Parfois mon cerveau crée des connexions improbables mais quand je déroule le fil, je me rend compte que c’est pas pour rien que c’est le centre de l’intelligence !

Du sport…

Il y a quelques jours, j’ai été courir comme chaque semaine depuis cet automne et j’ai passé la barre des 5 km. J’étais super fière. Non pas parce que j’ai couru 5 km mais parce que je suis une personne qui se lasse, très, très, très vite d’à peu près tout et que c’est bien la première fois que je persévère dans un sport. Pas par amour de la course, soyons honnête (même si le plaisir prend progressivement de la place), mais parce que dans cette société où tout va très vite, où on doit être performant.e dans tous les domaines, on ne prend plus le temps de rien. Et j’étais fière d’avoir réussi au fil des mois à m’imposer cette discipline et cette régularité.

Le plus étonnant c’est qu’au départ, je n’avais aucun objectif chiffré dans cette pratique, juste de me bouger plusieurs fois par semaine. C’est, pour moi, ce qui a été le lit de cette persévérance. Non pas qu’avoir des objectifs soit mauvais, c’est juste qu’on en oublie l’essence même de l’activité. Se faire plaisir, se faire du bien, s’aérer la tête.

…Et du pain

Quand je suis rentrée, bourrée d’endorphines et le sourire jusqu’aux oreilles, sur le plan de travail trônait mon pain au levain cuit la veille. Là aussi je me suis dit, que vraiment, ça valait la peine de persévérer. La boulange est une activité qui est méditative pour moi. De la même façon qu’ on n’est pas obligé.e de faire du sport pour être bien dans ses pompes (il y a des tas d’activités physiques où on se dépense et qui ne sont pas du sport au sens strict : le ménage, le jardinage, le bricolage, le sexe…), on peut juste faire du pain sans pétrissage pour se nourrir et puis c’est tout.

Se lancer dans le levain a été pour moi une façon de me consacrer du temps, d’observer, d’être dans la lenteur puisque rien ne va vite dans le levain. Ni le levain chef, ni le repos, ni la fermentation.

Eloge de la lenteur

La persévérance, l’éloge de la lenteur -au sens de prendre son temps, se perdent. Je vous en parlais dans mon dernier article, aujourd’hui, c’est l’époque de la vidéo la plus courte et percutante, et des partages les plus fréquents possibles. A quel moment a t-on oublié de s’arrêter, de s’occuper de soi, et d’accepter que tout ne doit pas aller vite, que tout ne peut pas aller vite et qu’on ne gagne pas sur tous les tableaux à abandonner quand c’est trop lent ?

Et pourtant, je suis loin d’être la définition de la personne lente et tranquille, je fourmille en permanence d’idées et d’envies et je peine à lâcher prise, mais cet équilibre m’est indispensable. M’imposer des plages juste pour moi à développer soit une compétence, soit un savoir dans la durée, soit à cultiver la non-productivité est devenu important.

Des bienfaits rapidement et longtemps

On développe une sacré estime de soi à persévérer dans une activité ou un changement de vie.

Par exemple, toutes les personnes qui sont devenues végétaliennes ou qui transitionnent encore vers le végétalisme le savent : on n’y arrive pas du jour au lendemain, prendre ses marques demande du temps, et se flageller parce qu’on « craque » ne sert strictement à rien. Le regard des autres n’a pas d’importance dans un chemin au long court, surtout s’il se veut avec un impact positif au bout. Souvenez-vous que la plupart du temps, les personnes qui critiquent n’en font pas la moitié. Et qu’il n’y a rien de positif à être dans la malveillance envers quelqu’un qui est en chemin. C’est son propre regard que l’on doit adoucir, tout en avançant. Je ne suis pas de l’équipe déculpabilisation à tout va, c’est clairement contre-productif. Je préfère cultiver l’autosatisfaction de chaque progression.

Nous sommes conditionné.es pour réfléchir en terme de rentabilité, de chiffres, de productivité, quel que soit le secteur par ailleurs ! Et c’est extrêmement dur d’en sortir, en fait. On attend de soi une progression rapide vers la haut, plutôt qu’une belle continuité sur la durée. Définition même de la croissance si on réfléchit (ce cerveau, quand même…).

De cette persévérance, dans le sport et la boulange mais peu importe au final, je pourrais vous donner des tas d’exemple de mon apprentissage de l’anglais à la bienveillance envers mon corps, j’en tire de très nombreux bienfaits.

Les aspects positifs de la persévérance

  • Une estime de moi positive qui se développe et s’enrichit
  • Un vrai bien être psychologique, et physique. Que ce soit par la pratique pure, ou simplement par le fait de m’accorder du temps, à moi. Ces activités sont inscrites dans mon planning au même titre que de me brosser les dents ou faire à manger. Ce n’est pas « en plus » ou « si j’ai le temps ».
  • Un meilleur sommeil (la boulange n’y est pour rien^^)
  • Un mental plus solide, non seulement car la fierté de persévérer est là, mais que de voir les résultats me conforte dans ces pratiques et j’ai moins peur de me lancer dans d’autres « expériences », même en sachant que cela peut prendre du temps.

Je pourrais citer également l’exemple du potager et du jardinage qui est l’activité par excellence où il ne faut pas être pressé.e ! Ne pas se dire il faut que je plante X légumes, X fleurs, mais juste je vais prendre 15/30/60 minutes à mettre les mains dans la terre. Et au bout de plusieurs mois, années, le résultat est là.


Alors, par cet article, j’avais envie de vous amener à vous questionner.
Quelle est l’activité que vous aimeriez démarrer, mais que vous arrêtez car ça ne va pas assez vite, voir vous n’osez même pas vous lancer ?
Qu’est-ce qui vous a rendu fier.ère de vous récemment, qu’est-ce qui développe votre estime personnelle ?

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Thème de novembre : Cuisine indienne vegan

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27 commentaires

  1. Estelle says:

    C’était vraiment un chouette article agréable a lire avec une réflexion d’actualité je trouve. Merci.
    J’ai peur de me lancer dans… La pâte feuilletée et le levain. Peur de foirer, de gâcher des aliments, que ça me prenne trop de temps par rapport aux résultats etc

    Je suis fière d’avoir fait de très jolies tartes, de cuisiner de plus en plus végétalien,et d’avoir appris a faire du crochet seule pour faire une couverture a ma filleule ❤️ Et de continuer a essayer de voir ce que je pourrai me créer comme travail qui concilie mes passions,mon diplome, même si je suis totalement perdue a ce niveau. (Mais dans ma tête, j’abandonne pas!)

    Doux week end.
    Estelle

    1. ChantCGD says:

      Bonjour Estelle, je vous réponds avec bienveillance parce que je suis passée par vos deux craintes : la pâte feuilletée et le levain. Et comme vous, je m’en suis fait un monde, jusqu’au jour où j’ai plongé dans le bain.
      La pâte feuilletée, comme le levain sont des apprentissages comme les autres. Et j’aime prendre l’exemple de la conduite : je me souviens encore de la première fois que je suis montée dans la voiture et que je me suis dit « Quoi !!? Il faut coordonner les pédales avec l’embrayage ? Ça ne va pas le faire ! » Et aujourd’hui, comme les autres conducteurs, pour avoir pratiqué, encore et encore, je change mes vitesses sans y penser, je nourris mon levain à l’œil sans rien peser, en fonction de ce que je veux en faire et je prépare les pâtes feuilletées sans avoir mon tuto sous les yeux.
      Avant d’en arriver là, j’ai commis des erreurs (la vitesse qui grince parce que pas coordonnée avec l’embrayage, la pâte feuilletée ou le pain raplapla), mais comme dit Mélanie, le temps a été mon alliée.
      Essayez sur de petites quantités pour vous faire la main (pain raplapla = chapelure ou croutons / pâte feuilletée qui ne lève pas beaucoup = ça reste quand même bon même si le visuel n’est pas ce qu’on attend).
      Belle journée à vous, à Mélanie et aux autres lectrices/eurs.

      1. Estelle says:

        Merci pour votre réponse ChantCGD 🙂
        Quelle jolie métaphore 🙂 En effet, petit à petit et puis surtout, se lancer (avec patience et bienveillance)!
        Merci pour les encouragements 🙂
        Belle journée,
        Estelle

    2. Je me permets de vous répondre aussi 😏
      Le levain, j’ai mis 3 ans avant de me lancer…. à lire des recettes, des blogs, regarder des autos jusqu’au jour où une fille sur mon groupe m’a donné « sa » recette…. tu touilles et tu attends et si tirages venir… c’est que dela farine et de l’eau…. er je me suis lancée ! Ca soit bien faire 7 ou 8 ans et je ne reviendrais pas en arrière! On fait comme on veut et ça fonctionne! Et si c’est pas parfait… on s’en fout! Le goût est là et c’est ce qui compte!
      Bon ok! Me reste plus qu’à me lancer dans la pâte feuilletée…. je lis encore🤣🤣🤣 des fois que les ingrédients se mélangent tout seuls! Bon wend

  2. Ephy says:

    Coucou Mélanie.
    Je n’avais quasi pas de force physique en janvier puis j’ai décidé que cette année j’allais apprendre à faire l’équilibre.
    C’était terrible au début (même avec l’aide d’un mur je n’arrivais pas à faire le poirier, alors tenir sur les mains…)
    Mais ça commence à venir doucement! C’est la première fois aussi que je trouve quelque chose que je n’abandonne pas.
    Bon week-end à toi,
    Ephy

  3. Maartje says:

    Bonjour Mélanie,
    Merci pour cet article, ça m’a fait beaucoup de bien de le lire. Ces dernières années, sans m’en rendre compte, je me suis épuisée, poussée par ce mental qui fourmille en permanence, comme tu l’écris si bien, toujours dans la surefficience et le toujours plus parce que mon cerveau est fait ainsi. Un an après mon burn-out et une thérapie qui m’aide à prendre conscience de mon fonctionnement, toujours en arrêt maladie, j’ai désormais retrouvé suffisamment d’énergie pour me lancer dans des projets qui me font envie. L’activité qui m’aide ces derniers mois, c’est le tricot et les autres arts du fil. Des activités lentes. J’ai tricoté 2 pulls ces derniers mois, je me lance dans un hoodie pour mon mari, en aiguilles n°3 taille XL, même pas peur ! Je suis très fière également d’avoir filé et tissé la laine qui m’a permis de coudre un pull sans manches. C’est la classe de pouvoir créer quelque chose de bout en bout. Filer, tricoter, ce sont des méditations (une fois qu’on a dompté la chose – au début, c’est plutôt crispant), et ça me permet également d’écouter des livres audios (moi qui peine tant depuis un an à me concentrer sur la lecture alors qu’habituellement c’est mon loisir n° 1) ou des podcasts, ou de regarder des films et des séries. Mon projet à venir, c’est de faire de la course à pied, j’en ai envie depuis quelques semaines (oui, envie, j’en suis la première étonnée !), dès que j’ai terrassé mon gros rhume, je m’attelle à la 2e séance !!
    Bon week-end ; vivent le temps long, le pain au levain et les pieds de tétons ! 😉

  4. MotsDoux says:

    Bonjour Mélanie,
    Encore une fois un bel article qui va droit au but !
    Je prends rarement le temps de regarder ce que je fais en prenant du recul et encore moins le temps d’y poser un regard, sinon content, du moins bienveillant.
    Je me suis donc tournée vers moi-même ce matin avec l’intention d’observer tout ce que j’avais aimé faire lors de cette année écoulée et tout ce qui rythme actuellement ma vie en lui apportant de la joie.
    – Mon levain a plus d’un aujourd’hui, et me donne d’excellents pains qui me réconfortent en plus de m’apporter une intense joie dans leur réalisation.
    – Je suis en phase avec les cycles lunaires que je célèbre à ma façon à chaque nouvelle et pleine lune, comme une reconnection à la terre et à moi même.
    – Je me suis remise au yoga par l’intermédiaire des séries de salutations au soleil que je pratique tous les matin depuis… 5 jours 😉 j’ai hâte de continuer en voyant le bien que cela me procure !

    Ton article me donne envie d’en savoir plus sur la façon dont tu réalises ton pain et avec quelle(s) farine(s) 🙂
    De mon côté, levain 100% petit épeautre complet et idem pour le pain jusqu’à il y 3 mois. Maintenant je fais 50/50 T80 (blé) et petit épeautre complet pour la pâte à pain mais mon levain est toujours 100% PE.
    Et sinon, je glisse du levain absolument partout… pâte à tarte, pancakes, soupes, gâteau… ^^ C’est la folie du levain. J’ai même réalisé une boisson pétillante au levain, mais je ne donnerai pas suite 😅

  5. Louise S says:

    Ce billet résonne fort en moi ! J’ai aussi toujours eu beaucoup de mal à maintenir une activité quand le résultat n’était pas « productif » – par culpabilité, et aussi parce que certaines choses un peu arides demandent un effort particulier, surtout au début. Aujourd’hui, après un arrêt de travail pour épuisement, j’ai remodelé mes journées (j’ai la chance de pouvoir le faire parce que je travaille de manière autonome) : elles débutent systématiquement par un temps long de lecture de roman, sport, meditation, … Ça change complètement mon appréhension de la journée et je me sens bien mieux, y compris dans mon emploi.
    Je crois que je me connais mieux, aussi : malgré mon fantasme d’être une guerrière féministe, la boxe en groupe, ça n’est pas pour moi (ça me demande trop d’énergie sociale, en plus de l’exigence d’une nouvelle pratique). La natation, ça marche mieux pour moi. C’est un peu décousu, mais tout ça pour dire la nécessité de déconstruire le productivisme que l’on a intégré jusque dans nos corps…

    1. Maartje says:

      Bonjour Louise, ta réponse résonne avec mon expérience passée (burn-out il y a un an, trop d’activités sociales m’ayant épuisée…) Depuis un an, je me recentre sur moi et essaie de déconstruire ce capitalisme intégré qui m’a fait courir partout, me perdre et me dissoudre. Dur travail de se déconstruire, mais petit à petit, j’espère y arriver au moins un peu ! Belle journée et bonne continuation ! 🙂

  6. Bonjour Mélanie,
    Un article qui résonne aussi en moi, et parfait pour une lecture de week-end (on te l’avait dir sur insta non ? 😉 )
    De mon côté, la persévérance est une valeur très (trop) prônée dans ma famille, et je cours à la productivité. Le fait que tu ne te sois pas fixée d’objectif pour la course et que ça marche parce que tu le fais pour toi, ça m’inspire.
    En ce moment, je dois faire des exercices de kiné pour ma santé. Je persévère, alors que c’est pas franchement rigolo de prime abord… et je commence même à y prendre goût. Pas encore facile de l’intégrer dans mon quotidien, mais c’est une démarche lente, et une bonne manière de prendre soin de mon corps.
    Merci pour cette belle réflexion. Il y a un hors série de Socialter qui sort bientôt sur le thème du ralentissement. Ça te parlera sûrement !

  7. Elise says:

    J’ai 40 ans bientôt. … aucune base de musique et je veux apprendre la guitare ( instrument que j’ai demandé en cadeau depuis mes 15 ans et que j’ai eu à mes 18 ans )

  8. Hello Mélanie ! Félicitations pour la barre des 5 km ! Des fois je me dis que j’aimerais me mettre à courir sérieusement pour aller jusqu’au semi-marathon un jour dans ma vie, mais je peine à me lancer. Pas parce que j’aime pas la course, mais parce que je suis une chochotte de la météo et que courir quand il fait trop froid ou trop chaud (et en Alsace, on a TRÈS froid en hiver et TRÈS chaud en été…) c’est impossible pour moi. Ca me laisse à peine 4 mois dans l’année où je peux m’entraîner, pas très efficace…

    Le levain aussi ça m’intrigue, je vois tous ces gens faire des pains magnifiques sur Insta mais j’arriverais pas à maintenir la régularité nécessaire à une culture de levain. J’ai accepté que je suis pas très douée pour les tâches qui se répètent quotidiennement, donc niveau fermentation je me lance plutôt dans du kimchi, tempeh etc, et c’est très satisfaisant aussi !

    Il y a aussi l’écriture et la lecture, mon perfectionnisme m’empêche de reprendre ces activités que j’ai abandonnées il y a si longtemps, je sais que je serais frustrée d’avoir perdu les quelques acquis que j’avais il y a des années. Idem pour le piano d’ailleurs. Mais bon de toute façon j’ai déjà une vie bien remplie entre ma pratique de la pole dance, mon travail sur la souplesse, le Pilates, la lecture, le chant, m’occuper de mon chat, passer du temps avec mon mec, travailler, cuisiner, dormir aussi, bref je me dis que chaque chose reviendra quand ça sera le bon moment.

    Ma grande fierté récemment, c’est, d’avoir presque rentré une figure de pole dance sur laquelle je bloquais depuis des mois, et aussi de voir mes progrès en souplesse. J’étais très frustrée récemment car j’avais l’impression de stagner, d’être nulle, j’avais mal, j’étais impatiente et frustrée à en pleurer, mais j’ai fait preuve d’indulgence avec moi-même, j’ai regardé le chemin que j’avais parcouru, j’ai accepté que certaines choses prennent du temps et que parfois on a un blocage qui persiste jusqu’au jour où on a un déclic, et ainsi de suite jusqu’au prochain. Et rien que ça, c’est un progrès !

  9. Amandine says:

    Ah !! Super cet article du we ! Je partage ces opinions notamment sur la course à pied, ahahaha ! Et le jardin, nouvelle passion confinement dernier… et c’est marrant car je vois que certains semis avaient tellement bien démarré que maintenant, y’en a plein qui crèvent… du coup, j’vais en relancer, comme ça, ça ne sera pas tout en même temps, et je me dis que ce qui prendra prendra… oups je digresse….
    Tu as lu l’article de Major Mouvement sur la zone de confort ? Y’a des parallèles entre vos deux articles je trouve. En tout cas, merci pour la lecture du samedi, bon we !

  10. aelys says:

    Très bel article, qui me parle, m’interroge et me motive.
    Le levain fait partie de ces découvertes récentes (un peu plus d’un an) qui m’apporte une grande satisfaction. Je suis clairement fière de moi d’avoir persévéré et réussir mes pâtes levées sans plus acheter de levure.
    J’aimerai me remettre sérieusement au yoga (abandonné au 1er confinement) mais pour le moment je ne trouve pas la motivation (ce qui me déprime un peu-c’est doublement idiot).
    Et j’aimerai jouer de la musique ! Mon vrai rêve c’est le violoncelle, mais en attendant, je me suis offert une flûte irlandaise dont j’apprends a jouer avec des tutos YouTube. Pour le moment le résultat est plutôt pitoyable, mais je persévère depuis 2 ou 3 semaines et c’est vrai que c’est déjà une satisfaction en soi !

  11. Peter says:

    Merci Mélanie
    Je suis en TCC depuis 2 mois parce que mon estime de moi était descendue si bas que je ne pouvais plus m’occuper de mes proches sans avoir des crises d’angoisse graves. La barre était toujours trop haute, les activités toujours trop nombreuses (pain, cuisine, sport, asso, apprentissages, travail officiel/travail à côté…). Je me suis vidé (donc burn out) et surtout je ne ressentais plus aucun plaisir à rien. Une activité en remplaçait un autre, avec leur lot de « souci », et jamais je ne m’arrêtais comme tu dis, en disant, « j’ai fait ça et c’est bien, suffisamment bien »
    Aujourd’hui, après une mise à l’écart de ma famille, je me reconstruis, j’appends à entendre mon cerveau HPI sans toujours l’écouter, du moins lui obéir. Je me force à limiter les activités, à notes les moments plaisants, à déconstruire les soucis (sont-ils graves? Sont-ils sérieux), j’apprends un peu à tolérer l’incertain, à rester au lit pour lire Marie Aude Murail (je recommande). Pour le jardinage par exemple, j’y vais pour prendre soin de moi en ayant les mains de l’humus, pas pour produire. Le sport, c’est seulement quand ça me manque physiquement, etc.
    J’invite toutes les lectrices à laisser tomber la cape de SuperWoman (qui vous l’a flanquée sur les épaules au fait?) et à trouver la joie dans ce qui est maintenant, sans penser à ce que ça pourrait d’autre. Merci pour tout Mélanie.
    Pour Elise, je peux te donner quelques cours de guitare for free si tu veux. Je l’enseigne à ma fille en ce moment.
    Bises
    Peter

    1. Maartje says:

      Bonjour Peter, d’une HP nouvellement identifiée qui se remet lentement de son burn-out à un autre, ce petit message pour te remercier de ton commentaire. Ça m’a fait du bien de te lire ! Bonne continuation ! 🙂

  12. juva says:

    Merci pour ce texte, ça m’incite à réfléchir au point que vous soulevez, à l’idée de prendre le temps mais aussi celle de persévérer…
    Merci pour cette « food for thought » je vais maintenant prendre le temps de digérer tout ça et peut être en faire quelque chose 🙂

  13. Ah… Voilà. Encore une fois, Mélanie, tu résumes très bien ce que je ressens.
    Ce cercle de productivité, même plus une spirale… Alors oui, j’ai levé le pied sur certaines choses, mais sur d’autres… Et plus je me lève tôt le matin, plus j’en fais… Mais pas spécifiquement pour moi. Oui, je rêve de pouvoir reprendre l’aquagym avec les copines, de lire plus que 2 pages le soir, vannée, sans rien comprendre, de me remettre au piano et au chant…
    Alors voilà, pour mon anniversaire, j’ai ENFIN eu une chaîne pour remplacer celle qui ne marchait plus, et je fais découvrir aux enfants des trucs qui me plaisent, à MOI ! On va même réussir à booster la (ma) productivité, car vider les armoires ou faire le ménage, en chantant, ça motive tout de suite plus… ^^ Comme quoi, on en revient au quid de la question…
    Vous savez quoi, je vais retourner bosser, mais les doigts de pieds dans l’herbe fraîche du jardin ! Et après, brioche ! (Levain, quel levain ?)

    Bisous Mélanie et à toutes et tous, toujours inspirant de lire vos commentaires aussi. Jolie petite communauté, notre Cul de poule préféré !!

  14. Goerig michele says:

    Merci pour se beau texte, plein de bon sens, mais helas, je suis grand mere, et je pense que vu mon âge je ne changerais plus, helas.
    Mais je vous approuve, prenez du temps pour vous, et s’il vous arrive de ne rien faire, et bien faites le, et je vous dis bravo.
    Merci pour votre peps, j’adore vous ecouter. Merci

  15. ALEXANDRA CUADRADO says:

    Bonjour Mélanie, personnellement j’adore être dans ma cuisine et tester de nouvelles recettes, et justement je n’ai jamais osé me lancer dans le levain….en vous lisant (Et d’ailleurs j’aime beaucoup vous lire et écouter vos vidéos …j’apprends plein de trucs. J’adore votre humour et surtout votre non prise de tête)….je sais pas quand car je fais en sorte quand je cuisine de ne m’imposervaucune contrainte sinon pas de plaisir…mais je vais le faire…
    Merci à vous …à très vite de vous lire et de découvrir vos vidéos 😉

  16. Tyney says:

    Bonjour et merci beaucoup pour cet article.
    Dans mon cas j’ai appris à prendre le temps le matin, mon corps a du mal à bouger a cause d’une maladie chronique et avant je forçais (en rampant pour me déplacer) parce qu’il était important d’être productive dès le réveil. Désormais j’accepte que mes jambes aient besoin de temps le matin, et de rester dans mon lit le temps qu’il leur faut. Bien évidemment je garde un peu de nourriture et mon ordinateur a proximité au cas où elles s’éternisent pour travailler un peu (et puis même sans chercher la productivité on s’ennuie vite a regarder le plafond).
    J’ai également depuis le début de l’année pris le temps d’écrire dans un carnet les moments où ça allait bien et ou la vie était belle : j’ai fait une activité manuelle, j’ai découvert un film que j’apprécie… Et je suis déjà heureuse d’y replonger lors des jours de déprime, si en commençant j’avais très peur de perdre mon temps je me rends compte que ça m’est très utile au final.
    J’aimerais aussi réussi à prendre le temps de faire des sports très doux pour reprendre le dessus sur mon corps qui refuse les mouvements, et cet article me rappelle que je n’ai pas besoin de réussir à en faire 15 minutes de suite, et qu’il vaut mieux aller doucement en commençant avec 1 ou 2 minutes et ne pas forcer pour être obligé d’arrêter et ne jamais reprendre.

  17. Marine V says:

    Merci pour ce bel article !
    Ici j’ai arrêté et même pas commencé deux formations en ligne , une sur les plantes sauvages l’autre sur la cuisine Vegan, je n’arrive pas à me poser devant l’ordinateur (heureusement que je n’ai pas eu à télétravailler ) pourtant à chaque savoir validé de ma formation sur les plantes sauvage j’étais fière mais voilà j’aime être toujours en activité et pour moi l’ordinateur = inactivité, je suis sur ton blog aujourd’hui car je m’impose de traiter mes mails 1 fois par jour, et que je suis malade sinon je serai à l’heure actuelle dans les bois à courir, et j’aurais lu ton article à la va vite.
    Ce qui me procure actuellement le plus d’estime de moi et de fierté est justement la course à pied j’en ai fait mon 1er centre d’intérêt. J’ai des objectifs, en me comparant je ne me trouve pas hyper forte mais pourtant je m’en fiche après chaque run je suis fière je me sous estime toujours et je dépasse à chaque fois mes objectifs c’est devenu un système de récompense très important dans ma vie et j’ai la chance qu’autour de moi tout le monde le comprends et me pousse dans ma pratique.
    Belle journée

  18. Adeline says:

    Et bien moi, je suis super fière d’avoir repris cette année l’étude du violon. Arrêt à 17 ans (j’en ai 40), des journées bien remplies avec 5 enfants à la maison mais j’y arrive ! Je joue tous les jours ou presque, incroyable ! J’y prends un grands plaisir, j’ai retrouvé mon « petit niveau » dès la reprise (c’est fou quand on y pense !) et en plus je progresse, c’est ma prof qui le dit (moi j’ai encore du mal à y croire…!).

  19. Pauline says:

    Je suis en train d’essayer de prendre du temps pour refaire du sport 9 mois après mon accouchement. Ce n’est pas facile, parfois la fatigue prends le dessus mais cela fait du bien de prendre du temps pour soi. Du temps loin de l’écran et de sa perte de temps remplie d’injonctions.

    Merci pour cet article qui donne du courage !

    Belle journée,

    Pauline

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