Et si la sensibilité était une force politique ?
Depuis quand la sensibilité décrédibilise une cause ?
Et si c’était justement parce qu’on est touchées qu’on agit ?
Le care, c’est doux, féminin, discret — donc pas politique. Pas sérieux.
Et pourtant, il est partout : dans nos choix alimentaires, nos gestes quotidiens, notre rejet de la violence ordinaire.
Pourquoi, alors, continue-t-on à considérer que cette sensibilité fragilise le combat vegan ? Et si elle en était au contraire la force motrice ?
“T’es trop sensible”, “c’est parce que t’es une femme”, “non mais les filles de toute façon ça chouine pour un rien”, “vous n’avez pas besoin de manger autant que nous”. J’en ai entendu tellement des phrases comme celles-ci…
En parallèle du mouvement masculiniste et même sans aller jusque-là, de la crainte qu’ont les hommes de la baisse de leur virilité s’ils mangent moins de viande, on trouve la “faiblesse” féminine. Parlons-en !

Sommaire
- La sensibilité féminine : outil politique ou cliché genré ?
- Pourquoi s’excuser ?
- Les hommes, la viande et la peur de la castration sociale
- Pourquoi le care fait peur ?
- L’antispécisme : une question morale… ou sociale ?
- Le care n’est pas une faiblesse, c’est un levier de transformation
- Pour aller plus loin







Merci pour ce partage Mélanie ! Les verrous autour de la consommation masculine de viande et autres produits animaux sont tellement immenses et ancrés :(( c’en est parfois décourageant…. Et s’il n’y avait que ce sujet…
Bonjour Fanny,
Eh oui, ils sont nombreux et bien plantés dans le béton armé…
Une chose à la fois, c’est déjà pas mal, on ne va pas changer le monde en une fois de toute façon.
Bonjour ! Merci de remettre l’église au milieu du village (j’adore cette expression et on n’a pas si souvent l’occasion de bien la placer). Tu permets de se remettre en tête les arguments pour pouvoir les ressortir.
Coucou Delphine,
Tant mieux si ça peut apporter de l’eau à ton moulin wokiste^^!
Salut Mélanie ! A te lire, je me dis que tu dois être une fidèle lectrice des billets de Baptiste Beaulieu, non ? Ah, les zhoms…
Oui, ne nous laissons pas marcher sur les pieds, notre combat est légitime et le fait que nous soyons en minorité ne doit pas donner l’impression que c’est un sujet mineur.
Bonjour Adeline,
C’est drôle, je n’ai pas du tout pensé à lui en l’écrivant, mais oui, maintenant que tu le dis, il utilise aussi cette expression^^