Dans cette vidéo, je partage sans filtre mon expérience d’une année marquée par la dépression.
On parle de santé mentale, de bien-être, mais aussi de la place de la médecine conventionnelle et des antidépresseurs, qui peuvent parfois être bénéfiques.

Mon objectif ? Ouvrir un espace sincère autour de ces sujets encore trop tabous, et rappeler qu’il est essentiel de prendre soin de soi – que ce soit par un suivi médical, des pratiques de bien-être, ou simplement l’écoute de ses propres besoins.

Retour sur un an de dépression

💬 N’hésitez pas à partager votre expérience ou vos réflexions en commentaire : vous n’êtes pas seul·e.

Les points clés résumés

Exercice difficile de résumer une telle vidéo, mais je vous ai noté les points clés !

1. Une année de silence et de dépression inattendue

Cette année, je n’ai pas été très présente sur YouTube. Derrière ce silence, il y avait une réalité que je n’avais jamais imaginée pour moi : une dépression.
Je suis quelqu’un de positif, d’optimiste, qui voit toujours le verre à moitié plein. Alors reconnaître que j’étais en dépression a été un choc. J’ai longtemps résisté, me disant que ce n’était qu’un coup de fatigue, un passage à vide. Mais non. La dépression n’est pas un simple “coup de mou” : c’est une maladie, un trouble psychique réel, reconnu, avec de nombreux symptômes.

2. Les symptômes qui s’installent

J’ai vu apparaître une perte de motivation profonde, qui ne touchait pas seulement la cuisine — mon métier — mais peu à peu tous les domaines de ma vie.
J’étais épuisée en permanence, vidée de toute énergie, comme si j’avais un trou dans la poitrine impossible à combler.
Et contrairement à l’image que j’avais de la dépression, je n’avais pas d’idées noires. Ce n’était pas “ça”. Mais c’était bel et bien une dépression, diagnostiquée par ma médecin, qui m’a expliqué que l’on ne coche pas toujours toutes les cases.

3. Le rôle du sommeil : un cercle vicieux

Le sommeil a été au cœur de mon enfer. Depuis la naissance de mes enfants, j’ai un sommeil léger et fragmenté. Avec le temps, ça s’est transformé en hypervigilance nocturne : je me réveillais sans cesse, sans m’en souvenir, mais le matin j’étais vidée.
J’ai essayé le CBD, la mélatonine, toute l’hygiène de sommeil “parfaite”… mais rien n’a suffi. Et plus je dormais mal, plus mes symptômes s’aggravaient. La privation de sommeil est d’une violence qu’on sous-estime souvent.

4. Les antidépresseurs et la thérapie : casser le tabou

À un moment, j’ai dit stop. Avec ma médecin, nous avons décidé de mettre en place un traitement médicamenteux et d’entamer une thérapie spécialisée.
J’avais beaucoup d’a priori sur les antidépresseurs : je craignais de devenir amorphe, un “robot sans émotions”. En réalité, ça a été tout l’inverse. Les antidépresseurs m’ont permis de retrouver de l’énergie, d’arrêter de pleurer pour rien, de dormir un peu mieux. Et surtout, d’avoir la force d’affronter ma thérapie.
Il a fallu ajuster le traitement, gérer des effets secondaires… mais je n’ai jamais regretté. Ça a été une béquille. Pas une solution magique, mais une béquille nécessaire.

5. Prendre soin de soi : bien plus qu’un masque et un bain

J’ai compris que “prendre soin de soi” n’avait rien à voir avec les injonctions superficielles qu’on entend partout : prendre un bain, faire un masque, aller chez le coiffeur.
Pour moi, prendre soin de moi, ça a été ranger ma caméra YouTube et accepter de ne pas produire. C’était regarder des dramas coréens sur Netflix sans culpabiliser. Laisser mon jardin en friche. Dormir l’après-midi.
Prendre soin de soi, c’est aussi demander de l’aide, voir un médecin, consulter une assistante sociale si besoin, changer son hygiène de vie, poser des limites. C’est difficile, c’est contre-culturel, mais c’est ça qui soigne.

6. Briser les discours familiaux et sociaux : demander de l’aide n’est pas une faiblesse

J’ai grandi dans une famille où l’on valorisait la force, le caractère, la résilience. On nous répétait qu’on devait toujours s’en sortir seuls. Pendant longtemps, demander de l’aide m’a semblé être une faiblesse.
Il a fallu une thérapie pour déconstruire ça. Pour comprendre qu’il n’y a aucune fierté à s’en sortir seule, en souffrant dix fois plus.
Aujourd’hui, je sais que ma santé mentale vaut autant que ma santé physique. Si un de mes enfants me disait “je vais mal”, je ne lui dirais pas “ça passera”. Alors pourquoi le dire à moi-même ?
Se traiter comme quelqu’un qu’on aime, qu’on respecte, c’est ça la clé.

Conclusion

Si vous traversez vous aussi une période difficile, sachez que vous n’êtes pas seul·e. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse. Parfois, ça passe par un traitement, parfois par une thérapie, parfois par des changements concrets dans la vie quotidienne.
Peu importe le chemin : vous méritez d’aller mieux. Vous méritez d’être soutenu·e.

L'Arrière-cuisine

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14 Comments

  1. Mireille says:

    J’ai été très émue par ton témoignage . C’est super de t’ouvrir comme ça sans chichi. Je pense que ça pourra aider d’autres personnes qui vont mal. j’espère que tu vas mieux et que tu vas attaquer la rentrée avec positivité. C’est vrai qu’être une femme ce n’est pas facile. On a beaucoup de choses à gérer. Je te souhaite du fond du cœur d’aller mieux. Bonne continuation Laetitia C. 🙂🙂

    1. Bonjour !
      Oui, je vais mieux et la rentrée se passe bien (autant qu’une rentrée avec 3 enfants scolarisés dans 3 établissements différents peut se passer 🙂 ).
      Bonne journée et merci !
      Mélanie

  2. Eugénie says:

    Merci Mélanie.
    Ce que tu dis résonne beaucoup en moi. Tu me convaincs à recontacter ma psy. Il y a un passage décisif qui est difficile à mettre en place pour moi, celui du “je sais que consulter et s’aider de médecins et psy c’est Ok, je sais qu’il faut soigner son corps (bonne santé physique) pour aider à avoir une bonne santé mentale, …” et celui de le faire vraiment et de manière suivie. (“je ne vais y arriver, j’ai pas le temps, j’ai pas l’argent, en fait je ne vais pas si mal, allez un bon dodo et tout ira mieux” sont mes habituels arguments pour ne rien faire)
    Je vais écrire un mail de ce pas à ma psy pour reprendre contact et entamer une thérapie ciblée. J’ai mis par écrit en écoutant ta vidéo ce qui ne va pas chez moi.
    Encore merci.

  3. BÉRENGÈRE GOUREAU says:

    Merci pour cette vidéo Mélanie, où je me reconnais assez. Plutôt optimiste, j’ai traversé beaucoup d’épreuves depuis 6 ans avec deuil, naissance, et depuis 2 ans douleurs chroniques avec 2 opérations d’hernie discale en 6 mois… Je suis aussi passée aux antidépresseurs en mars de cette année, qui font office d’antidépresseurs et qui agissent aussi sur la douleur chronique. Clairement une décision qui aura été salvatrice.
    C’est important de parler santé mentale, merci pour ça !

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