Vieillir aujourd’hui est un vrai sujet de manière générale et souvent très ambivalent, surtout quand on est, en plus, une femme. Je n’avais pas envie de m’arrêter sur l’aspect esthétique, par lequel je ne le sens pas tellement concernée (ou en tout cas, qui ne m’angoisse pas du tout) mais plus sur ce que ça m’apporte de me voir avancer en âge. On se baladera ensuite en condiments, dîners express vegan et mini-défi !
Sommaire
Vieillir, ça a aussi du bon
Certes, si vous avez 70 ans et que vous me lisez, vous devez gentiment rigoler de mes jeunes 42 années et demie.
Mais quand même, autant, ça ne m’a fait ni chaud ni froid de passer la quarantaine, autant, je trouve qu’il y a un truc qui se débloque progressivement en avançant dans cette décennie.
J’ai toujours su intimement que je serai à mon top à 50 ans (en tout cas mentalement. Venez pas me parler de ménopause encore, hein).
Peut-être parce que je pense sincèrement qu’il faut beaucoup d’années pour apprendre à se connaitre, savoir ce qu’on veut, assumer ce qui nous fait du bien et savoir dire non.
Cette semaine en revenant d’une séance intense de musculation, je me suis vu préparer mon smoothie protéiné. Ça m’a fait vraiment marrer en le mixant.
Je voyais la moi de 30 ans dans un coin de la cuisine qui me regardait le sourcil levé et l’air bien sarcastique “Mais meuf, il est 9 h du matin, à quel moment, dans quelle vie bordel de breizh, on va à la salle à 7h30 pour se taper ensuite un smoothie aux protéines en poudre avec des framboises du jardin et de la purée d’amande maison en révisant les chiffres en coréen sur une appli ,alors que tu pourrais juste DORMIR ?!”.
Désormais, ne t’avise pas de m’empêcher d’aller au sport, de regarder mes séries ou d’aller marcher une heure avec de la musique dans les oreilles.
Ce que je fais aujourd’hui, je n’aurais tout simplement pas pu le faire avant pour des raisons logistiques principalement -le “quand on veut, on peut” avec des mômes en bas âge, me donne envie de gifler les gens qui sortent ça, mais aussi de maturité et de confiance en moi.
Je n’ai pas peur maintenant de dire que j’aime soulever de la fonte, là où il y a 10 ans, je faisais vaguement du yoga.
Il y a 10 ans, tu ne m’aurais jamais fait boire des protéines en poudre.
“M’enfin, y’a du tofu et du seitan, pour quoi faire franchement ? Laissez ça aux fitgirls et aux mecs qui font de la gonflette”.
À priori bien nazes puissance 1000, oui. La maturité on a dit.
Il y a aussi ce truc, forcément, de se rendre compte que les jours passent et que le regret serait bien dommage arrivé à la fin. Je trimballe toujours ma petite phrase totem dans ma tête : “Et au pire, il se passe quoi ?”.
C’est ma phrase préférée au monde. Juste avant “je t’aime” et “oui, vous pouvez vous prendre une prime de fin d’année, vous avez bien bossé Mélanie”.
Et plus les années passent, plus elle est puissante cette petite phrase, car moins j’ai le temps.
Alors pas de magie de développement personnel à deux balles. Elle n’annihile pas les doutes, le syndrome de l’imposteur, les difficultés, la gêne aussi de se sentir bien nulle en commençant quelque chose de nouveau.
Mais je dirais que c’est un peu comme la machine à traction assistée.
Tu fais le job, mais on t’aide. Ou c’est le fait d’être aidé qui te permet de faire le job.
Mais dans tous les cas, tu y vas et tu fais.
Punaise, faut que j’écrive un livre de motivation de vie. Je ferai un carton.
Avec le recul, il y a beaucoup de choses que j’aurais aimé commencer plus tôt, ou sur lesquelles m’affirmer avant. Mais peut-être que ça arrive juste au bon moment , celui où je peux en profiter. Alors arrêtons de chouiner sur ce qu’on n’a pas fait plus tôt et commençons ce qui nous fait envie !
Les condiments prêts à l’emploi que j’adore.
C’est typiquement un truc que je me suis refusée pendant des années. “Je vais quand même pas acheter des sauces toutes prêtes alors que je suis cuisinière, vas-y la honte”.
La honte a pris sa retraite et les sauces ont envahi mon frigo. Mini échantillon.

👉 La sauce pour tteokbokki. Pâte à base de piment coréen, le gochugaru, c’est ma préférée pour préparer des sauces pour tofu et protéines de soja, des nouilles en un temps record. J’ajoute de la sauce tomates quand on le mange en famille pour éviter de cramer le palais des enfants.
👉 Le mélange d’épices à guacamole : j’ai plein d’épices chez moi, mais depuis que j’ai trouvé ce mélange tout prêt en grande surface, je ne mets que lui dans mes guacamoles (d’avocat ou petit pois pois cassé, peu importe), avec du jus de citron. Il est bien relevé, sans sucre, je trouve la qualité vraiment bonne.
👉 L’ail surgelé : mon mari prépare plus de plats avec, depuis que j’en mets dans le congélo. Parfois il suffit de pas grand-chose pour se lancer. Je le prends à Picard mais je pense qu’il y en a partout.
👉 La sauce Japchae : 60% de sucre, 40 % d’épices et de sauce soja (à peu près). La préférée de mes enfants sur leur nouille. Son nom vient du plat coréen du même nom. Je l’achète en épicerie asiatique mais je sais qu’on en trouve en grande (grande) surface.
👉 La pâte de curry de La Fourche : je suis archi fan de ce condiment que je trouve parfaitement dosé et très aromatique. Je le mélange très souvent à du yaourt pour l’apéro ou dans un plat.
👉 La vinaigrette. Oui, je fais la mienne 70 % du temps, mais les autres 30 % je trouve ça kiffant de juste prendre la bouteille dans le frigo.
5 dîners prêts en 15 minutes max
Je rabâche qu’on peut préparer quelques petites choses le matin pour le soir quand on ne veut pas passer beaucoup de temps en cuisine. Mais parfois, ce n’est pas possible et plutôt que de finir par commander une pizza à 10 balles, voici 5 dîners express équilibrés.

- Un bol de soupe de légumes en brique + un filet de tofu + de la semoule avec des amandes.
- Une large tartine avec une bonne couche de houmous, des graines de courges dessus et une belle carotte à la croque.
- Une conserve de lentilles (bien rincées) et réchauffées avec épinards (ou des haricots verts en conserves et de la sauce sésame-citron.
👉 Comment utiliser de la purée de sésame : 14 idées !
- Un bol de bouillon aux algues, champignons, nouilles et tofu fumé
- Pizza-tortilla + salade de chou rouge (émincer le chou pendant que la pizza tortilla cuit)
Mini-défi de février – “Février sans supermarché”
Objectif : essayer de découvrir d’autres alternatives pour certains produits
Cela fait plusieurs années que ce défi existe et je trouve que c’est une super initiative. Je vais quand même recontextualiser, car on a vite fait de se dire, quand on passe toutes ses commandes en supermarchés, que c’est vraiment un temps énorme à consacrer à ce changement. Et loin de moi l’idée de juger où on fait ses courses.
DONC, mon idée ici est plus de réfléchir à ce que vous achetez le plus en supermarché, quelles autres alternatives existent, et lesquelles vous pourriez essayer de tester si c’est votre souhait de consommer plus local, ou plus éthique.
👉 Je vous invite vraiment à la lecture de cet article de La relève et la peste sur ce “défi” qui remet également en contexte sans culpabiliser.
Je prends mon exemple, si la majorité de nos courses sèches sont faites avec La Fourche, le frais en magasin bio et les légumes chez ma maraichère., on fait un petit stock de certains produits à Intermarché (petite supérette près de la maison) et à Leclerc.
En supermarché, on achète :
- Tous les fromages vegan à fondre et certains à tartiner
- Tous nos gâteaux apéros
- Les alcools et certains sodas, jus de fruits pour nos vendredi apéro
- Certains simili de la marque Leclerc que je trouve très bons et à petits prix.
Étape 1 – Les alcools
Clairement, je ne vais pas me mettre à acheter mon whisky en magasin bio vu le prix de la bouteille, mais on en trouve des sympas à prix tout à fait similaire aux grandes surfaces chez les cavistes. Idem pour les bières !
Étape 2 – Les gâteaux apéros
C’est chaud. En bio, les chips coutent le prix du PIB du pays de Picsou et j’e nai pas trouvé l’équivalent de la croustillance des 3D nature en bio. Soyons stratèges : moins de gâteaux apéros et plus de tartes soleil. Et quand même les petits rouleaux-chips de maïs-tomates qui sont trop bons en magasin bio.
Étape 3 – Fromage vegan à fondre
Je trouve que les prix de certains produits en épicerie vegan des sites comme “The official vegan shop” par exemple, sont vraiment élevés par rapport aux mêmes qu’on peut trouver en grande surface. Mais je comprends, car les volumes ne sont pas les mêmes. Donc peut-être les remettre à leur place de produits “exceptionnels”.
Étape 4 – Les similis pas cher type Marque Repères
Je les note, car ça reste un bon exemple, mais ici on en achète très peu. Je prends surtout les simili au magasin “Nous anti-gaspi”, que je ne peux que vous recommandez si vous en avez un près de chez vous. C’est la loterie selon les arrivages, mais ça permet de varier un peu de temps en temps. Et de toute façon, nos sources de protéines principales restent le tofu et le seitan.
En plus, j’ai lu la semaine dernière que les magasins Leclerc (tout comme Carrefour et Intermarché) se classaient parmi les derniers à faire des efforts au niveau du développement durable de leur enseigne, contrairement à d’autres marques de supermarchés européens. Ça ne veut pas dire que je n’y mettrai plus les pieds évidemment, mais j’essaie de faire un peu mieux.
Exercice à la fin de cette lettre :
👉 Me dire en commentaire quelle chose la ou le “vous” d’il y a 10 ans n’aurait jamais pensé faire aujourd’hui !










Il y a 10 ans j’étais au début de l’adolescence, donc je ne sais pas si on peut vraiment parler de vieillir… Mais je sais que je ne voyais pas réussir mes études et je ne me serais jamais imaginée m’accorder autant de bienveillance. J’ai hâte de voir ce que la vingtaine a encore a me faire découvrir !
Dans la même veine que ton “au pire, il se passe quoi ?” j’essaie de me répéter “do it scared”. Le temps passe trop vite et à le moment parfait n’arrivera peut-être jamais, alors autant essayer !
Question alimentation, pas sûre que je dépasse le végétarisme dans la décennie à venir, mais je vais continuer à tester des recettes végétaliennes et les faire découvrir à mes proches !
Coucou !
J’aime bien ton mantra aussi, finalement, on s eretrouve dans le “on a pas grand chose à perdre, donc allons-y !
Bravo pour ta démarche entout cas !
J’adore ce genre d’exercice.
J’ai commencé par me dire “baah pas grand chose en 10 ans”, mais en fait pas du tout !
Je peux le dire : je suis fière de ce que je suis devenue 10 ans après.
Où j’en étais il y a 10 ans ? J’habitais à Paris, je venais de quitter un job où j’étais exploitée/maltraitée et je venais d’apprendre que javais un cancer du sein à 28 ans, alors que ça faisait environ un an que j’étais avec mon amoureux.
Pendant tous les traitements, j’avais cette question : est-ce que je pourrais avoir un enfant ?
Maintenant, je sais que OUI. Elle s’appelle Romane, elle a 5 ans et demi et elle est merveilleuse. J’ai pris une grosse claque avec la maternité MAIS cela m’a tellement fait du bien. D’abord parce que je me suis promis de pas reproduire les schémas familiaux donc j’ai beaucoup travaillé en psy avant ma grossesse. J’ai eu la chance de rencontrer une psy formidable (du genre à donner des exercices pour la prochaine fois, etc), avec qui j’ai beaucoup progressé. Et j’ai l’impression de réparer mon enfant intérieur en élevant ma fille, et de mieux comprendre ma mère, aussi.
Je travaille dans la même pharma depuis 2017 (avant, mon record, c’était 2 ans et demi dans la même boite), et j’ai compris que j’aimais vraiment mon métier et écouter les gens.
Il y a 10 ans, j’avais quasiment jamais fait de manif. Depuis environ deux ans, je me suis beaucoup engagée dans plusieurs causes et je suis souvent en manif ou sur des event militants. Je me suis même coordo dans une asso, ce qui me semblait impensable à l’époque (très timide et incapable de prendre la parole en public)
Bref, je m’aligne de plus en plus avec mes valeurs et cela fait un bien fou.
Bonus : cela m’a donné envie d’aller écrire plein de choses dans mon petit carnet pour faire le point alors un grand merci !
Chère Sophie,
wahou, quelle relecture de ces dernières années, j’imagine que ça a dû te faire du bien de prendre conscience de tout ça, tu es une survivante ! C’est vraiment inspirant de te lire et je te souhaite de continuer à progresser dans ton mieux être et à tout déchirer !
Coucou Mélanie,
Clairement, il y a 10 ans, jamais je n’aurai cru que je me mettrais à cuisiner (je ne me nourrissais que de plats préparés) et que je deviendrai végétarienne, puis vegan. C’est d’ailleurs précisément il y a 10 ans que j’ai amorcé ce changement, quand j’ai commencé à vouloir réduire mes déchets et qu’avec mon copain, on s’est motivés pour se mettre à cuisiner. 10 ans après, ce n’est toujours pas vraiment un plaisir de cuisiner, mais comme toi j’aime manger alors je fais des efforts.
Coucou Cathy,
C’est chouette de lire ton retour, car effectivement, on peut ne pas (plus) prendre beaucoup de plaisir à cuisiner et considérer que c’est quand même une affaire sérieuse de bien manger !
Merci pour l’avoir précisé, car je pense que ça parlera à d’autres.
Bonjour Mélanie,
Ce que je n’aurais pas fait il y a 10 ans :
– travailler à 80% et savourer ce jour de repos supplémentaire (syndrome working girl et farouche volonté d’être financièrement indépendante chevillés au corps toute ma carrière – je ne renie cependant rien : j’ai vécu de très belles choses)
– témoigner sur un blog. Merci à Marie et Marie-Françoise et tes réponses à leurs commentaires qui m’aident à me sentir légitime ici (avec mes 61 ans, je me demande toujours si je suis « dans la cible »)
– affirmer et afficher mon végétarisme,
Enfin bref, plein de trucs dont tu me fais prendre conscience par tes articles drôles certes, mais construits, étayés (tu envisages un livre de « motivation de vie », cible Gourou directement 😉).
Au plaisir de continuer à te lire
Chère Christine,
tout le monde est bienvenu et je ne suis que trop heureuse de lire des personnes de tout âge ici !
D’ailleurs la moyenne d’âge de fréquentation du blog ce ne sont pas du tout des jeunes, mais bien au-dessus de 35-40 ans.
Je me reconnais bien dans ce côté working girl (que j’ai adoré aussi), mais j’en suis complètement revenu aujourd’hui. Bravo d’avoir pris ton courage à deux mains pour témoigner, c’est si important d’avoir des retours variés et vous avez encore plus de recul donc c’est chouette !
Merci pour ton mot 🙂
À bientôt !
Mélanie
Bonjour Mélanie,
Pour répondre à la question “10 ans” : me faire les ongles un dimanche aprem au lieu de préparer un gâteau maison pour les goûters de la semaine, pendant que les enfants jouent à la console, sans râler parce que leur père ne les occupe pas sans écran 😉
Bonjour Jennifer,
J’adore ton message, Se faire les ongles, c’est tout à fait révélateur du temps qu’on est enfin capable de prendre pour soi !! C’est trop chouette et j’espère que tu peux te faire ça souvent 🙂
Salut Mélanie! Pas de grande révolution dans ma vie, depuis 10 ans, mais des petits changements et enrichissements, quotidiennement. J’aime étudier, et observer. Il faut dire que j’avais 42 ans, il y a 22 ans 🙂 la différence majeure réside dans le fait que je suis retraitée, depuis juin 2025 (à 64 ans et trois mois, en Suisse, en 2025). Est-ce que j’ai plus de temps libre? Pas du tout 😂! Jamais le temps de faire tout ce que je voudrais, en une journée, et je ne regarde jamais la télé, et ne suis pas sur les réseaux sociaux.
En fait, ce qui me frappe vraiment, c’est qu’il n’y a rien que j’étais capable, ou que j’avais envie, de faire, il y a 30 ans, que je ne sois plus capable de faire aujourd’hui. Et ça, c’est une sensation, mentale, comme physique, qui est top!
Tu sembles avoir eu le coup de foudre pour la fonte à soulever, après celle des poêles. Perso, pas mon truc du tout, mais ça ne l’était déjà pas, ni il y a dix ans, ni il y a 30 ans. De nombreux sports, la plupart en plein air.
Le yoga, je ne sais pas lequel tu pratiquais, mais c’est une formidable activité physique! Renforcement de toutes les parties du corps, muscles toniques, équilibre hors-pair, et sans risque pour le périnée… Parce que la muscu, pourquoi pas. Mais la pratiquer en faisant hyper attention de ne pas compresser les organes vers le bas, pendant l’effort, comme pour les abdos, d’ailleurs. Sinon, petites fuites (presque) garanties, même bien avant la ménopause. Idem pour les chocs répétés de la course sur surface dure ou certains tapis de marche. Bon… conseil de vieille, qui a su éviter ce genre de désagrément dont on entend jamais parler, parce que ce n’est pas glamour. Et pourtant, les « jeunettes » qui en souffrent sont nombreuses, parmi les sportives.
Ce qui ressort de plus en plus de tes lettres, c’est que préparer à manger n’est plus un plaisir pour toi… Ça ne l’a jamais été pour moi 😂. Mais je n’ai toujours pas de sauces et plats tout faits ni dans le frigo, ni dans les placards. Parce qu’en lisant les étiquettes, même des aliments industriels bio, je trouve la motivation suffisante pour prendre des ingrédients frais, ou secs, bio, achetés la plupart du temps dans une épicerie bio, qui vend des produits locaux, et préparer une petite mixture maison. Exception pour le coulis de tomates, nature, pas plein de sel, ni d’ajouts, que j’utilise de temps en temps.
Te lire est toujours un plaisir!
Bonjour Marie,
Merci pour ce super témoignage !
Je crois qu’on a toutes un rapport très différent avec le sport. Je marche énormément et j’ai fait du kayak en club aussi. J’ai dû arrêter à cause d’une tendinite à l’épaule qui ne me lâche pas depuis des années et ça m’a beaucoup miné car j’adorais ça.
Quelques années auparavant, j’ai souffert de terribles douleurs dans la colonne pendant 2 ans, à me réveiller chaque nui en pleurant, impossible de trouver d’où ça venait malgré de nombreux examens.
Seule une rééducation du dos avec une kiné m’a aidé à m’en sortir et c’est elle qui m’a donné le gout de la fonte, de développer des muscles fonctionnels chez les femmes qu’elles voient bien trop peu musclées car ne pratiquant que du yoga et du Pilates. Elle m’a appris les abdos hypopressifs (sans forcer, inspirés du Pilates).
Il y a beaucoup d’apriori sur la musculation, mais je pense qu’il y en a beaucoup sur n’importe quel sport dès lors qu’on ne les connait pas. Il y a longtemps que j’ai arrêté de les hiérarchiser en leur donnant plus ou moins de valeur.
Pour moi l’important, c’est de se bouger, et surtout d’avoir un corps fonctionnel (exactement ce que tu mentionnes au début de ton message : être capable à 60 ans de faire la même chose qu’à 30 ou 40 ans). Peu importe par quels moyens.
Et c’est précisément ce que je ressens avec la musculation : mon corps se renforce tranquillement, je peux jardiner des heures sans me blesser, dès le printemps je suis sans arrêt dehors.
Je ne le mets absolument pas en opposition ou en comparaison avec les activités d’extérieures qui sont aussi bénéfiques et différentes.
Pour la cuisine, tu as bien raison et c’est une vérité difficile à admettre quand on fait mon métier, car si j’ai bien moins de plaisir à cuisiner, j’en ai toujours… à manger ! Et en fait, je retrouve ce plaisir de cuisiner avec des choses très simples et c’est ce que je veux partager. Je ne cherche pas l’innovation ou l’originalité. Et avoir quelques produits prêts à l’emploi, je trouve ça super. Je mange 80% brut et je ne suis absolument pas une puriste de l’alimentation pour les 20 autres %. C’est la dose qui fait le poison comme on dit.
Ma passion pour la bouffe est toujours là, mais pas forcément quand c’est moi qui cuisine.
C’est toujours un plaisir d’échanger en tout cas !
À bientôt,
Mélanie
Hello
Il y a 10 ans j’étais totalement paumée aucun caractère un vrai paillasson puis ma première grossesse est arrivée et la seconde ca m’a pas mal ébranlée et je me suis enfin sortie de ce tunnel sans fin
Aujourd’hui 45 je vais créer mon entreprise j’ai trouvé un équilibre et j’ai appris a dire non (la moi d’avant n’en aurait jamais eu le cran)
Bon sinon mois sans supermarché je vais etre en galère de flora demi sel 🤣 (ca compte si on envoie une tierce personne)
Coucou Mélanie,
Ah oui, la margarine, effectivement ^^. L’idée est de réfléchir à d’autres possibilités progressivement donc bon, on ne va pas se mettre la tête au carré pour quelques produits hein.
C’est formidable en tout cas que tu aies pris de l’assurance avec les années, tu peux être sacrément fière de toi.
Bonne journée !
Mélanie
bonjour Mélanie et la bande de jeunettes , moi. je vais sur mes 76 et oui , si mon corps mon visage … me le dit pour l instant dans ma t^te ça va , j apprécie ton franc parler , dire qu on ne doit pas avoir de regrets???? j avoue que si j avais eu la mentalité d aujourd’hui hui , ma vie aurait été autrement mais j ai vécu les choses comme une expérience , en rencontrant mon mari sur le tard !!!!!! j ai changé de région du 62 je suis passé au 66 , et là j ai trouvé ma sérénité ( pas encore au top mais laisser des soucis tracas mauvaises personnes…. ça fait du bien )bon merci tu me donnes la pêche mais pour les recettes je suis en mode FODMAPS pas facile pour l instant peu de progrès on verra sinon je reprends ma routine et j accepte les inconvénients bisous d une vieille!!!!!!!!!!!!!!!
Bonjour Marie Françoise,
C’est un plaisir de te lire ! Effectivement, on ferait toutes les choses différemment “si on avait su” mais le principal est d’en tirer des leçons, je pense ? Contente que tu sois plus sereine en tout cas, je te souhaite que ça continue, malgré ces galères de FODMAPS (tu t’en sors d’ailleurs ? tu trouves de bonnes recettes ?).
À bientôt !
Mélanie
Mélanie
Coucou Mélanie,
Je n’aurai jamais cru que j’aurai réussi à diminuer mon temps de travail (2/3 temps) pour profiter un max avec ma fille de presque 3 ans, et que je l’aimerai de cet amour si fou!
Et je n’aurai probablement pas cru non plus que le fait de faire du sport en rentrant du boulot me manquerait tant (ce n’est plus possible, mon mec travaille jusque 19h et je m’occupe de ma fille et du repas, accessoirement). Je n’aurai pas non plus cru que ce serait si dur pour moi de trouver des idées de repas, de faire les menus, de trouver ça lourd (et pourtant j’ai fait ta super chouette formation, que je vais problablement refaire, qui sait).
Et je n’aurai pas cru que je pouvais faire un pull de Noël à 4 couleurs en tricot pour ma fille, mais je l’ai fait (et j’adore tricoter, j’espère apprendre et m’améliorer cette année!)
Belle journée Mélanie 🙂
Bonjour Estelle,
Merci pour ton témoignage !
Bravo pour ces réussites te pour ce qui manque (le sport notamment) ça revient un jour. Un jour tu te réveillees et tout le monde dort? Un jour tes mômes te demande quand est-ce que tu vas au sport pour qu’ils puissent avoir une soirée peinards. Si si.
Pour les repas, on peut en parler si tu veux ? Est-ce que tu ne chercherais pas à faire trop varié ?
Qu’est -ce qui t’empêche d’avoir les mêmes plats d’une semaine sur l’autre, en changeant par exemple le légume ou la protéine ?
Tu sais, poser dans ta cuisine une trame ULTRA BASIQUE peut être d’une grande aide, en ne cherchant pas à la remplir avec des plats compliqués ! Est-ce que tu t’es posée avec ton mec pour en parler à deux ? Que tu prépares les repas est une chose, que tu doives les anticiper seule en est une autre.
N’hésite pas en tout cas !
Mélanie
Haha oui je sais que ça revient un jour (enfin ça dépendra aussi si on décide d’avoir un deuxième enfant !).
Mais même si j’ai du mal à y croire, je peux imaginer! 🙂
Avec plaisir pour en parler! 🙂 Je ne dois pas être la seule.
Alors oui je cherche probablement à trop varier mais il faut aussi dire qu’on mange souvent au moins 2 repas d’affilées la même chose (parce que c’est impossible avec les horaires de cuisiner tous les jours). Aussi on mange souvent que des tartines à midi (et ça m’ennuie, mais j’arrive pas toujours à cuisiner + pour avoir une petite gamelle sympa à midi – j’ai parfois des restes mais je n’ai pas toujours envie de m’enfiler midi et soir 2 jours d’affilées le même repas).
Je cherche à varier aussi parce que moi ça me lasse de toujours manger la même chose de semaine en semaine. Après parfois une petite chose peut tout changer : un coup tu manges du riz cantonais, un coup tu manges du bimbimbap et tu n’as pas l’impression de manger pareil.
J’Adore cuisiner et découvrir (d’ailleurs le livre de cuisine coréenne que tu conseillais me tente bcp mais j’ai pas bcp de temps et d’espace mental et j’ai besoin de repas qui ne prennent pas une heure de préparation, je précise que je cuisine toujours avec mon enfant de 2.5 ans 🙂 c’est fun (enfin, pas toujours^^) et ça prend du temps (parce que on fait ensemble eT/ou parce qu’il faut s’interrompre pour éviter une chute / une catastrophe / l’enfant qui mange de la patate crue et va s’intoxiquer haha).
Bref tout ça pour dire que j’ai quelques livres de cuisine dont plusieurs dont je n’ai testé AUCUNE recette!
Comme l’instant pot que je me suis offert pour m’aider…. et que j’ai utilisé 2 fois! Je ne sais pas trop comment l’utiliser et je ne prends pas le temps de chercher (son utilisation sort de mes habitudes)
Et je sais que la solution n’est pas particulièrement dans plus de recettes et d’un autre oui (oups).
Mais le problème est vraiment partout car mes collègues (par ex) disent aussi qu’elles n’ont plus d’idées et qu’elles ne savent plus quoi faire. Bref je ne sais pas où réside le problème exactement. Je crois que je me prends trop la tête et que je veux trop bien faire, trop varier.
Oui bon mon mec a plein de qualités. Mais j’ai déjà essayer, pas moyen de faire des menus avec lui. Déjà il se rend pas compte du temps que ça prend. Ensuite il pourrait très bien manger du riz blanc avec un légume vapeur tous les jours. Il aime tout (à part la patate douce) et il mange tout (même la patate douce haha).Bref il est pas difficile, il est content de tout et ne se plaint jamais.
Bref je ne sais pas exactement ce qui me pèse. Je pense qu’il y a un manque d’expérimentation (il faut que je choisisse mieux les recettes que je veux tester!). Mais que j’ai clairement un manque d’organisation. Je vais refaire ta formation que j’avais déjà faite à la sortie.
Merci Mélanie! 🙂
Coucou Estelle,
Je pense effectivement que tu veux trop varier (mais je comprends carrément, je n’aime pas manger deux fois la même chose).
Comment je fais ici :
pour avoir une gamelle de prête pour le midi, je prélève toujours une part sur le plat AVANT de servir tout le monde, sinon, y’a plus rien). On fait pareil avec mon mari quand il veut emmener sa gamelle, on prend une part du plat avant.
L’Instant pot, ça n’est jamais qu’une cocotte minute, en fait. Vois plus ça comme un moyen de cuisiner plus vite (ou sans t’en préoccuper) plus que comme une nouvelle façon de cuisiner d’autres plats.
Typiquement, tu peux cuire ta soupe en quantités dedans (en plus, la soupe quan don manque d etemps, ça se réchauffe super vite, j’en prépare toujours 3 litres pour la semaine), et laisser la cuisson faire sa vie, avant de mixer.
Ou cuire plus de patates, de betteraves pour t’avancer un peu, pendant que tu prépares un repas. C’est vraiment son principal avantage pour moi : le fait que ça s’arrête tout seul. Donc idéal avec un enfant, tu n’as pas à surveiller.
Quand tu auras plus de temps, tu pourras expérimenter des plats en cuisson sous pression, mais finalement, vois la comme un allègement de surveillance avec des produits classiques, sans chercher à faire de la cuisine avec.
Si tu refais ta formation, essaie de te choisir une ou deux priorités et pas 6.
– Soit avoir des repas faits d’avance (ou des aliments préparés prêt à assembler),
– Soit manger plus de légumes : ça ne veut pas dire varier plus, mais en ajouter plus au repas, ça peut être siplement via de la soupe ou des légumes à la croque type carotte, radis, chou rave. c’est pas de la grande cuisine mais bon, on adapte à la période !
– ne pas manger deux fois la même chose : réflechir à re constituer une mini liste de 1 base = 2 préparations, tu en as dans mon dernier livre. Gain de temps et variété assuré, sans passer beaucoup plus de temps en cuisine. OU, doubler les quantités, mais alterner un jour sur deux. Moins lassant que si c’est le lendemain.
J’espère que ça t’aidera un peu !
devenir vegan, je ne pensais pas qu’un jour je franchirais le pas. J’etais deja vegetarienne mais vegan mais qu’est ce que je vais manger, oh non on enleve pas le fromage.
La Sophie d’il y a 10 ans (déjà vegan !) n’aurait jamais osé commencer l’escalade à 38 ans, partir chaque année en trek en montagne pendant 4 ou 5 jours avec une amie, prendre le départ de trails de 25 km avec juste l’envie de vivre une belle aventure intérieure … Mais surtout je n’aurai jamais pensé que ma psychothérapie me permettrait de m’aligner autant dans ma vie en reconsiderant totalement mon rapport aux autres, au travail et à la vie.
Je n’ai jamais été aussi apaisée et épanouie ! 🌱
Bonjour Sophie,
Punaise ça fait tellement de bien de lire ton message !
Partir cinq jours en randonnée est mon rêve ! C’est formidable que tu te sentes vraiment mieux. Être alignée progressivement avec tout son environnement et entourage, c’est l’idéal absolu. C’est si bien que la thérapie ait pu t’amener sur cette voix. Je te souhaite que ça continue !
Mélanie
Pareil 🙂
Aujourd’hui j’ai 33 et il y a 10 ans je ne me voyais pas faire de la grimpe 3 fois par semaine et partir faire des GR pendant une semaine. J’adore ce truc d’avoir un confort très limité avec les bivouacs puis de redécouvrir le bonheur simple d’une douche et d’un lit.
Et sinon je suis super fière de m’être reconvertie : j’ai quitté l’hosto pour l’informatique, et c’est trop le pied !
Après le chemin parcouru, donnes encore plus envie de se lancer dans les envies restantes (écriture, devenir parent, etc…). Mais bon toujours difficile de trouver le temps pour se lancer 🙂
En tout cas merci d’avoir ouvert la voix de toutes les personnes qui ont commenté. C’est tellement intéressant de vous lire toutes !
Coucou !
Je RÊVE de partir faire des GR pendant une semaine ! Je n’ai jamais fait de bivouac donc j’ai tout à apprendre mais franchement, c’est clairement un de mes objectifs dans les années à venir.
Merci pour ton témoignage !
Coucou Isabelle,
Moi aussi à une époque je ne l’aurais jamais cru, je ne savais même pas qu’on pouvait être plus que végétarienne même ! Je pensais faire le maximum ! Comme quoi 🙂
Avoir 30 ans a été plus difficile qu’avoir 40 ans. Bon, maintenant alors que je viens de fêter mes 67 ans avec mes deux petites-filles, âgées de 8 et 4 ans, qui habitent à 10 minutes à pied de chez moi, la vie est belle.
Bonjour Patricia,
Je crois qu’il y a un truc avec la trentaine, une espèce de premier bilan, et souvent ça met un coup de bambou quand on ne coche pas toutes les cases que la société attende de nous (et que nous même, on attend ou on imagine devoir atteindre).
Merci pour ton témoignage en tout cas, c’est de devenir grand-mère qui t’a rendue plus sereine ?
Je confirme, vieillir, ça a du bon. Et effectivement, à quelques détails près, j’adore avoir 51 ans, pour plein de raisons, la moindre n’étant pas que j’ose enfin être moi-même, affirmer mes idées, et prendre des initiatives pour avoir ce que j’aime ( beaucoup plus fiable que d’espérer que ça arrive par hasard, sait-on jamais…). ^^ Et il est fort agréable et libérateur aussi de réaliser qu’on se fiche complètement désormais du regard des autres.
Bon, les détails moins drôles ce sont la périménopause (mais ça a aussi de bonnes conséquences), et le fait que les enfants grandissent aussi (on parle de parcoursup, des examens divers, du départ pour les études et de la première voiture ? Ou tu préfères ne pas y penser pour l’instant ? ^^)
Les bonnes conséquences, en fait , ce sont précisément les choses que je ne me serais jamais vue faire il y a 10 ans :
– modifier totalement mon alimentation
– faire du sport : après 30 ans sans rien d’autre que de la marche et un peu de vélo, non seulement j’en suis à ma 4è année de stretching postural mais depuis quelques mois j’ai ajouté 2 ou 3 séances hebdomadaires de gym à la maison (je suis précisément en train de finir de transpirer après celle du lundi matin)
– proposer des sorties culturelles régulièrement de façon active, c’est-à-dire ” j’ai l’intention d’aller voir ça, qui m’accompagne ? Je prends les billets” (Bon, je suis plus souvent accompagnée pour les comédies musicales que pour les musées, c’est vrai.)
(Et sinon, la sauce pour tteobokki, je la dilue aussi maintenant, sinon je crache le feu. Pourtant j’aime le piment, mais là…)
Coucou Emmanuelle,
Effectivement, concernant les enfants, je n’y pense pas maintenant, pas par déni, mais parce que je vis les choses au fur et à mesure et que (par chance !) je ne suis pas quelqu’un de nostalgique.
Je ferai face le moment venu à toutes ces périodes de leur vie.
La péri ménopause a déjà commencé chez moi aussi, elle s’installe tranquillement …
Mais dans l’ensemble, ce que tu dis de ta cinquantaine, c’est comme ça que j’imagine la mienne aussi : affirmée et moi-même, le plus possible.
Bravo pour toutes ces évolutions en tout cas, c’est enthousiasmant à lire !
À très vite,
Mélanie
(Et bien sûr qu’on la dilue un peu la suace tteokbokki, on reste françaises avec des papilles de bébé^^)