an environ). N’ayant jamais aimé les débats (quel que soit le sujet), je réponds en général peu, sauf quand on me pose de vraies questions curieuses. Par contre, je ne manque pas une occasion de montrer que la cuisine végétalienne peut être délicieuse, avec mes modestes capacités et les excellentes recettes que je trouve ici et là (surtout ici 😉 ). Et quel bonheur quand on me demande la recette de tel ou tel plat (ce qui arrive souvent).
    Mon entourage n’a heureusement jamais été très virulent, même si j’ai fait face à pas mal d’incompréhension et de craintes au début (pourtant, ma transition a été très progressive). Aujourd’hui, mes proches ne comprennent toujours pas vraiment, mais ils respectent car j’ai su leur montrer que je savais ce que je faisais. Ma belle-mère m’a même acheté du tofu la dernière fois que je suis allée chez elle, alors qu’elle me soutenait il y a quelques mois que le soja était dangereux (bon, c’était du bjorg, il était un peu dégeu, mais j’avais ramené du Taifun avec moi, on a pu faire un comparatif). 🙂

  9. natashatourabi says:

    Merci pour cet article, ce sont des conseils plein de bon sens que j’ai moi-même appliqués dans certains « milieux hostiles ». Personnellement, garder en tête que je pouvais avoir un raisonnement similaire que certain·es non-véganes avant d’être informée sur la cause animale, m’aide toujours à garder mon calme. De manière générale, je n’aborde jamais le sujet et lorsque les personnes de mon entourage décident d’en parler sans réel désir d’avoir une conversation ni de comprendre mon positionnement, je me tais, ce qui me donne souvent le sentiment d’être un peu lâche je dois le reconnaître. Mais dans le fond, je sais aussi que si j’interviens, je ne serai pas écoutée et que je me sentirais certainement encore plus nulle et mentalement épuisée.. alors merci pour cette phrase : « Ne pas renchérir ce n’est pas baisser les bras, ce n’est pas reconnaitre ses torts. »

  10. Sophie says:

    Bonjour,
    Je suis végétarienne depuis un an et demi (en route vers le végétalisme !) : je pensais devoir « partir au combat » dès que j’évoquerais mon végétarisme mais finalement j’ai été agréablement surprise des réactions de mes proches. Certes je n’ai convaincu personne de devenir végétarien mais clairement la discussion est lancée et les gens ont bien réduits leurs consommation de viande/poisson. Et il y a aussi une certaine curiosité sur « par quoi tu remplaces la viande ? » qui les pousse à tester de nouvelles choses !

  11. christel.m says:

    Salut,
    Merci pour cet article 🙂
    En effet, ne pas essayer de convaincre qqn qui est farouchement opposé permet de garder son energie pour ceux qui seront plus ouverts.
    Personnellement, ma strategie est la suivante : je n’en parle pas tant que ca n’est pas le sujet – ce qui arrive des qu’il est question de manger donc quasi toujours- et je me contente de repondre aux questions des gens . Ca fait un espece de tri immédiat : rien qu’en voyant comment la question est formulée, on sait si la personne est reellement interessée ou si c’est juste du troll.
    Ensuite j’insiste pas mal sur a quel point je kiffe la bouffe, histoire qu’on soit bien d’accord sur le fait que c’est pas pk j’ai pas de papilles gustatives. En plus, etant expat, les gens comprennent assez bien que le fromage pour les francais c’est important !!!
    Ca me permet d’enchainer sur le fait que j’ai du apprendre a faire a manger, que c’est meilleur, plus sain et moins cher. Si c’est chez moi j’ai l’avantage pk je peux faire gouter aux gens :p
    Et enfin je les acheve en leur apprenant un truc qu’ils ne savent surement pas – comme le broyage des poussins males. Ca permet de 1) faire un choc et 2) leur faire remettre en question les raisons bisounours pour lesquelles iels pensent qu’on n’en mange pas comme « c’est une future poule ».
    J’ajoute aussi souvent, quand les gens admettent que ca n’est pas ethique mais qu’ils ne se voient pas arreter, que ils n’ont pas besoin d’arreter tout de suite pour faire mieux. Je prone le « introduire 2-3 plats vegan dans sa routine » plutot que d’enlever des choses.
    J’ai ainsi le souvenir d’un mec qui chillait avec mes colocs, j’avais faim et la flemme, quand j’ai annoncé que je me faisais une tartine il s’est bien foutu de ma gueule (ah miam du pain au pain) et finalement quand je suis revenue avec ma tartine houmous – tofu – basilic il a bien salivé devant et on a eu une chouette conversation.
    J’ai peut etre de la chance mais ca ne m’est arrivé qu’une fois de me retrouver en face de quelqu’un d’agressif. Dans ce cas : la fuite. Pas de temps a perdre avec les cons.

  12. Cécile Herramhof says:

    Un chouette article ! Merci…. C’est certain que la confrontation n’est pas la bonne solution. Je me sens souvent prise au piège, car la seule à avoir fait ce choix d’alimentation. À force de lecture, je me sens un peu plus armée et j’ai les arguments en tête, mais il n’est pas intéressant de discuter avec des personnes qui manquent d’ouverture, de bienveillance… Les échanges sur le sujet restent difficiles. Le conseil n°1 est très utile, dans n’importe quelle situation, il ne faut pas oublier que la personne qui est dans le jugement ou la critique ne remet pas en cause notre identité, elle nous parle simplement d’elle, de ses doutes, de ses peurs.
    J’avoue cependant que la plupart du temps, je n’aborde pas le sujet, je réponds très brièvement car je sens que l’objectif n’est pas la discussion, souvent chacun reste camper sur ses idées, ses a prioris. Tout cela est lié au conditionnement de notre éducation, de la société, et peut-être que la personne n’a juste pas pris suffisamment de recul… Bref pas facile, surtout que comme tu l’as déjà dit, certains s’en fichent royalement de se poser ce genre de question !

  13. Marianne says:

    Je comprends votre situation. Pour ma part j’ai annoncé mon choix à mon proche entourage depuis longtemps (10 ans) et lorsque je suis invitée dans ma famille, je suis ravie que l’on fasse attention à préparer quelque chose qui puisse être partager ensemble. Ce n’était pas facile au début et avec le temps cela s’est mis en place tranquillement. Avec les amis, je propose de venir avec mon repas. Si cela étonne (les nouvelles personnes de mon entourage) je réponds que je suis vegan mais que j’accepte volontiers de manger avec des personnes qui ne le sont pas. Parfois la personne propose du coup de faire un plat qui pourrait me convenir aussi. Cela permet d’échanger des recettes. Mais sinon, je viens avec un plat (pour moi) à réchauffer ou une salade que je mange en même temps que les autres. J’ai arrêté de faire « profil bas » (et de ne manger que la salade et du pain 😉). Je ne vois pas pourquoi je le ferais.
    Bon courage et souriez. Cela aide à faire comprendre que l’on ne veut pas donner de leçon mais que l’on assume ses choix.

    Et merci Mélanie pour ce site rempli d’informations et de recettes. C’est une mine précieuse !

  14. Valentine says:

    Bonjour,
    Merci pour cet excellent article. Je trouve très judicieux votre conseil d’identifier la personne que l’on a en fasse et de ne pas perdre son temps dans des débats stériles. Personnellement je suis végétarienne depuis 6 ans et Vegan à la maison depuis 2ans. Je n’arrive pas à passer au 100% vegan a cause justement de personnes très virulentes dans ma belle famille. Mon beau père surtout après avoir accepté un temps que je ne mangeais pas de viande (mais en insistant quand même pour me demander si j’étais toujours dans mes conneries de bouffeur de graine) à recommencer à me mettre des morceaux de fois gras dans mon assiette à noel l’année dernière. Quand j’ai passé mon morceau à mon voisin et lui aie dis gentiment que je n’en mangeait pas, il a levé les yeux au ciel. Heureusement on ne le voit que très peu mais si je devenais vegan je sais que ce serait vraiment au dessus de ses forces de comprendre. Bref pas facile facile mais le nombre de personnes réellement curieuses et intéressées compense ces quelques c***

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