Entretien autour du soja avec Hervé Berbille. « Le soja ne présente aucun risque pour la santé ».

Le soja est l’ami numéro un des végétariens et des végétaliens. Extrêmement riche en protéines, fer, magnésium, fibres, zinc, pauvre en glucides, très économique, sans OGM si français, qu’il soit bio ou non (la culture des organismes génétiquement modifiés -OGM- est interdite sur le sol français), c’est un aliment qui se présente sous des formes si multiples qu’il est difficile de s’en lasser : protéines de soja, tofu, farine de soja, boisson végétale, crème végétale, tempe kedelé (le « tempeh » de soja, tempeh étant le nom anglais communément employé en France), natto, miso,… A partir de la seule fève de soja on réalise une multitude de produits aussi variés en goûts qu’en textures.

Pourtant, cet aliment cristallise à lui tout seul un nombre incalculable de peurs, de craintes, d’a-priori qui ne sont en rien justifiés et pourtant relayés sans vergogne, aussi bien par les médias que par le corps médical. C’est une crainte qui m’a personnellement toujours parue hallucinante puisque les gens qui consomment des animaux consomment du soja ! C’est en effet l’aliment de nombreux animaux d’élevage, et pour le coup, quand il s’agit de d’animaux exploités à l’étranger et importés ensuite chez nous, ils peuvent être nourris avec du soja OGM. Donc quand vous consommez du jambon français, vous consommez du soja, et quand c’est de la viande importée, vous n’avez aucune garantie que cette viande ne contient pas d’OGM…

J’ai eu la chance de pouvoir participer à une conférence d’Hervé Berbille, spécialiste de la question lors du Veggie World à Lyon il y a deux ans, et et j’ai été tellement heureuse d’entendre enfin toutes ces informations sourcées, évidentes et scientifiquement appuyées, que lorsque j’ai eu l’occasion de l’interroger je n’ai pas hésité une seconde. Je le remercie donc chaleureusement d’avoir répondu à mes (vos !) questions. Suite à une FAQ proposée sur Instagram il y a quelques temps, la question des hormones est revenue très fréquemment dans vos interrogations, qu’il s’agisse de consommation au quotidien, de cancer et rémission, ou de problème de thyroïde, et c’est sur ce sujet que j’ai donc axé mon entretien. J’espère de tout coeur que les réponses apportées vous rassureront, et que vous allez filer faire mariner du tofu fissa juste après !

***

Pouvez vous vous présenter dans un premier temps, votre parcours ?
Je suis ingénieur en agroalimentaire et ethno-pharmacologue. Ma carrière professionnelle m’a conduit à me spécialiser en nutrition infantile, et notamment la conception d’aliments destinés à cette population particulière. Ironie du sort, j’ai surtout été amené à formuler des laits infantiles à base de lait de vache, mais jamais à base de soja…
Concernant la quantité de soja à consommer, y a t-il un seuil quotidien ou hebdomadaire maximal à partir duquel le soja serait toxique ? Et ce, quel que soit la situation ou l’âge ?
Je vais répondre de façon très nette à cette question. Il n’existe aucun seuil de consommation à partir duquel le soja puisse présenter un quelconque risque pour la santé, y compris chez les femmes atteintes de cancer du sein ou bien encore chez les nouveau-nés. À titre d’exemple, une étude clinique a évalué sur une longue période l’incidence de la consommation quotidienne de 900 mg d’isoflavones de soja – soit l’équivalent de plus de 10 litres de lait de soja par jour ! – et cette étude n’a mis en évidence aucun effet ne serait-ce qu’indésirable. Autant dire que par voie alimentaire ordinaire, il est impossible d’atteindre le moindre seuil pouvant présenter le début du commencement d’un quelconque risque…
 
En quelques mots, pourquoi le soja fait-il si peur en Occident, alors même que c’est une plante qui est à la base de l’alimentation animale depuis longtemps, et que ce n’est donc pas une nouvelle concurrence du lait de vache ou de la viande  ?

Le soja est longtemps resté marginal en Occident, alors qu’il constitue l’assise protéique traditionnelle de nombreux peuples asiatiques, n’en déplaise à ses détracteurs. Voici par exemple ce que l’on pouvait lire en 1904 dans le Bulletin des séances de l’Académie d’agriculture de France :

« Le Soja hispida, qui joue un grand rôle dans l’alimentation des Chinois, des Japonais, et de toutes les populations indo-malaises« .

En Occident, sa consommation indirecte est néanmoins très importante, puisque tous les animaux d’élevage sont nourris au soja. L’introduction du tourteau de soja commence dès le début du XXe siècle, et se généralise, à une très grande échelle, à partir 1960, date à partir de laquelle le tourteau d’arachide du Sénégal est supplanté dans les étables européennes, et en particulier françaises, par le tourteau de soja importé des États-Unis. À ce stade, je me bornerai à faire observer que le soja nourrit tous les animaux d’élevage (bovins, ovins, poulets, poissons, etc.), et notamment le porc, l’animal physiologiquement le plus proche de l’Homme, sans le moindre inconvénient, une réalité éclairante quant à l’innocuité du soja dont devraient prendre acte les détracteurs du soja…

Cependant, la montée conjointe des prises de conscience environnementale et sanitaire ont conduit l’Occident à s’intéresser à nouveau aux vertus du soja pour un usage alimentaire direct.

Même si le soja suscite beaucoup de fantasmes dans le registre complotiste en particulier, il faut rappeler qu’en France, il se vend 1 yaourt au soja pour 100 yaourts à base de lait de vache, ce qui donne une appréciation assez juste du rapport de force entre la filière soja et l’industrie laitière. Et encore, les principaux acteurs du secteur du soja sont des laitiers. Qui sait par exemple que Danone, via sa filiale Alpro, est le principal fabricant d’aliment à base de soja en Europe ? En d’autres termes, le destin du soja est en grande partie entre les mains de l’industrie laitière…

Pourquoi le soja est-il interdit aux personnes atteintes de cancer ? De la même façon, plusieurs personnes en rémission se sont vues interdire à vie la consommation de soja pour ne pas prendre le risque de le voir revenir ? Est ce que consommer du soja pendant un cancer peut être bénéfique ? (sans parler de guérison miracle)
Là encore la réponse est nette, et les autorités sanitaires françaises (ANSES) seraient bien inspirées de prendre acte de cette réalité. Chez les femmes atteintes, ou ayant été atteintes, dans les deux cas, respectivement le soja favorise la rémission ou réduit le risque de récurrence. Outre les études scientifiques disponibles, toutes convergentes, il faut signaler que l’Agence sanitaire européenne considère que le soja ne pose aucun problème de santé publique particulier, aussi bien chez les insuffisants thyroïdiens que chez les femmes atteintes de cancer du sein notamment.
 
Hormone : Pourquoi y a t-il un amalgame permanent entre soja et hormone, notamment les œstrogènes ? Il est là aussi souvent déconseillé par les professionnels de santé pendant la grossesse, la ménopause, accusé pour cette dernière de favoriser les bouffées de chaleur et les suées nocturnes et diurnes…

Cet amalgame ne repose que sur une proximité sémantique.

 

On ne peut pas faire plus éloigné, chimiquement et donc biologiquement, que « phyto-œstrogène » (guillemets de rigueur…), nom dont sont affublées les (iso)flavonoïdes du soja d’une part, et « œstrogènes  » proprement dits d’autre part.

Les isoflavones sont des composés hydrosolubles, fabriquées uniquement par les végétaux – je précise au passage que tous les aliments d’origine végétale, sans exception, contiennent ces pseudo « phyto-œstrogènes », y compris les céréales, l’huile  d’olive, les pois, les baies, etc.

Alors que les œstrogènes proprement dits sont d’origine animale et, chimiquement, des dérivés immédiats du cholestérol, donc des graisses, donc liposolubles : d’un point de vue chimique et biologique, on ne peut difficilement faire plus dissemblable…
Mais la sidération lexicale créée par le terme « phyto-œstrogène », ajoutée à une très faible culture scientifique, sans oublier la paresse intellectuelle, celle qui consiste notamment à se contenter du prêt-à-porter médiatique, sans prendre la précaution préalable de consulter la littérature scientifique, pourtant dense, a définitivement imprimé cet amalgame dans l’esprit du public.
Le faux, pour peu qu’il soit simple, voire simpliste, est toujours préféré au réel, plus complexe : « malheur à moi, je suis nuance » en quelque sorte…
Reste que les gens perdent de vue que le danger œstrogénique, car il existe bel et bien, vient au premier chef de leur propre production œstrogénique qui les expose en permanence à un risque de cancer de par l’effet prolifératif et géno-toxique des œstrogènes fabriqués par leur propre organisme, l’œstradiol en particulier. Et précisément, les « phyto-œstrogènes » atténuent ce « feu œstrogénique », limitant les dégâts en quelque sorte. En résumé, l’ennemi est intérieur, et le salut vient du soja, et des végétaux en général. Mais la population et le corps médical persistent à marcher sur la tête en décourageant l’usage du soja, et persistent à sous-estimer, voire à ignorer les effets de notre production œstrogénique (« œstrogènes endogènes ») sur l’organisme.
Je tiens à rappeler que les hommes produisent également des œstrogènes et que leurs effets sur leur organisme sont tout aussi délétères que pour la femme, à ceci près qu’ils en produisent moins. À cet égard, il faut noter que, contrairement à une opinion répandue, les hommes consommant du soja présentent des taux de testostérone (« hormone mâle ») plus élevés que ceux qui  n’en consomment pas.
Ceci pour répondre, entre autres, à une autre légende urbaine selon laquelle le soja oblitère la libido masculine… En outre, ce constat n’est en rien paradoxal, car les isoflavones du soja inhibent en partie l’hormone (« aromatase ») qui participe à la transformation de la testostérone en œstradiol, le principal œstrogène de l’organisme.
Autre paradoxe, en France, on décourage la consommation du soja pour les œstrogènes qu’il ne contient pas, mais on encourage la consommation de produits laitiers qui contiennent quant à eux de véritables œstrogènes, soit une incohérence supplémentaire des pouvoirs publics…
Note personnelle du Mélanie : le terme de « phyto oestrogènes », pour résumer, ne correspond à rien. Il n’y a aucune de raison de l’employer puisque ce sont deux substances différentes :
Problème de thyroïde (ablation totale ou dérèglement en hyper ou hypothyroïdie) : le soja entre t-il en compte ? Faut il l’éviter ? Peut il perturber un traitement ?
Non. Les études sont, là encore, très claires. Le soja n’interfère pas avec la  lévothyroxine  (principe actif du Lévothyrox). En revanche, le soja protège du cancer de la thyroïde.
Soja et enfants : Certain.e.s ont toujours des craintes en donnant du soja à leur enfant (les fameux seins qui poussent aux petits garçons) … L’argument opposé c’est qu’en Asie les gens n’ont pas les mêmes gênes que nous et le supporteraient mieux. 

Cette histoire de gène relève de l’affabulation pure et simple. Jamais ces fameux gènes « de résistance au soja » n’ont été identifiés, et ils ne seront jamais, pour la simple et bonne raisons qu’ils n’existent tout simplement pas ! Et bien entendu, aucune publication scientifique n’a jamais étayé ces billevesées.  Mais cette légende urbaine présente au moins le mérite d’éclairer l’ignorance crasse des détracteurs du soja qui tentent de se dissimuler derrière des arguments pompeux, d’apparence scientifique.

Pour s’en convaincre, il faut savoir que les populations d’Asie sont très diverses, et que par exemple, les Chinois sont ethniquement très éloignés des Indonésiens, apparentés aux Malaysiens, pourtant également grands consommateurs de soja.

Pour le seul Japon, les populations d’Okinawa sont également très distinctes des populations des autres îles du Japon contemporain, notamment la principale (Honshū). Pourtant dans tous les cas, les bénéfices du soja sont établis, alors même que la consommation du soja recouvre une très grande diversité génétique. Dans le même ordre d’idée, faut-il avoir des gènes incas ou mayas pour digérer la tomate et la pomme de terre (respectivement originaire d’Amérique Centrale et du Sud) ? Évidemment non ! Faut-il avoir des gènes indiens pour digérer l’aubergine ? Pas davantage… Rappelons que les agrumes (orange, citron, etc.) sont originaires de Chine. Si l’on s’en tient au raisonnement incertain des détracteurs du soja, cela devrait conduire à réserver le jus d’orange à l’usage des seuls Chinois…

D’un point de vue sociologique, il est intéressant de constater à quel point, lorsqu’il s’agit du soja, les propos les plus absurdes font florès en toute impunité, abolissant tout esprit critique, voire le simple bon sens…

Chez les nouveau-nés, la consommation de soja n’a strictement aucune incidence indésirable, ce qu’admettait d’ailleurs l’ANSES dès 2005 :  » il n’a pas été observé jusqu’à présent de troubles particuliers chez les enfants et nourrissons nourris avec des préparations à base de soja », dont acte.

En revanche, une exposition précoce au soja permet d’activer les gènes onco-suppresseurs (anticancéreux), comme le montrent plusieurs travaux issus de cette discipline émergente qu’est l’épigénétique. En d’autres termes, donner du soja aux enfants en bas-âge leur conférera une sorte d’immunité anticancéreuse pour le restant de leur vie.

https://www.mdpi.com/2072-6643/6/10/4218

Pour conclure, il ne faut pas perdre de vue que le soja est et reste une légumineuse parmi d’autres. Si consommer du soja présentait un risque pour la santé, les autres légumineuses, dont il ne se distingue en rien fondamentalement, devraient alors être considérées comme des aliments « à risque », mais qui oserait prétendre que les petits pois ou les haricots verts sont des aliments nocifs sans craindre de se couvrir de ridicule. Hélas, ces réticences disparaissent lorsqu’il s’agit du soja…

 

***

En conclusion, seules les personnes qui sont intolérantes ou allergiques au soja devraient l’éviter.

Partagez. S’il vous plait.

52 commentaires sur “Entretien autour du soja avec Hervé Berbille. « Le soja ne présente aucun risque pour la santé ».

  1. Bonjour Mélanie !
    Merci pour cette entrevue passionnante et très accessible sur le soja. On entend tellement de bêtises sur ce sujet.
    Personnellement, je suis convaincue que le soja serait une solution à la faim dans le monde. Mais, cela fait bien rire mon entourage…qui ne consomme pas de soja bien sûr.
    Je te souhaite un bon week-end, bises.

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  2. Merci merci…😀
    Entre mes « envies » et le discours des oncologues, je ne sais plus trop sur quel pied danser, mais là je me dit que le plaisir d’un bon tofu fumé simplement revenu à la poêle est possible !
    Merci pour la source et le lien.

    Ce blog est une véritable mine d’infos et de bienvaillance. 😊

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  3. génial ! et merci ! Penses-tu qu’il serait possible d’ ajouter un lien vers les sources scientifiques, méta analyses, dont parle M. Berbille?

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  4. Article intéressant,et qui ose être très clair!
    N’y a t il aucune différence de position en fonction des « différents » sojas:fermentés ou non par exemple?
    Merciiiii

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    1. Bonjour Sandra,

      Là on parle de l’absence de risque à consommer du soja.
      Ensuite, cela reste une légumineuse et de ce fait elle peut être plus ou moins difficile à digérer selon les personnes. Des retours que j’ai, ceux qui digèrent mal le soja ont moins de souci avec ses versions fermentées (tempeh, miso, tofu lactofermenté…. ).
      Mais dans tous les cas il reste un aliment inoffensif et au contraire bénéfique dans le cas de préventions des pathologies hormonales entre autres.

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      1. Merci pour cette entrevue passionante!
        Je cherchais justement des sources fiables pour rassurer une amie qui hesitait à donner des yaourts de soja à son fils à cause de toutes ces pseudos légendes urbaines qui courent autour des effets du soja!

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  5. Bjr Mélanie,
    Merci pour cette interview qui remet « les pendules à l’heure » car on entend tellement de choses contradictoires sur le soja. A diffuser largement!

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  6. Merci pour cet entretien.

    L’argument des gènes différents me semblait plus à entendre dans le sens oú l’organisme de ces populations s’est adapté au fil des ans à leur façon de se nourrir, ce que n’ont pas pu faire des organismes européens par exemple. J’avais lu la même chose au sujet du quinoa, à savoir qu’il est plus assimilable par les peuples qui en mangent depuis des lustres.

    Sinon, ce qu m’interroge toujours dans ce genre d’entretien c’est qu’on est convaincu de ses dires en le lisant, ça paraît totalement évident et pourtant… Il serait encore plus intéressant, à mon avis, de pouvoir mettre deux personnes scientifiques (ayant donc les arguments qui vont avec) en « concurrence ». En gros, est-ce qu’un détracteur du soja n’aurait-il pas des arguments, des études qui paraîtraient tout aussi convaincants à opposer?

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    1. Bonjour,
      Je comprends votre pont de vue mais en l’occurence Ia question ne se pose pas puisque les gènes n’entrent pas en ligne de compte dans le cas présent:)
      Ensuite, j’en mets au défi de fournir des études démontrant la nocivité du soja, je n’en ai jamais trouvé. Difficile donc de mettre deux scientifiques en concurrence ! Je crois qu’à un moment il ne faut plus chercher la petite bête car finalement ça entretient ces peurs pour rien. Maintenant si certains ont envie de s’abstenir d’en consommer, chacun est libre bien sûr 🙂

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  7. Bonjour,
    que pensez vous de la vidéo sur le soja ? Vous allez dire laquelle peut-être… effectivement je ne sais pas le titre exact mais il me semble que c’est assez connu. Et de souvenir, la vidéo mettait plutôt en avant des effets négatifs sur la consommation du soja. Bon je laisse beaucoup de flou dans mon commentaire, désolée ! Tout ce que je m’en souviens c’est que la vidéo m’avait dissuadé de manger du soja régulièrement malheureusement et depuis je n’ose pas…

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  8. Merci Mélanie pour cet entretien clair et documenté.
    C’est fou comme le soja reste à ce point controversé… Ton article va permettre à certain-es d’en remanger le coeur plus léger et c’est tant mieux.

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  9. Merci Mélanie, c’est très intéressant ; c’est en effet le terme « phyto-oestrogène » qui doit en rajouter à l’obsession sur ce sujet ! Je n’avais jamais lu que : « les isoflavones du soja inhibent en partie l’hormone (« aromatase »)… », alors quand je pense qu’on m’a fait prendre pendant plusieurs années de la chimie pour inhiber cette aromatase avec effets secondaires très pénibles, je ne dis pas que le soja aurait pu remplacer cette chimie mais que c’est d’autant plus inutile de l’accuser de risquer de provoquer des récidives des cancers homono-dépendants ! Sans parler de tous les détracteurs du végétarisme qui font peser sur les végés le poids de la déforestation, alors que le soja importé sert avant tout à nourrir le bétail. Au passage encore merci pour tout Mélanie, et j’adore aussi les vidéos !

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  10. Bonjour Mélanie
    J’avais aussi assisté à cette conférence et j’avais été (ou plutôt pas ) surprise par le fait que comme par hasard les dirigeants de l’agence sanitaire française qui sont des détracteurs du soja sont des membres de la direction du groupe Danone… ça veut tout dire !!

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  11. Un grand merci pour cet article très intéressant… et très attendu ! 🙂
    Je n’ai personnellement jamais pensé que le soja puisse avoir un quelconque effet néfaste sur notre organisme, mais je ne manquerai pas de faire lire cet article à mon entourage.

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  12. Merci pour cet article qui résume bien les connaissances de Mr BERBILLE. Je m’en étais déjà régalé il y a quelques années lorsqu’il avait  » claqué le bec » à Que CHOISIR. Pour ma part j’accompagne des gens depuis des années avec des compléments vegan dont les micro-nutriments sont tirés entre autres du soja et je dois dire, au vu des résultats, que mon opinion est faite depuis longtemps. Voilà un article qui va m’éviter de débattre pendant des heures, merci pour ce gain de temps !!

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  13. Bonjour Mélanie, est qu’en si t’il des recherches de Corinne Gouget ? Tu l’as connais ? Cette dame á été assassiné car elle en disait trop.
    Moi j’ai arrêté le soja du coup :/

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    1. Bonjour Julia,
      Je ne connais que de nom et je sais qu’elle a écrit le guide des additifs alimentaires mais je n’en sais pas plus. Il n’y a de toute évidence aucune raison d’arrêter le soja 🙂

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  14. merci beaucoup pour cette lumière !!! je dois dire que la diabolisation médiatique du soja m’a toujours fait douté et je n’avais pas vraiment assez d’arguments (ni trop le temps d’en chercher) pour convaincre de son innocuité autour de moi…
    je vais pouvoir explorer toutes vos recettes au soja sans crainte pour ma ptite famille maintenant :p

    encore merci pour ce blog passionnant et inspirant !! ici je ne suis pas tout végétal mais on progresse et on vous nous aidez beaucoup pour trouver des alternative aux recettes « traditionnelles ».

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  15. Bjr Mélanie,
    Je viens d’entendre sur France Info que UFC-Que choisir a fait des tests sur le soja et qu’il y aurait un taux élevé de phytoestrogènes suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. Elle en a trouvé dans 55 produits à base de soja. Elle a saisi les autorités françaises sanitaires de la concurrence. Je viens de faire des recherches sur le net et il y a plein de liens sur ce sujet.
    Cela ne m’empêchera pas de continuer à en consommer mais je m’interroge tout de même.
    Qu’en penses-tu?

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      1. « Christel »
        Je sais et j’ai lu l’article mais vu que les tests viennent d’une association de défense des consommateurs. Malheureusement elle risque de faire du bruit Bref!
        Bonne fin de journée.

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      2. Ah c’est ce *** de correcteur…! Ou elle fera forcément du bruit et il y aura forcément des gens qui liront sans chercher plus loin. Et on n’y peut pas grand chose.

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  16. On ne sait plus qui croire à la fin ! Allodocteurs se fait aussi l’écho de Quechoisir.org. Avec la même photo que toi en tête d’article ! Ils parlent d’études sur les animaux, de seuil et de public à risque potentiel : https://www.allodocteurs.fr/maladies/maladies-hormonales/perturbateur-endocrinien/perturbateurs-endocriniens-une-association-de-consommateurs-alerte-sur-les-aliments-au-soja_27162.html

    En attendant d’autres études, la lecture de ton article/interview m’a rassuré. (Ça m’aurait embêter de devoir me passer de faire ton délicieux tofu brouillé) Merci encore pour le partage et pour l’esprit critique !

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  17. Coucou Mélanie. J’ai aussi déjà assisté à la conférence d’Hervé Berbille au Veggie World de Lyon, en 2016. Et moi qui ait eu un cancer du sein hormono-dépendant en 2010, je consomme régulièrement du soja depuis, et même pas peur mdr. Et quand je fais des ateliers et qu’on me sort ces arguments anti soja ça m’agace un tantinet lol alors je ne peux m’empécher de remettre les pendules à l’heure en prenant mon cas pour exemple. Alors vive le soja !! Bises

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  18. Bonjour Mélanie,
    En tant que prof de SVT, j’ai été amenée à parler du soja dans le cadre du programme de 1ère ES/L et ça me turlupinait parce que ce que j’enseignais me paraissait contradictoire.
    Grâce à ton article et à un autre complètement à l’opposé sur Futura-sciences, j’ai approfondi mes recherches sur la question des récepteurs et j’ai enfin compris, je suis super contente !

    Je vais essayer de faire simple : la molécule d’isoflavone et celle d’oestrogène ont une partie identique, qui fait que l’isoflavone peut se fixer sur le récepteur de l’oestrogène. Elle a donc réellement une activité oestrogénique, mais beaucoup plus faible que la molécule d’oestrogène (logique). La subtilité réside dans le contexte oestrogénique : s’il y a beaucoup d’oestrogènes (voire trop dans les cas de maladies), la venue de l’isoflavone à sa place va réduire les effets induits par l’attachement au récepteur, et à l’inverse s’il y a très peu d’oestrogènes (dans le cas de la ménopause par exemple), la présence d’isoflavone va augmenter les effets oestrogéniques.

    Si d’autres sont intéressés, voici le lien vers l’article qui explique ce phénomène, et d’autres aspects sur les « phyto-oestrogènes » : https://www.carnetnaturaliste.ca/2012/12/les-phytoestrogenes.html

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  19. Végétarienne depuis plus de 15 ans, j’ai toujours consommé du soja. Il y a 5-6 ans, j’ai stoppé les laitages, donc j’ai commencé à consommer plus de soja, pour cuisiner des plats qui incluent normalement du lait, et pour assurer mon apport en protéines. Cela m’a fait un peu peur de lire certaines choses sur le soja… mais j’ai continué à en manger car je l’ai toujours fait et que cet aliment me convient bien !

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