Aujourd’hui, on parle d’un sujet qui fait beaucoup réagir : l’argent de poche.
À partir de quel âge ? Combien donner ? Et surtout, est-ce qu’il faut en donner tout court ?
C’est un thème qui m’intéresse beaucoup, parce qu’il touche à la fois à l’éducation, à l’autonomie et à notre rapport à l’argent. Et ça, c’est rarement neutre.
Cet article est un court résumé de nombreuses notions abordées dans la vidéo. J’y donne d’ailleurs beaucoup plus d’exemples et de mises en situations. Mais vous avez ici les points-clés.
Argent de poche : quand, pourquoi, combien ?
Pourquoi donner de l’argent de poche ?
Pour moi, l’argent de poche n’est pas une “récompense” ni une obligation.
C’est surtout un outil d’apprentissage.
Ça apprend à l’enfant à :
- comprendre la valeur des choses,
- gérer un petit budget,
- faire des choix (et parfois de mauvais choix, et c’est très bien),
- patienter avant d’obtenir ce qu’il veut.
C’est une manière concrète de parler d’argent sans tabou. Et franchement, c’est un sujet qu’on aurait tous·es aimé aborder plus tôt, sans gêne ni culpabilité.
À partir de quel âge ?
Il n’y a pas de règle.
Chez nous, on a commencé vers 6-7 ans, quand les enfants commencent à vouloir “acheter tout seuls” une bricole au magasin.
Au début, c’était symbolique : une petite pièce, juste pour apprendre.
Puis en grandissant, on a fait évoluer le système : aujourd’hui, ils reçoivent un virement automatique chaque mois, comme les grands.
L’idée, c’est d’introduire doucement la notion de gestion et de planification — sans que ça devienne une source de stress.
Combien donner ?
Alors là… pas de science exacte.
Certaines familles donnent 2 €, d’autres 10 €, d’autres 20 € : tout dépend du budget, de l’âge et du contexte familial.
L’important, c’est que :
- la somme soit cohérente avec vos moyens (pas de pression, jamais),
- elle garde une valeur symbolique,
- et qu’elle puisse évoluer au fil du temps.
Et si vous n’avez pas la possibilité financière d’en donner, ce n’est ni grave ni honteux.
Ce n’est pas une preuve d’amour, ni une étape obligatoire de la parentalité.
On les laisse gérer, ou on encadre ?
Au début, c’est bien d’en parler : qu’est-ce qu’ils comptent en faire ? Pourquoi ?
Mais rapidement, il faut les laisser expérimenter.
Oui, ils vont parfois acheter des trucs inutiles.
Oui, ils vont regretter.
Mais c’est justement là qu’ils apprennent.
Le but, ce n’est pas qu’ils fassent “comme on ferait”, c’est qu’ils se forgent leur propre rapport à l’argent.
Bref, l’argent de poche, c’est surtout un outil d’éducation financière et d’autonomie.
Pas un privilège, pas une punition, pas une dette morale.
Et vous, vous en donnez à vos enfants ? Vous avez commencé à quel âge, avec quelle logique ?
Je serais curieuse de lire vos retours en commentaire — toujours dans la bienveillance, évidemment.
Parce qu’on fait tous comme on peut, avec ce qu’on a, et c’est déjà pas mal.





Dans notre famille nous avons commencé cette année avec ma fille en CM2 avec une pièce de 2 euros par semaine. Je me suis beaucoup inspiré d’une conférence chez PlanCash pour faire un contrat. Pour l’instant ce sont surtout de petits babioles et des magazines.
J’ai gardé ta proposition Mélanie sur le fait de pousser à l’épargne avec les intérêts doublés! Merci 😉
Bonjour Anne-Claire,
Plan cash : valeur sûre !!
Et je t’assure que les intérêts ça fonctionne très bien (trop même^^) !
Je n’ai pas d’enfant mais j’ai trouvé toute la réflexion très intéressante !
Merci Pauline,
En soi ,l’usage de l’argent et les valeurs qu’on y attache parlent à un public plus large que les enfants oui !
Oui, on a donné de l’argent de poche à partir du CE1 ou CE2, en liquide, chaque semaine. On a augmenté environ tous les deux ans, et à partir du lycée c’était par virement.
C’était tout à fait dans le même but que toi: les laisser expérimenter, se responsabiliser: faire des erreurs et aussi pouvoir acheter des choses en dehors de notre regard ou de notre approbation.
Merci pour ton témoignage Ève !