VG pratique

Militante, activiste, ou discret colibri ?

 

Je lis très peu de blogs, je n’ai pas le temps. Il en va de même pour les vidéos. Hormis ceux qui m’ont accompagné dans mon changement, j’ai lu assez peu de livres depuis que je suis vegan sur le sujet, tout comme j’ai cessé il y a un moment déjà de regarder ces vidéos qui me fendent le coeur. Je prends note des nouveaux scandales avec l’espoir infime que cela touche durablement certaines personnes. En dehors de « No steak » d’Aymeric Caron que j’ai pu trouver dans ma médiathèque l’an passé, je me disais que mon avis étant fait sur la question je ne voyais pas tellement l’intérêt de lire davantage sur l’éthique animale. Pour apprendre quoi de plus ? Que les statistiques augmentent ? Que les gens s’en foutent toujours ?

Et puis sur Instagram il y a quelques mois, on m’a partagé un compte (parmi beaucoup sans doute) qui relayait ces informations, ces scandales, ces horreurs. Le genre de compte que j’aurais fuis. Mais on me l’a partagé avec cette petite phrase :

« Ça aide à rester en colère »

Petite phrase qui s’est insinuée en moi et qui ne me quitte plus.

Depuis que je tiens ce blog, soit quelques mois après avoir changé d’alimentation, de consommation, de réflexion, je suis comme beaucoup passée de l’effroi à la honte, de la colère à la rage. J’ai pu balancer des statistiques avec énervement, j’ai très souvent dialogué pour échanger, (m’)informer. J’ai essayé -et essaie toujours, d’être la moins moralisatrice et la moins culpabilisante possible dans mes paroles, puisque je reste persuadée que mettre les gens face au mur de façon brutale n’est pas du tout la solution. Je suis passée de cet état de colère à un état de résignation, un état un peu plus calme, pour ne pas froisser et pour laisser à chacun le temps.

Ne sois pas trop vindicative

Ne sois pas trop hargneuse

Ne sois pas prosélytiste

Sois bienveillante

Sois patiente

Tu fais déjà ta part

Chacun son rythme

Ce n’est pas si facile

Survoler chaque jour ces images d’animaux torturés, dépecés vivants, de porcelets castrés à vifs, de veaux séparés de leur mère et les pleurant, de chiens battus, de poules ébouillantées. Comprendre que les cornes d’éléphants valent plus cher que l’or, alors même que son commerce est interdit dans de nombreux pays. Regarder ces comportements emplis de sadisme dans les abattoirs, de frémir devant ces massacres de dauphins, ces animaux si intelligents et sociables, de lire les quantités de requins harponnés simplement pour se faire découper l’aileron à vif et jetés à la mer, d’entendre les statistiques aberrantes de consommation du sushis en France. De voir de belles vidéos d’animaux pourtant élevés en liberté mais qui seront tout de même abattus pour le confort de l’éleveur, tout ça, ça m’aide à rester en colère.

Ca m’aide à ne plus rester dans une résignation docile, dans un comportement qui veut qu’on ne soit pas trop vindicatif envers ceux qui nient ces vérités. Qui veut qu’on laisse le temps. Qu’on se tape des arguments vides. J’ai écrit à plusieurs reprises sur ce sujet, je ne vais pas recommencer.

En ce moment je lis « Antispéciste » toujours d’Aymeric Caron, dont je vous parlerai plus en détail ultérieurement, et qui me secoue énormément. Parce qu’au delà de la réalité scientifiquement prouvée que les animaux non humains ressentent de la douleur, de la peur et sont emplis du même désir de vivre que nous, du même instinct maternel que nous, des mêmes besoins de socialiser que nous, ce livre nous remet à notre place sur Terre, comme faisant parti d’un tout, étant là par pur hasard et détruisant en un temps absolument record notre chez-nous. A quel moment peut-on s’approprier le droit d’exploiter une autre espèce et de mettre fin à sa vie, sous prétexte que nous sommes celle qui domine? Comment arrive t-on à dormir la conscience tranquille quand on mange un animal qui est aussi intelligent que son propre enfant (le cochon par exemple), qu’on en torture un autre pour des tests, alors même  qu’il possède  une grande partie d’ADN en commun avec nous (les grands singes)?

Ce livre, et quelques dernières lectures personnelles, remettent au centre de ma réflexion mon engagement :

Jusqu’à quel point peut-on se contenter d’être silencieux dans son coin, de ne rien dire pour ne pas déranger ?

C’est évidemment un raisonnement personnel, et je n’incite personne à aller casser la figure au premier mec qui mangera un steak devant lui, mais c’est une vraie question que je pose.

Ne pas frapper son enfant ne signifie pas qu’il faille rester de marbre et bienveillant si une personne en face gifle le sien, sous prétexte que c’est sa vision de l’éducation et pas la vôtre.

Ne pas jeter ses papiers par terre ne signifie pas qu’on va aller tranquillement ramasser ceux des gens à côté sur la plage sous prétexte qu’ils n’ont jamais entendu parler d’écologie et de zéro déchet et qu’il leur faut du temps.

Eviter le cirque et les zoos comme la peste, et ne rien dire quand des parents prévoient une visite pour que les enfants puissent aller admirer des lions sauter d’un tabouret à l’autre, afin de ne pas créer de conflits, est-ce suffisant?

Rester en colère, c’est peut être ce qui importe le plus finalement. Ne pas laisser passer, rebondir. Il y a des gens doués pour informer avec bienveillance. Il y a des gens doués pour prendre du recul et ne pas se laisser bouffer par tout ça. Je n’y arrive pas toujours.

J’oscille depuis ces quelques petites années entre la franche colère et le souci de laisser le temps, de ne pas froisser, de ne pas bousculer. Mais bon sang, ont-ils le temps, eux ? Est ce qu’on leur laisse le loisir d’intégrer ce qui leur arrivent, de choisir ?

« Je vois bien que tu n’as pas envie que je t’arrache ton petit qui vient de naitre et qui te pleure, mais tu veux bien me donner ton lait dont je n’ai pas besoin s’il te plait ? Non ? Tant pis, je le fais quand même. Et on recommence l’année prochaine ».

« Je sais bien que tu n’a pas envie d’être dépecé mais tu veux bien me donner ta peau pour que j’en fasse un sac à main, un manteau de fourrure ou des chaussures ? Non ? Tant pis, je vais quand même le faire et pour ne pas l’abimer, ta fourrure, je vais le faire quand tu seras encore en vie, c’est mieux pour la qualité du produit vois-tu ».

« Franchement, ton aileron, tu n’en as pas vraiment besoin ? Et puis je suis sympa je vais te relâcher dans l’océan quand même après. Les gens ne veulent pas de ta chair, juste un bout de toi ».

« Tu es bien mignon petit bébé agneau, mais il y a des gens qui aiment manger ta chair rosée, alors viens te faire égorger par là. ».

« Je sais bien que tu peux vivre quinze ans mais comme tu ne ponds plus, tu ne me sers à rien.  Puis vu comme tu secoues la tête bêtement, ça prouve bien que tu es stupide, ça ne t’embêtera pas. »

Il y a de nombreux tempéraments bisounours sur la blogosphère et c’est tant mieux car si on réagissait tous avec hargne, peu de lecteurs et lectrices se questionneraient et beaucoup se révolteraient contre ces vilains-vegan-pas-gentils-et-relous.

Parce que je travaille dans le milieu de la cuisine, j’ai certainement beaucoup plus de discussions sur ce sujet que la majorité et je peux vous assurer que j’ai essayé, vraiment, d’apprendre la bienveillance, mais je n’en peux plus de vivre dans un pays qui place sa sacro-sainte gastronomie fondée sur l’exploitation animale au dessus de tout. Je sature énormément de voir mon pays tellement, mais tellement en retard sur tant d’autres à propos de ces questions d’éthiques animales, de préservation de l’environnement et sur des recherches d’alternatives que ce soit au niveau de l’alimentation mais aussi des tests en laboratoire, de la mode, du divertissement.

Il est du devoir, de la responsabilité même, de chacun d’être au clair avec lui-même sur la façon dont il veut communiquer. Il n’y en a pas qu’une, évidemment. On a tous peur de se fâcher avec nos proches, on a tous envie que les gens comprennent vite, d’eux-même, sans énième argumentaire. Mais le silence compatissant face aux « difficultés » d’arrêter le fromage, de manger un couscous sans vraies merguez, de trouver des beaux pulls sans laine, ce silence ne doit pas être. Rien qu’à l’écrire, avec toutes ces images en tête et ma colère en moi, je trouve cela tellement, mais tellement profondément ridicule. Il y a bien plus difficile dans la vie que de ne pas acheter de fromage, de pull en laine, ou de mascara supra longue durée testé sur des lapins. Il y a tellement d’alternatives aujourd’hui, comment peut-on passer à côté une fois que l’on est informé.e ? On y revient toujours, informer et ne plus donner d’excuses après à ceux qui le sont.

Je suis un discret colibri sur ce blog en partageant toujours avec grand plaisir mes petites recettes, militante non-activiste à travers mon travail actuel, qui s’oriente de plus en plus vers la formation. Mais cela ne suffit pas. Il va falloir trouver d’autres supports pour informer davantage. Je suis quelqu’un de très optimiste, qui voit toujours le verre à moitié plein, en toutes circonstances. Mais là, j’en ai assez, il y a urgence.

J’ai donc décidé de vous informer sur ce que je lis, sur ce que j’entends, sur ceux que j’ai décidé d’apprendre à connaitre davantage : ceux que l’on veut protéger. De vous parler de la vache, du cochon, de la poule. Du veau, de l’agneau.  Pas uniquement comme animaux que l’on veut préserver ou pour lesquels on trouve des « alternatives », mais comme espèces à parts entières. Parce que j’essaie de l’expliquer comme je peux à mes enfants qui ont encore du mal à identifier la saucisse comme un morceau du cochon. Et que l’une des raisons pour lesquelles on peut devenir végétalien.ne, vegan (qu’on aime ou pas les animaux), c’est peut être aussi parce qu’on finit par se rendre compte que l’on mange ou que l’on porte quelqu’un. Alors qu’on peut faire AUTREMENT.

Je comprendrai que celles et ceux qui viennent ici pour la cuisine, et qui n’ont pas envie d’être bousculé, s’en aillent si d’autres sujets plus sérieux sont abordés plus fréquemment, mais il y a tellement de super blogs de cuisine aujourd’hui, que vous y trouverez votre bonheur sans souci ! Evidemment je continuerai de partager mes recettes et mes petites histoires avec humour, c’est le coeur même de ce blog, mais j’ai envie de l’ouvrir davantage à ces questions, alors j’espère que vous êtes partant.e.s !

 

36 réflexions au sujet de « Militante, activiste, ou discret colibri ? »

  1. Super ton article, je suis aussi en train de lire Antispeciste, et tu résumes bien les propos d’Aymeric Caron, ce livre nous remet à notre place sur Terre,
    Tout à fait d’accord avec ton article, Merci de ce partage.

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  2. Bravo ! Je me faisais la même reflexion hier alors que je me fâchais contre des chasseurs ( 1 million de chasseurs en France Versus 3 millions de végétariens alors pourquoi rien ne change?). Je pense qu’il faut rester en colère pour continuer à avancer et espérer un jour peut être pouvoir se reposer!

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  3. coucou Mélanie !
    wouah woooo ! tu sais que je suis pratiquement dans le même état que toi !
    et j’en ai aussi un peu marre d’être bienveillante (comment ça, tu t’en es pas rendue compte??? 😀 😀 )
    tu as raison ! ça fait du bien ces piqûres de rappel !
    merci♥
    et ….. forcément que je vais continuer à te suivre !!!
    belle journée et des bisous qui vont bien avec :* :*

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    1. Merci Sophie,
      je n’ai jamais été regarder ces chaînes, bien que les connaissant de noms. J’ai regardé la moitié du débat (pour le moment) et j’ai été voir sa vidéo réponse dans la foulée. Et bien tu ne pouvais pas mieux trouver pour illustrer mes réflexions actuelles : le véganisme n’est pas qu’un choix et un mode de vie c’est aussi un engagement et vouloir le faire appliquer comme on peut se battre pour la fin du sexisme, du racisme, (la convergence des luttes, on y arrive) demande d’être cohérent. J’ai beaucoup aimé cette explication, que je raccourcis : il ne s’agit pas d’être désagréable mais d’arrêter de conforter et de rassurer des gens qui ne veulent pas enlever leur oeillères pour un confort personnel. C’est tout à fait ça.
      Merci de ces partages inspirants.
      Mélanie

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  4. Bonjour Mélanie. ..
    Super article et tout à fait d’accord avec toi !J’ai aussi le livre d Aymeric Caron à lire , je l’avais commencé; il faut que je m’y remette !Tout mon soutien !

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  5. Bonsoir Mélanie,
    Ca me fait tout drôle de te lire car j’en suis au même point de ma réflexion. Je n’ai pas ton audience (pas de blog, pas une activité en lien avec le sujet) mais depuis peu j’ai décidé de relayer des posts de L214 (que je soutiens) sur ma très modeste page FB. Je sais que c’est super modeste et un peu « facile » comme engagement mais je réfléchis … Je ne regarde pas de vidéos juste parce que j’en suis incapable mais je lis (Antispéciste a été important) … Ma dernière « gifle » en terme de lecture c’est « Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer et oui je ne comprends pas pourquoi ça ne bouge pas plus vite ???? Et dans le même temps, il y a 3 ans je mangeais de la viande et du poisson et mon avancée a suivi des étapes de réflexion et de prise de décision … J’ai envie d’offrir la même bienveillance et le même espace de dialogue avec ceux qui ne vivent pas cette prise de conscience. Je ne sais pas si c’est la bonne façon de faire mais je ne peux pas envisager une autre façon actuellement (peut-être plus tard).
    J’ai des amis qui non seulement mangent de la viande mais n’hésitent pas à afficher des photos de leurs assiettes (en gros plan en plus), ça me donne la nausée mais je ne peux pas me résoudre à couper les liens avec des gens que j’aime.
    En tout cas, merci pour ce que tu veux faire et je continuerai à te suivre avec encore plus de conviction.
    Bises et bonne soirée

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    1. Bonsoir Eleonora,
      Merci beaucoup pour ton témoignage, il est très important.
      Déjà parce que je vais te contredire sur un point : il n’y a pas de petit geste. Tout geste est important et ce sont les 1+1+1+1 qui font des masses. Alors ce que tu fais est déjà formidable.
      Ensuite, j’insiste à chaque fois dans ce type d’article sur le public que je vise quand je m’énerve : les gens qui sont informés. A qui on a expliqué. Qui côtoient d’autres VG, débutants ou pas. Evidemment qu’on a tous mis du temps, qu’on a tous eu besoin d’étapes. Mais je crois que ces dernières sont aussi proportionnelles aux informations dont on dispose : quand je suis devenue végétarienne (puis vegan), il n’y avait personne, mais absolument personne autour de moi qui en parlait et que cela intéressait. Et pourtant ce n’est pas si vieux que ça ! J’ai du me débrouiller seule dans mes recherches, ma réflexion, je n’avais personne avec qui échanger à part mon mari et je suis persuadée que si on m’avait aiguillée, conseillée et informée plus tôt, j’aurais mis beaucoup moins de temps.
      Il est important d’être bienveillant avec les gens qui entament cette démarche, là je suis complètement d’accord car c’est beaucoup de choses à intégrer ! Mais je n’ai pas envie de l’être avec ceux qui la refuse. Même si cela parait dur.
      Tout est ensuite question de discussion : je n’ai pas du tout envie de couper les ponts avec ma famille et mes amis ! Mais la plupart savent que ça ne sert à rien d’essayer de me sortir des arguments qui n’ont aucun fondement. Comme je l’ai répété souvent : « si tu persistes, assume les actes que tu commets et ne viens pas me baratiner ! » 😉
      Belle soirée, plein de bises et à bientôt,
      Mélanie

      Aimé par 1 personne

  6. C’est vraiment quelque chose de délicat je trouve, de trouver cet équilibre entre ne pas être agressif, ce qui ne servirait à rien d’autre qu’à nous défouler, et en même temps ne pas être passif… En d’autres termes, il faut essayer de tendre vers une situation où on n’a pas honte de son choix, au contraire on est capable d’affirmer tranquillement qu’on considère que c’est le choix éthique valable et qu’on conteste les autres, mais où on arrive à le dire sans agression personnelle (encore une fois, pour des raisons d’efficacité). Mais forcément on est humain.e.s, tenir cette tension en permanence, ça me parait impossible. Y’a forcément des fois où on va craquer dans un sens ou l’autre, soit parce qu’on va rentrer un peu trop dans le lard de quelqu’un (sans mauvais jeu de mot ^^), soit parce qu’on ne va pas avoir l’énergie et que pour une fois on va laisser couler. C’est vrai que continuer à lire, à avoir des infos précises, à savoir ce qui se passe, ça aide à concrétiser au quotidien ce pour quoi on se bat. Après en ce qui me concerne, une piquûe de rappel de temps en temps oui, mais voir des images horribles tous les jours, j’évite…C’est pas ça qui m’a convaincu au départ, donc je pense que c’est pas ça qui m’aidera particulièrement à tenir. En tout cas, ces tensions entre ce qu’on ressent vivement, et ce qui est efficace dans les faits en termes d’activisme, ça a rien d’évident. Revendiquer et donner de la voix sans être haineux, argumenter sans rien lâcher mais le faire posément…un défi de tous les jours

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  7. En fait je crois que la difficulté c’est d’arriver à ne pas confondre le fait d’être bienveillant avec des individus (les écouter, prendre en compte leurs difficultés, ne pas les agresser), et le fait d’être bienveillant avec des convictions. Je pense vraiment qu’on peut être bienveillant avec les gens autour de nous, en tout cas jusqu’à un certain point si eux aussi sont respectueux, sans pour autant qu’on concède quoi que ce soit à leurs idées

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    1. Tout est dit 😉 L’agressivité et encore moins la haine ne sont pas du tout productive, mais un comportement passif non plus. Il y a différents moyens d’amener au véganisme et d’y être amené, d’ou l’intérêt de méthodes plurielles. J’ai d’abord beaucoup lu et puis j’ai vu. C’est le mélange des deux. Pour certains ce sera la santé, d’autres l’environnement. Pour d’autres encore de simples discussions argumentées et posées suffiront. J’ai choisi l’information depuis plusieurs années et je crois que cela paye, alors je continue. Mais je ne reste pas passive, je ne peux plus.
      Belle journée et merci de ton témoignage, il aide à avancer.

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  8. Bonsoir Mélanie,
    Je n’ai jamais regardé une vidéo violente, et toujours détourné mon chemin devant les stands dénonçant les conditions d’abattage, sur le boulevard St-Michel.
    La phrase d’une amie qui m’a fait basculer c’est : « Oui, je veux bien manger de ta viande, mais seulement si tu as la certitude que l’animal n’a pas souffert. »
    Là, elle m’a eu.
    Un an de réflexion plus tard, j’étais plus végétarienne qu’elle.

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    1. Bonjour Lili,
      Tu résumes très bien ce qui fait basculer certains : la phrase choc qui va déclencher une réflexion derrière ! Encore faut il ne pas se voiler la face et creuser comme tu l’as fait 😉
      Plein de bises et belle journée
      Mélanie

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  9. Pas de colère, Mélanie. La colère ne nourrit pas, elle détruit. Vous allez vous rendre malade et vous ne serez d’aucun bénéfice à la cause que vous défendez.
    Appliquez le pouvoir de l’attraction. Envoyez des pensées positives à l’univers, il agira en conséquence.
    Savoir, avoir pleine conscience que ces tortures existent vous permet d’agir, d’expliquer et de transmettre aux éventuels (encore ?) ignorants de cette barbarie. Mais, regarder quotidiennement, voire en boucle, les vidéos qui circulent sur Internet, est malsain. C’est destructeur pour vous-même, cela attise votre colère, et dans le même temps cela nourrit la haine de ceux qui se repaissent de la souffrance.
    Le monde change, il progresse, même si les médias ne montrent que son côté négatif. Je le constate régulièrement. Autours de moi, il y a de plus en plus de végéta(r & l)iens, et étonnamment, il n’y a pas d’âge pour changer. Ma maman de 76 ans vient de sauter le pas.

    Gardons espoir, la cause animale n’est pas perdue !

    Restez la belle personne, mélange d’enthousiasme et de grain de folie, que vous êtes Mélanie.

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    1. Merci Dominique, pour vos belles paroles apaisantes, il en faut des comme vous 😉
      Rassurez vous, je ne m’inflige rien et je ne regarde rien en boucle. C’est un compte qui est dans mon fil Instagram et que je sait « zapper » au besoin. Mais ne pas oublier me semble important, tout autant que transmettre.
      Ceci étant, comme je l’ai souligné, je suis une éternelle optimiste, loin d’avoir des ressentis haineux – ce n’est pas du tout mon tempérament – et je ne souhaite pas me renfermer dans cette colère. Mais bousculer et être bousculé de temps en temps remets les pendules à l’heure !
      Très belle journée à vous,
      Mélanie

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  10. Bonjour Mélanie, c’est toujours un plaisir de te lire. Quand tu auras fini Antispéciste, je te conseille de tout mon coeur de lire « How to create a vegan world » de Tobias Leenaert (aka Vegan Strategist). C’est en anglais mais vraiment très simple à comprendre, et je le trouve un trésor de réflexions justement pour aller plus loin dans ton raisonnement et « canaliser » sa colère de la façon la plus efficace et pragmatique, pour obtenir le meilleur résultat possible en tant que défenseur des droits des animaux. A ne pas forcément prendre pour une Bible, mais ses arguments sont tellement bien étayés que ça vaut vraiment la lecture… et au passage ça permets aussi, je trouve, de ne pas péter un plomb 😉

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  11. Je suis pour! On a trop de piqures de rappel non vegan a longueur de journée, donc dur dur d´être vegan en société, alors se rappeler a l’occasion pourquoi on fait ça et se conforter dans ces choix, c’est essentiel je trouve! Je te soutiens a fond! Biz

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  12. Je suis aussi en train de lire ce livre … je n’ai pas lu encore la moitié du tome que j’ai déjà versé pas mal de larmes . Mélange de tristesse et colère ..

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  13. Bel article 🙂
    Je suis contente de lire ce changement (qui me semblait se dessiner depuis quelques articles), parce que justement c’est ce qui m’intéresse le plus (même si encore aujourd’hui je suis passée dans la journée pour vérifier les ingrédients pour la base d’un cake salé :P). Et en ce moment, je lis « L214 une voix pour les animaux » et ça me fait une piqure de rappel gigantesque sur le fait que ce combat est encore immense, que je ne mets pas assez d’énergie, que je reste passive voire que je n’applique ces principes que pour atténuer ma culpabilité. Mais c’est vraiment essentiel de se rappeler régulièrement que c’est un aussi combat politique, et que comme tous les combats politiques il faut oser s’élever, ne pas rester silencieux et parfois bousculer. Et continuer d’apprendre toujours.

    Bref, hâte de lire la suite.

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  14. Bonsoir, je découvre ce blog avec bonheur à l’instant grâce à un lien sur ma page Facebook. J’en suis presque au même point, je regarde encore des vidéos (difficilement) je lis beaucoup, j’ai aimé antispéciste mais préféré celui de Matthieu Ricard comme si le fait que ce soit lui qui « me » le dise changeait quelque chose :o) je suis tellement en colère en ce moment épuisée de pleurer … Je me sens si impuissante face à toute cette douleur et ce massacre ! Je ne sais plus quoi faire pour que les choses changent. Merci en tout cas d’avoir partagé cet article et ces pensées ça fait du bien de se sentir moins seule. Belle fin de semaine.

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  15. Excellent article ! J’ai adoré Antispéciste, j’ai surtout aimé le côté éthico-philosophique que l’on ne trouve pas dans d’autres lectures comportant beaucoup de chiffres ou de statistiques. Je reste pour ma part en mode petit colibri et je me dis qu’ agir en montrant l’exemple peut aussi porter ses fruits, une petite pierre à l’édifice chaque jour. C’est des petits colibris que naissent les grands mouvements 😉
    Hâte de lire tes prochains articles, belle journée ♥

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