De l’importance de dire ce qu’on pense

Au moment où je publiais mon article sur mon questionnement personnel quant à mon engagement pour la cause animale (hasard de timing ?), quelques personnes commencent à prendre des libertés dans les messages qu’elles m’envoient. C’est une minorité, mais internet fait que les gens prennent très vite leurs aises derrière un écran.

Aussi, je vais faire quelques petites clarifications. 

Le nécessaire rappel de la raison d’être de ce blog

Ceci est mon blog, mon espace d’expression, mon bébé depuis bientôt quatre ans sur lequel je parle de cuisine vegan, beaucoup, mais pas que. On y aborde des sujets assez variés, qui, mes petits délires personnels humoristiques mis à part -et encore, ont tous un point commun.

Ici je ne parle pas cuisine végétale parce que c’est tendance. Parce que c’est healthy. Ou uniquement parce que c’est bon.

Je ne parle pas de la difficulté de vivre vegan au quotidien parce que je suis une pauvre petite chose fragile.

Je ne parle pas de la difficulté à trouver des culottes éthiques parce que ça fait marrer cinq minutes.

Je ne parle pas de la douleur que doivent ressentir les animaux car je suis une fifille toute sensible.

Je ne parle pas de cuisine biologique parce que ça fait du bien à mes cellules et que je vise l’immortalité.

Je ne parle pas de la façon dont j’élève mes enfants dans le véganisme parce que j’ai des leçons à donner.

Je ne tiens pas ce blog parce que je m’ennuie dans la vie et que le véganisme, ben ça sonnait bien pour occuper mes soirées.

Je parle de tout ça parce qu’il y a une vraie urgence derrière toutes ces thématiques. Parce qu’aujourd’hui être vegan, vouloir le devenir, aborder des changements aussi importants dans son alimentation, dans son mode de vie, c’est un combat, c’est une grosse guerre. Face à des lobbies, face à des traditions, face à une culture qui peine à se remettre en question, face à l’argent (lobbies bis). Personne ne veut être mis à l’écart, se faire critiquer par ses proches, de sa famille, être moins invité.e, galérer littéralement à trouver des vêtements éthiques sans se ruiner, passer pour un.e débile quand on explique son mode de vie. Personne ne veut se faire mal en lisant ce qui se passe chaque jour dans les assiettes des autres. Si on le fait, c’est bien parce qu’on a des convictions, et que dans mon cas, elles sont profondes et que je n’ai aucun, je dis bien aucun problème à les afficher. Je me fiche de cette « étiquette » de vegan. Tant mieux, si ça questionne derrière.

Alors quand je lis dans des articles où l’on dit qu’il ne faut pas se coller d’étiquettes, justement, ça me hérisse le poil.

Radicale? Extrémiste? Ces deux mots signifient que l’on va au bout de ses idées, en quoi est-ce mal ? Si certains se contentent (sans aucun accent péjoratif) de faire un changement dans leur coin, tant mieux. Oui, c’est déjà bien. Que d’autres décident de prendre la parole, et ils se le font reprocher, même par ceux qui défendent les mêmes convictions.

Il devient habituel sur les blogs d’être tout.e lisse, de ne pas froisser, de ne pas bousculer. De ne pas dire les mots qui fâchent. De ne pas pouvoir aborder de front ce qui est moche.

Ne parle pas trop fort, on risquerait de t’entendre.

Sois bienveillante, sinon personne ne t’écoutera.

Ne parle pas de faits dégoutants, de mort(s), c’est trop violent. Il est certain que ce sont les vidéos pour enfants de L214 qui font bouger les mentalités.

Laisse le temps au temps. 

A force de parler bouffe, « tendance », bienveillance, patience, compréhension, code promo nuggets veggie, sans jamais mentionner le fond du problème, c’est qu’on l’oublierait presque, le problème.

Ne fais pas trop de bruit, ça viendra.

Fonds-toi dans la masse, de toute façon tu ne peux rien changer à toi toute seule.

Je n’en ai ni la prétention, ni les moyens. Juste l’envie de pouvoir me regarder dans la glace, et, vous savez quoi, de pouvoir regarder ceux qui m’entourent, ce qui devient de moins en moins facile, on ne va pas se mentir.

Mais comment faire bouger les choses, si tout le monde se tait, sourit, patiente?

Ce blog est là car il est important pour moi d’en parler, d’informer, d’essayer  à mon niveau de faire avancer les mentalités et les comportements et de donner des clés pour le faire. Je ne suis pas là pour raconter ma vie, ce n’est pas un journal intime.

Je ne suis pas là pour conforter qui que ce soit dans l’idée que c’est suffisant de manger seulement de la viande 2 fois par semaine, que c’est suffisant de n’être « que » végétarien (même si je soutiens tous ceux qui passent par là comme je l’ai déjà mentionné), que c’est mieux d’acheter sa viande à un petit producteur. Je ne suis pas là pour dire « vous en faites assez ». On n’en fait jamais assez. Je n’en fais pas assez.

Je ne me flagelle pas quotidiennement, je ne me culpabilise pas, je ne chronomètre pas mes avancées. J’avance au fur et à mesure que j’apprends et j’ai parfaitement conscience de mes limites sur bien des domaines de l’écologie (le zéro déchet, les transports, les vêtements vegan mais pas forcément écolo…). Mais je ne me dis pas que j’en fais assez. Je préfère me dire : comment puis-je m’améliorer?

Pas plus tard qu’hier, j’ai lu que « c’était pénible ces modes du zéro déchet, du minimalisme, du véganisme pour la santé et que tout le monde s’engouffrait dedans ».

Merde.

Les gens font des efforts pour moins consommer, moins jeter, dépenser mieux, manger moins de produits pourris, mais ça craint car c’est devenu une mode. « Il ne faut pas se culpabiliser de faire de toutes petites choses et de ne pas aller plus loin ». Et bien je ne suis pas d’accord. Chaque mini geste compte, oui, mais il faut faire la différence entre nos comportements stabilisés par confort personnel au détriment des autres et ceux qui le sont par manque d’informations, d’outils.

N’impose pas ton mode de vie, chacun sa liberté de choix. Mais tout à fait !! Je plussoie, que dis-je, je frappe bien fort dans mes petites mains même !! Quand tu égorges un cochon, dépèces un lapin, plumes à vif une oie, gaves un canard, harponnes un poisson, broies des poussins par le biais d’un intermédiaire, fais travailler des enfants, des femmes dans des caves – car ne te voile pas la face, c’est toi qui le fais en achetant – qui impose son choix, son mode de vie à l’autre?

Ta liberté s’arrête là où commence celle des autres. Et je vous assure que je ne l’ai pas inventée celle-là. Donc non, non et non, chacun n’est pas libre de ses choix, ou ne devrait pas l’être dès lors qu’il entame la liberté d’un autre sans que cela ne soit une nécessité pour survivre. Oui, le coup de moi + un ours à manger sur une ile déserte, on me l’a déjà sorti. Il va de soi que je gagnerai haut la main face à l’ours.

Il n’y a pas qu’une méthode

On n’aborde pas une cause d’une seule façon, ni avec un seul point de vue mais aucune ne se défend dans le silence, dans la passivité. Sans bruit, on ne fait rien avancer. Alors on peut faire du bruit dans la rue, on peut faire du bruit simplement en discutant, en échangeant, en informant. On peut faire du bruit en rédigeant des articles, en mettant en avant des démarches, des initiatives comme le font merveilleusement tant de personnes. On peut faire du bruit en attaquant le problème par des angles différents : l’éthique animale, l’environnement, la santé.

On peut rédiger des articles et tourner des vidéos qui vont dans le sens de tout le monde, ne pas froisser, ne pas parler trop fort. Et on peut aussi être franche, reconnaitre ses limites, reconnaitre les limites de certains raisonnements mais pour autant assumer pleinement sa démarche. Oui, je suis très franche, et oui je suis convaincue de ce que j’avance. Parce que je lis, j’écoute, j’apprends et je réfléchis à tout ce qui a fait mon éducation, en acceptant de la remettre en question. J’accepte de me vautrer, j’accepte de « limiter » ma réflexion à certaines parties de ce monde car clairement je ne suis personne pour dire comment des populations extrêmement pauvres feraient sans animaux aujourd’hui.

Mais je suis claire là dessus : je n’ai aucune bienveillance pour ceux qui privilégient leur confort personnel alors qu’ils ont les clés pour changer. Je n’ai pas besoin d’avoir l’aval de qui que ce soit pour m’exprimer sur ce sujet, ici, dans mon espace, avec mes mots. Si certains ne sont pas d’accord et sont incapables de l’exprimer poliment, avec des arguments qui permettraient un débat constructif, ils peuvent aller voir ailleurs. Dans le cas contraire, j’ai toujours répondu correctement.

Le véganisme n’est pas une mode, c’est un engagement. Y a t-il plus important à défendre?

Je donnerai volontiers la priorité à  la lutte contre la pédophilie, le trafic humain, le viol de femmes qui ont lieu tous les jours mais je n’ai pas les moyens humains, financiers, intellectuels de le faire. D’autre part, on réduit souvent ce mouvement à la défense des droits des animaux. Or, il est bien au delà puisque c’est avant tout reconnaitre à chaque être vivant le droit de vivre pour lui, le droit d’être traité avec respect. Il n’y a pas de petite cause, il y a des luttes qui se recoupent et la lutte pour le respect de la vie quand elle peut être choisie me semble immensément importante.

De la cohérence, encore et toujours…

Le véganisme est une cause qui n’est pas toujours liée à l’écologie, c’est un fait. Mais j’estime être suffisamment cohérente dans mes propos ici et dans mes actes au quotidien pour être crédible, et pouvoir en parler.

On m’a dit récemment, et très justement, » la cause vegan ne détient pas la clé de réussite des pratiques écologiques ». Et je suis parfaitement d’accord. Je râle suffisamment souvent sur ce blog sur cette vague de produits industriels qui se répand partout sur les réseaux sociaux, relayée par des blogueurs influents, présentant comme une superbe avancée tous ces nuggets et steaks vegan en barquettes… Il y a tellement à changer, par où commencer? Si un steak vegan en barquette peut dépanner, lancer le mouvement, initier le changement, pourquoi pas, évidemment. Mais qu’on arrête de nous présenter ces « substituts » comme la panacée ! Ils ne le sont pas plus qu’une paire de chaussures en simili cuir à 15,00€ fabriquées dans une cave au Bangladesh. Je ne suis pas parfaite : je ne suis pas complètement zéro déchet mais j’essaie de m’améliorer et oui, c’est un mouvement, une étiquette, que je revendique. Pas comme aboutie, mais comme changement initié et pour la mettre en avant, car là aussi nous avons une véritable urgence. Je ne suis pas minimaliste, mais je revois sans cesse mon comportement face à la consommation et à l’essence des possessions. Je ne suis pas locavore, mais j’y donne largement la priorité dans mon alimentation. Je ne suis pas 100% made in France mais je fais systématiquement attention à la qualité et surtout aux conditions de fabrication de ce que j’achète, même si c’est à l’autre bout du monde.

Le bon lieu et le bon moment

Ce n’est pas un secret, je suis traiteur vegan depuis quelques temps maintenant. Et jamais, je ne débarque pendant un repas, en me gargarisant : « Alors ! Il n’est pas bon mon repas sans animal mort d’égorgement? Gniac Gniac Gniac ! ». Je donne de nombreux cours de cuisine où jamais, jamais, je ne juge ou ne critique, je ne suis pas là pour ça. Je participe à de plus en plus de petites conférences sur la cuisine, l’alimentation car c’est mon domaine, et jamais, je ne « vends » le véganisme de façon méprisante ou hautaine.

Pas par honte, timidité, ou refus du débat. Mais parce que je reste persuadée que le changement viendra de l’information, de l’échange et de la démonstration. Pas de l’agressivité. Mais employer une méthode calme ne signifie pas accepter. Valoriser l’effort, mais pour aller plus loin, oui.

Cela ne signifie pas que, lorsque je parle de mes convictions et de mon mode de vie, qui me semblent on ne peut plus honnêtes, je doive accepter des injures ou des réactions violentes. Je les comprends car personne n’aime s’entendre dire que son plaisir personnel ne devrait pas passer en priorité. Mais je n’ai pas à les accepter. Parler de son mode de vie, de mon mode de vie ce n’est pas du prosélytisme, c’est faire de l’information et ici, je le fais comme je le souhaite et je ne le ferai pas en mettant des coeurs partout. Tous ceux qui évoluent le font car ils ont été informés, pas parce qu’un jour comme ça, ils se sont dit, « tiens si je me compliquais la vie? ».

Je me fiche bien de l’avis des autres et je n’ai pas besoin qu’on me dise que j’ai raison. Ici j’exprime mon point de vue, c’est mon blog.

Si tu n’es pas content, tu t’en vas. Si tu veux connaître ma recette de seitan grassouillet que je vais publier bientôt, pas seulement parce qu’elle est fabuleuse, mais parce que le seitan c’est quand même une excellente alternative qui date de 2000 ans, (et Bam t’as cru que j’allais te laisser le placer ton « encore un truc de vegan bobo », et bien NON) pour remplacer la viande, et bien tu peux rester. Evidemment et avec grand plaisir. Mais ici on parle de tout ça pour une raison et une seule, et je continuerai de faire en sorte qu’on n’oublie pas laquelle.

 

 

 

38 commentaires sur “De l’importance de dire ce qu’on pense

  1. Bonjour Mélanie,
    je ne trouverai pas les mots justes pour exprimer toute ma gratitude pour tout le travail que tu fais et que tu partages ici.
    Tu nous apportes des outils : j’ai testé de nombreuses recettes décrites ici et c’est toujours une réussite.
    Tu nous apportes des éléments de réflexion sur notre mode de vie ou sur la communication entre autres.
    Tu as un grand courage et une force que je n’ai pas encore d’assumer à 100% ces convictions que je partage (mais j’y travaille).
    Même si des gens sont là pour critiquer (c’est facile de s’en prendre à ce qui est différent de nos habitudes), il y a également des gens comme moi qui apprécient grandement ce blog.
    J’en profite aussi pour te féliciter pour les livres que tu as écrits (j’attends impatiemment le « tofu » que j’ai commandé ^ ^).

    Bravo et merci !

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    1. Chère Laurence,
      Merci de ton mot, qui me rassure un peu sur ce que je fais ici. Des outils, c’est tout à fait ça.
      Quand à assumer, ce n’est pas du jour au lendemain, c’est avec l’information et la réflexion que ça vient, et à force d’échanger avec d’autres, ne t’inquiète pas pour ça. 😉
      J’ai vérifié et je ne vois que l’ebook « Fêtes végétales » commandé de ton côté, que tu as du recevoir automatiquement dans ta boîte mail normalement. A moins que tu n’ai envoyé un règlement par courrier pour Tofu? Auquel cas je ne l’ai pas encore reçu.
      Belle après midi,
      Mélanie

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      1. J’ai commandé « Tofu » via le paiement par Paypal. C’était seulement hier alors peut être que le virement n’est pas visible de suite…

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      2. C’est immédiat et je n’ai rien. Envoi moi sur mon mail (lesdoigtsdanslepot@gmail.com) le mail de confirmation que tu as du recevoir si l’achat a été jusqu’au bout et validé.

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  2. d’autre part, oui !! moi aussi je suis un peu (trop commeà mon habitude … ) sur la bienveillance, les non-dits, la lissitude (wè ben je viens de l’inventer celui-là !!! il est bien haing ?? 😀 ) de certains propos et ça me gave à un point grrrrrrrrrrrrrrje suis tout le temps en pleine révolte, révolution aussi (à mon niveau certes! ) mais quand même !
    qq’un a écrit (et bien évidemment, j’ai pas relevé le nom de l’auteur(e)…. que trop de bienveillance amenait à la mal veillance ! ouf !! merci Untel !!! jeme sens moins seule !
    ça me fout en l’air, quand je lis certains commentaires et bien souvent j’ai envie de répondre mais je me retiens… parce qu’au final, le silence est le plus grand des mépris! et toc !
    Continue dans ce que tu fais ! laisse dires les mauvaises langues (de vipère) et roule ma poule !! ♥
    y’a un film qui sort avec Ctherine Viard JALOUSE . Au vu des extraits, certains feraient bien de se poser des questions ….
    mais là aussi, c’est pareil , certains ne son pas équipés pour réfléchir…. pffffff
    parfois la nature humaine me désespère 😥 😥 quand tu vois comment certaines femmes/enfants/vieux (+ que moi !! ) sont (mal) traités, je me dis qu’on y arrivera jamais à faire avancer notre causse ..
    désespérant !!
    t’es là, tu bouscules, t’agites et ça ….. ♥♥♥
    plein de bisous et …. CON TI NUUUUUUUUE ! ♥♥♥

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    1. Bonjour et merci !

      Alors, pour être claire, je ne réponds pas à chaud en général, et c’est le cas de cet article, qui sert avant tout à recadrer les raisons d’existence de ce blog, mais aussi de façon bien plus globale, les raisons du véganisme et du pourquoi il ne faut pas se taire. Je ne prête aucune attention à 2 ou 3 personnes hystériques qui se sentent attaquées. Mais je crois nécessaire de rappeler que ce n’est pas une lubie, un passe temps ou pour être tendance qu’on en parle, qu’il faut en parler.
      Pleins de bises Résé, et tu fais bien de ne pas être trop molle, à force de l’être on te glisse dessus. 😉

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  3. Bonjour Mélanie et merci pour cet article. Parfois, on a le sentiment d’être fautifs, nous veganes, face à toute cette bêtise, et parfois cette colère
    Tu remets les pendules à l’heure. Ce n’est pas à nous de nous sentir coupables, bien au contraire. En plus de donner des super recettes qui représentent un support indispensable pour franchir le pas, tu apportes aussi de la force face aux jugements négatifs qui nous entourent. Nous n’avons pas à avoir peur des autres et de nos convictions. Au contraire. Il faut toujours beaucoup de courage et de remise en question pour aller contre le conformisme ambiant. Et nous pouvons être fiers de cela.
    Merci encore et continue !
    Moi je la veux bien ta recette de seitan 🙂

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    1. Bonjour Hélène,
      Tu mets le doigt sur le coeur du sujet : nous n’avons pas à nous excuser. Nous sommes très minoritaires pour le moment, c’est une évidence. Tout comme l’ont été tous ceux qui se sont battus pour des causes justes. Mais ce n’est pas une raison pour rougir de nos convictions, surtout quand il y a vraiment peu d’arguments en face pour les réfuter.
      Quand à donner des outils, c’est une évidence et tellement nécessaire. On ne peut pas dire aux gens d’arrêter tout et de se débrouiller. Je n’y connais pas grand chose en informatique, en mode, en agriculture, …mais un peu en cuisine alors je transmets 🙂
      Pleins de bises et merci d’avoir témoigné !
      Mélanie

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  4. Bonjour Mélanie,
    Un grand merci pour cet article, ça fait tellement du bien de te lire et tu as bien raison de défendre tes convictions avec force et franchise …bonne continuation et encore merci pour toutes ces bonnes recettes que tu partages.
    Bonne journée!

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  5. Ben je partage tiens ! Merci d’enrober nos belles idées dans des mots fluides et agréables à lire. Tu as le chic pour formuler les choses de manière assez directe mais exhaustive pour provoquer la réflexion et le réveil du courage qui se cache en chacun de nous. J’avoue avoir eu ma phase « je deviendrais bien vegan mais j’ai pas le courage » et depuis que je le suis devenue, quand j’entends cette phrase, je voudrais distribuer des pains (et le pain, c’est vegan, c’est ça qui est cool !). Alors je me sens total concernée par ton article. Et tes recettes, franchement, elles m’ensoleillent la cuisine. Entre ta sauce de haricots blancs, ton « faux-gras » (même si j’aime pas l’expression) et autres joyeuseries abordables, cruelty-free et bonnes, je ne peux que te suggérer de continuer ta belle aventure avec nous 🙂

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    1. Bonjour !
      Oui, les pains, c’est bien et c’est vegan. Après ce qui est pénible c’est qu’il faut les expliquer et qu’on redémarre à zéro ! J’ai des personnes qui me motivent chaque jour, alors si je peux faire pareil, c’est formidable. On a tous eu peur de se retrouver à devoir s’expliquer, à ne pas trouver ses mots, à bafouiller. Il n’y a qu’un remède à ça : s’informer !
      Et tu remarqueras qu’il n’y a pas une seule fois le mot « faux gras »ici -que c’est vilain comme mot , « mais terrine de Noël » (que j’ai hââââte de refaire avec des figues séchées d’ailleurs à l’intérieur), ni faux-mage, ou faux-cisses ou tous ces mots débiles qui commencent par faux 😉
      Et je prends ta suggestion au mot,
      Bises.
      Mélanie

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  6. Bonjour Mélanie,
    Je partage complètement !! Le fameux « sur une île déserte entre toi et l’ours » je crois qu’on y a tous droit !! Ma réponse (pas hyper intelligente je l’accorde) c’est désormais de dire que si j’y suis ainsi qu’un ours on ne peut plus techniquement parler d’île déserte … Ca désarçonne et puis à discours idiot, réplique idiote !!
    J’ai reçu ton livre … Hâte de découvrir toutes tes recettes de tofu !! Les photos sont très belles et je salive rien qu’en les regardant … Et oui moi je veux bien la recette de ton seitan grassouillet 🙂
    Bises

    Aimé par 1 personne

    1. Toi aussi, tu as du longuement réfléchir à ta technique de combat rapproché avec un gros poilu ? Je me sens moins seule !! Et j’adore ta réponse, plus intelligente que la question au final 😉
      Vraiment heureuse que le livre te plaise !
      Plein de bises,
      Mélanie

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  7. Bravo pour ta parole, ta prise de position.
    Je choisis pertinemment les bolgs qui me font avancer, où j’apprends continuellement.
    Je délaisse les autres volontairement aussi.
    J’ai choisi le tien JUSTEMENT parce que cette quête d’amélioration, pour soi, pour sa famille et pour cette planète, j’y crois.
    Tu es très pertinente, généreuse et merci, merci de partager et de poursuivre ce travail!

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    1. Merci Guylaine,
      Faire de son mieux, c’est tellement important, selon ses moyens, alors si je peux en donner quelques uns, c’est un bonheur que l’on me retourne souvent, aucune raison de s’arrêter.
      Belle journée,
      Mélanie

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  8. Coucou Mélanie!!!
    Mdr « tiens si je me compliqué la vie »!!! Oh la la, moi j’admire ton énergie et ta détermination dans tes convictions!! Tu es un bon exemple et c’est cool que tu nous fasse part de ton quotidien pour essayer de marcher dans tes pas.
    J’attends le livre tofu en E book car malheureusement mes finances ne sont pas au beau fixe, le commerce de mon mari en Afrique c’est très mal passé…Ou bien j’attend pour proposer de me le faire offrir à Noël !! Dans tous les cas ça me tenais à coeur de te soutenir, dès que les finances s’améliore je l’achète !!
    A bientôt 😉😗

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    1. Bonjour Aude,
      De l’énergie, je n’en manque pas !
      L’ebook sera disponible en début de mois, il me fallait modifier la mise en page, un peu différente des livres papiers (je n’ai pas d’impression qui me coupe les bords pour le coup 😉
      Merci de ton soutien en tout cas !
      Bisous,
      Mélanie

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  9. Bonjour Mélanie,
    et encore une fois merci pour cet article si bien écrit. Je suis de celles qui avancent a petits pas et j’avoue que c’est fatigant de devoir se justifier a chaque fois.
    ♥♥♥

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  10. Bravo Melanie pour cette clarification !!! Je suis tellement d’accord avec toi !! J’hésite d’ailleurs à faire un article similaire sur mon blog, pour crier aux gens qu’à l’approche de Noël j’en ai marre d’angoisser/être en colère parce qu’on va se faire envahir de cadeaux inutiles et totalement contraires à nos valeurs, et que je suis censée me taire parce que c’est « pour nous faire plaisir » et que j’ai de la chance qu’ils nous aiment. Alors ZUT déjà que ces gens agissent en dépit du bon sens vis à vis des animaux et de la planète (donc du futur de mes enfants), il faut qu’en plus ce soit moi qui récupéré leurs jouets sexistes bruyants fabriqués en Chine ?! Ca me saouuuule !!! S’ils nous aiment ils pourraient respecter nos choix de vie ! Il faut sur je trouve un moyen de leur dire ca de manière constructive (et efficace : tous les tontons, les tatas, les amis des grands parents…). Bref, je divague de ton article. Merci de l’avoir écrit, ça me donne du courage pour trouver les mots d’écrire le mien. Et grain de sable après grain de sable, les choses finiront pas avancer…

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    1. Avoue… Tu lis dans mes pensées?? Je suis en train de rédiger un article pour Noël et ses dérives pour les enfants! Mais vas-y lances toi aussi : à plusieurs on va bien finir par faire comprendre qu’on en veut pas de ces jouets jetables « bonheur minute » aussitôt déballés aussitôt oublié (et ensuite cassés…).
      Merci à toi, comme tu dis, les grains de sables en s’accumulant finiront par enrayer la machine 😉

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  11. Bonjour Mélanie,
    Je retiens ceci : « N’impose pas ton mode de vie, chacun sa liberté de choix. Mais tout à fait !! Je plussoie, que dis-je, je frappe bien fort dans mes petites mains même !! Quand tu égorges un cochon, dépèces un lapin, plumes à vif une oie, gaves un canard, harponnes un poisson, broies des poussins par le biais d’un intermédiaire, fais travailler des enfants, des femmes dans des caves – car ne te voile pas la face, c’est toi qui le fais en achetant – qui impose son choix, son mode de vie à l’autre? »
    Bien dit, et oh combien vrai !
    D’ailleurs, on se demande comment tu pourrais imposer un mode de vie via internet. Est-ce que ces gens qui ne veulent pas réfléchir sont vraiment obligés de lire ton blog et même de t’écrire ? A moins que leur mauvaise conscience ne les titille… Parce que « commanditaire de meurtre et esclavagiste », ça fait pas très joli sur leur CV. Qui a envie de se vanter d’avoir commandité un assassinat ou d’avoir un esclave ?

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    1. Bonjour Lili,

      Et bien il y a des gens qui aiment bien venir glaner quelques recettes pour changer mais qui n’aiment pas du tout sortir du côté « carnet de recettes ». Ce à quoi je réponds que pour ça , il y a Marmiton, sinon en effet, ce n’est pas la peine d’aller sur un blog !
      Bon dimanche !
      Mélanie

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  12. Bonjour Mélanie,
    Je découvre votre blog et en lisant cet article, je voulais dire que je suis entièrement d’accord. Si vous avez eu des critiques, j’en suis désolé pour vous mais c’est malheureusement une chose auquelle il faut s’habituer.
    Nombreux sont les personnes qui déchargent leur haine sur internet, sachez que c’est le reflet de ce qui se passe dans leurs vies, ceux qui crachent la haine attirent la haine, mieux vaut ne pas rentrer dans leur jeu.
    Comme vous le dites très bien, ici c’est chez vous, ce sont vos choix (très respectables) et c’est d’ailleurs grâce à ces choix que les choses avancent doucement mais surement. Certains vegans appuient trop sur certains point, vous avez raison de dire que c’est l’info qui amènera les gens à se poser les bonnes questions et non la propagande.
    Je vous souhaite une bonne continuation et comptez moi parmi vos lecteurs
    Tristan

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    1. Bonjour Tristan,
      A vrai dire, je n’ai pas envie de m’habituer à ce genre de propos, même si je sais bien que c’est monnaie courante. Le fait est qu’internet prend une place importante dans nos vies et qu’il serait bon que certains y appliquent les mêmes règles de savoir vivre que dans la « vraie vie ». Je n’ai rien contre le critique en soi, elle peut être source d’échange, de remise en question et constructive. Mais, vous le dites bien, le crachat de haine, personne n’a à le supporter sans rien dire.
      Au plaisir dans ce cas !
      Mélanie

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  13. Ce qui est sûr pour moi, c’est que le fait de me sentir traitée ici comme une personne douée de la capacité de réfléchir fait grandement bouger mes lignes. Merci pour tout ce travail.

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