Maitriser son budget course -3 Quelques outils et récap’

Ça y est, je termine aujourd’hui ce dossier (démarré par l’étude de nos besoins, puis notre façon de consommer)  qui a pour but de donner quelques pistes pour réaliser des économies en faisant ses courses au quotidien.

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Il y aurait certainement encore beaucoup à dire, mais je souhaitais rester dans les grandes lignes, en partant de mon propre mode de fonctionnement. Depuis un peu plus de deux mois que nous faisons bien plus attention, le bilan est plus que positif.

  • Nous avons réalisé une économie d’environ 80€/mois (et je peux vous dire que juste avant que la taxe d’habitation / télé / foncière ne nous tombe sur la tête, ça fait du bien !))
  • Je n’ai quasiment plus de restes puisque je prépare toujours mes listes de menus avec ce qu’il y a dans mes placards/ frigo avant d’y aller, AVANT de décider de quoi j’ai envie. Cela donne parfois des repas un peu redondants (3x des pâtes dans la semaine, ou deux fois de la semoule) mais j’ai moins à racheter la fois suivante.
  • Je me prépare une liste des basiques qui reviennent tout le temps, avec les prix à côté : cela me fournira une base fixe mensuelle. Elle évoluera avec les saisons mais je pense qu’elle m’aidera bien.
  •  Et, c’était aussi un de mes objectifs principaux : réduire les déchets. En portant une attention particulière aux produits avec des emballages qui ne vont pas au tri sélectif (biscuits du goûter, sachet de pâtes que parfois je ne prenais pas toujours en vrac car indisponibles, paquet de café en alu, simili carné forcément dans des emballages en plastique comme le tofu ou les saucisses, les galettes de sarrasin que je fais moi même, etc…), nous n’avons plus qu’un sac poubelle de 30L par semaine pour toute la maison, voir tous les 10 jours.

Mon plus gros souci reste de gérer les quantités que je prépare : j’avoue que cuisinant régulièrement pour une centaine de personnes, quand il faut faire à manger pour quatre, j’en fais toujours trop et on mange souvent deux fois le même plat réchauffé dans la semaine. Donc pas ceux que j’avais prévus, ni pour lesquels j’ai fait des courses.  Un vent de rébellion commence à souffler ici. Encore des pâtes au pesto!! Encore de la pizza! Encore des crêpes (Ah non, pas celui là).

Je me suis dit qu’un petit guide de quantité pourrait être intéressant pour ceux qui achètent en vrac, et mieux doser les préparations.

Aliments Poids cru en g /pers adulte Poids cuit en g
Riz / blé / Orge perlé ou mondé / Petite épeautre 50 125
Pâtes 50 150
Semoule / boulgour 50 125
Légumineuses (poids avant trempage) 35 100
Pommes de terre / Patate douce 150 180 env.
Quinoa /sarrasin 50 125

A savoir que certains aliments sont trompeurs et gonflent beaucoup (semoule, quinoa et sarrasin notamment), donc ne pas se fier au volume cru, après cuisson il est plus important.  Les quantités sont à adapter à chaque appétit et aux conditions physiques bien sûr.

***

J’avais promis des listes de courses chiffrées, en lien avec mes menus. Je vous en propose donc deux du mois d’août à télécharger.

Exemples de menus chiffrés

J’avais prévu également de vous proposer une liste de basiques avec les prix magasins bio et grandes surfaces pour vous montrer que l’écart de prix n’est pas toujours flagrant mais, en la commençant sur place, je me suis rendue compte que ce n’était pas pertinent : quelle gamme au sein d’une grande surface ou d’un magasin discount choisir pour le comparatif? Rien que pour un pot de coulis tomate, entre la marque du magasin et les produits de marque (comme on dit), il peut y avoir plusieurs euros d’écart, pareil pour le riz, les pâtes, le lait de soja…Alors évidemment comparer un pot de tomate Top budget ou Marque Repère avec un pot de sauce tomate bio, l’écart est là. La qualité aussi, c’est certain.

Choisir un produit de marque fera grincer les ménages qui n’en ont pas les moyens, choisir un produit bas de gamme fera grincer  les dents de ceux qui mettront en avant la qualité du produit, quitte à en acheter moins. Moi je suis l’amie des ménages, je ne veux pas qu’on me tape dessus !

Je trouve donc plus pertinent de vous proposer de rédiger une liste de vos basiques qui reviennent très régulièrement, et des produits donc vous ne voulez pas vous passer. Cela laisse ensuite une marge pour remplir les menus de la semaine.

Pour ma part, un exemple de produits que j’achète au minimum une fois par mois et qui sont mes basiques

Jus de pommes

Café, thé, infusion

Lait de soja calcium pour yaourt

Citrons (pour ma boisson matinale spécial corps -et foie- de rêve )

Flocons d’avoine (pour galette, steak et lait)

PQ, vinaigre, dentifrice

Céréales petit déjeuner

Pain, Pain burgers, tortillas

Amandes, noix de cajou

Lentilles corail et brunes, pois chiches, haricots rouges et blancs

Pépites de chocolat

Farine, fécule, agar agar, poudre à lever, levure de boulanger

Sucre de canne, sucre de fleurs de coco, sirop d’agave

***

Et pour finir, j’ai réalisé un mini tour des commentaires sur le blog et des retours par mail que j’ai eus et je voulais vous noter les petites astuces des uns et des autres (je n’écris pas celles dont j’ai déjà parlé ici) et celles qui me viennent encore aujourd’hui:

  • Investir dans une machine sous vide : moins de gâchis, meilleure conservation des aliments, possibilité de fabriquer d’avance en plus grande quantité
  • Savon de Marseille en paillettes pour lessives et shampooing
  • S’acheter (ou s’imprimer) un document qui permette de faire son planning de menu et sa liste de course en même temps. Celui sur la photo en haut de chaque article du dossier, je l’ai trouvé pour 7€, avec 52 planches et listes de menus détachables en dessous. Ultra pratique je trouve, et cela me permet de garder tous mes menus de l’année et de piocher quand je suis en manque d’idée.
  • Se faire une liste de menus « radins » : quand les fins de mois sont difficiles, avoir sous le coude des plats qui ne coûtent vraiment pas grand chose peut être pratique (dans la mienne, il y a les gaufres (farine + eau + légumes), les galettes de sarrasin avec échalotes confites, la pizza, pain + houmous, les beignets salés de légumes…
  • Traquer les aliments gratuits. A chaque saison son lot de produits offert par la nature. En ce moment, bien que ne connaissant pas un millième des aliments comestibles que l’on trouve en forêt ou au bord des champs, je glane les noisettes (du lait gratuit, de la purée de noisettes gratuite), les orties (soupe, pesto), les mûres et le sureau pour les coulis, sirops de fruits et confitures. Bientôt les châtaignes, l’ail des ours. Pour ceux qui s’y connaissent, les champignons. J’ai tellement de bol que je suis sûre que le premier que je m’amuserai à ramasser me fera trépasser aussitôt^^. Bien sûr, plus facile à dire lorsqu’on habite en campagne mais il me semble tout de même important de le signaler. Ce sont des gestes qui sont sympathiques quand il s’agit de casser 20 noisettes ou de peler quelques châtaignes, occasionnellement, mais il est vrai que de grosses quantités deviennent vite ennuyeuses. Le tout est de se trouver un bon moment, un bon disque et de se lancer une heure ou deux. Et quel plaisir de sortir son bocal de noisettes gratuit du placard, ou encore sa poêlée de marrons aux pommes maison pour accompagner simplement un riz cet hiver !
  • Investir dans un bon matériel ( blender, robot) qui permet de réaliser maison des préparations qui reviennent souvent et qui sont chères à l’achat : soupe, pesto, purée d’oléagineux, houmous, …
  • Se mettre à cuisiner des produits que l’on a l’habitude d’acheter tout fait! Naaannn?? Et oui, ça c’est le méga gros scoop de l’article!! Il faut 21 jours pour mettre en place une habitude (c’est réellement prouvé) alors on s’oblige à faire quelques préparations soi même, petit à petit, et elles vont vite rentrer dans la routine du foyer et ne pas rester les expériences d’une fois :

–>Le soir, je mets mécaniquement mes noix/amandes à tremper et je mixe en lait le lendemain. OU je prépare mon lait d’avoine au réveil.

–>Le dimanche, je mets mes graines à germer et je passe 10 secondes par jour à les rincer.

–>Je prépare 500g de tartare d’algues et le congèle dans des bacs à glaçons que je sors le matin pour le midi. C’est bien moins cher qu’acheté tout prêt.

–> Quand je prépare du seitan, je double et je congèle (ou stérilise selon le temps). 2€ le kilo fini contre 28€ en magasin bio (le bon).

–> Chaque plat ou aliment qui nécessite un long temps de préparation / cuisson est multiplié par deux et congelé. Hachi, lasagnes, légumineuses.

L’idée est d’avoir un peu de réserve pour ne pas craquer en allant acheter du tout prêt lorsqu’on n’a pas envie de cuisiner.

Je pense avoir fait le tour de mon fonctionnement. Rien n’est parfait mais le résultat économisé, aussi petit soit-il, fait toujours plaisir. Et puis je trouve réellement intéressant de se pencher sur notre manière de consommer. Bien au delà de la façon de manger, elle éclaire notre rapport à la société de consommation, les automatismes que l’on garde et que l’on entretient.

En l’espace de deux mois, tout un tas de produit dont je ne pensais pas pouvoir me passer ont disparu du frigo, des placards, remplacés par des solutions plus économiques et plus écologiques. Alors que je pensais pourtant faire déjà bien. Retirer des espèces, par exemple, redonne un rapport différent à l’argent, plus sain, plus concret et encore moins basé sur le superflu, notions que l’on perd tellement facilement dans la routine hebdomadaire des courses, lorsqu’on n’est pas tenu de faire attention à chaque euro dépensé. Démarrer par le contenu de son caddie finit par remettre en perspective TOUS nos achats, vestimentaires, culturels, esthétiques, mobiliers. Tout en conservant la notion de plaisir qui est quand même essentielle, nous apprenons à acheter plus sciemment, et avec moins d’impulsivité. Il ne s’agit pas uniquement d’un souci d’économie financière, certain n’ont pas besoin de lister ligne par ligne leur achats et c’est tant mieux, et certains postes de dépense comme les vêtements ou les meubles sont souvent plus coûteux lorsqu’ils sont réalisés en matériau écologique et dans des conditions de travail humaines (Mince, en plus il faut payer les gens??). Il s’agit de se permettre d’avoir l’essentiel, du durable et en finir avec cette surconsommation qui rime trop souvent avec une faible durée de vie et du jetable à tout bout de champ.

10 commentaires sur “Maitriser son budget course -3 Quelques outils et récap’

  1. Bonjour,
    Merci pour ce super article !
    Tu m’as motivée pour faire mes menus et donc n’acheter que l’essentiel.. je vais m’y mettre !
    Faut que je prenne l’habitude de payer en espèce aussi.
    Là, je me suis mise à partir du 1er septembre à ventiler mes listes de courses dans des catégories pour voir là ou ça nous coute vraiment cher. Ça prend un peu de temps, je compte le faire 2 mois ou 3 pour avoir une moyenne et ensuite je pourrais voir ou part vraiment l’argent.
    Sinon, dans la catégorie « manger gratos », je me suis mise depuis 1 ans à manger les fanes des légumes de mes paniers bio et bien ça permet vraiment de faire encore plus de repas avec les paniers, on en fait des choses avec : pesto, tarte, cake, soupe, brick…

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Mélanie ! Merci pour ce retour enthousiaste ! Oui, cela prends un peu de temps de repérer où l’on peut faire de vraies économies, j’ai gardé tous mes tickets sur deux mois avant de m’y mettre à fond pour bien lister, mais après c’est bien plus facile.
      Et c’est vrai que recycler les fanes et pelures est super économique. J’ai déjà commencé avec toutes les fanes et je vais creuser un peu pour le reste. On prend vite le pli des espèces, et même si ça arrive de payer tout de même par CB, on est un peu plus regardant.
      A bientôt !

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  2. ton blog est une vraie mine d’or!!!!! Sérieux je l’ai découvert hier et je ne peux plus m’en passer! ^^ merci pour tes partages et tes astuces ainsi que tes recettes! je constate que je ne suis pas trop mal en fait niveau gestion des courses et en minimalisme santé et entretien maison, je suis prête à avoir des gosses haha!

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    1. C’est toujours un plaisir d’avoir des retours quand on partage sa passion alors merci à toi ! Et si tu es déjà au top ma foi, c’est super 😉

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  3. Bonjour, je découvre votre blog avec grand intérêt, bravo et merci pour vos articles! Je viens compléter vos réflexions : ici, nous avons remplacé la levure chimique par 50% bicarbonate de soude alimentaire bio et 50% arrow-root. On mélange bien, on met dans un petit pot à confiture. A chaque utilisation, on secoue bien puis on prélève une cuillère à café pour l’équivalent d’un sachet ou pour un gâteau. Grâce à ce système, nous n’avons jamais d’arrière goût de bicarbonate dans les gâteaux.
    Je vous conseille de laisser tomber les paillettes de savon de marseille. C’est bcp plus cher au kg qu’un savon de marseille tout bête…!! Râper ou mixer un gros savon est bien plus économique ! Et attention au savon de marseille choisi: bcp contiennent trop de glycérine et de l’huile palme. Mes recherches m’ont conduite à acheter uniquement le savon vert de la marque Marius Fabre qui en plus peut s’acheter par lot sur internet. Bonne continuation.

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    1. Bonjour Mèrepoule !

      Merci pour ces précisions. Depuis j’ai article j’ai un peu évolué : je n’utilise que du bicarbonate dans mes gâteaux, et bien dosé je n’ai aucun arrière goût. J’utilise une balance de précision et au gramme près c’est impeccable (poids de la levure divisé par 3).
      J’achète également le savon vert de Marius Fabre que je râpe désormais pour ma vaisselle à la main et je finis mon sachet de paillettes (ca dure!) avant de râper pour la lessive. Oui, on m’avait expliqué en magasin que le blanc contenant de l’huile de palme !
      Bonne journée !
      Mélanie

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  4. Merci pour cet article ultra complet et qui me correspond bien en prime! Deux adultes, 2 enfants à mi temps ici, sans gluten et végétariens (sauf exception de la viande très rarement) et des plats vegan plusieurs fois par semaine. Laitages occasionnels et laits végétaux fait maison depuis peu! Bon ben pas de soja pour nous 😉. Sinon bio et zérodechet au maximum. Pour le budget on est à peu près pareil… Mais justement je voulais le reprendre en main car nous avons déménagé et nous frequentons de nouveaux magasins (Biocoop et Day by day) donc il faut voir si le budget change. Je voudrais faire encore plus de choses moi même. Le potager est en cours et nous aimerions accueillir des poules 😊. Je sais bien que tu es vegane, mais je pense que tu es tolérante, moi aussi d’ailleurs 😉. J’ai adoré les menus et le prix des courses par semaine et encore plus les quantités des aliments! Car moi aussi j’en fait souvent trop et on en mange pendant 3 jours!!! Donc impossible de tenir un planning. Tu penses que ça se soigne? 😅 . J’aime beaucoup ton blog, tes articles sont clairs et bien tournés, je reviendrai par ici 😆 bonne continuation.

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