Début décembre, je me suis achetée le livre “Trier plus pour ranger moins” de Marie Quéru.

Je l’avais feuilleté en librairie, j’avais accroché avec sa philosophie des “essentiels”. Même si son intérieur ne correspond pas du tout à mes propres goûts : elle aime le tout blanc, j’adore la couleur, rien ne dépasse dans son foyer, j’ai besoin de voir des livres partout…, ce n’est pas là pour moi un motif de rejet, chacun.e fait bien comme iel veut chez soi, et je ne cherchais pas des astuces déco.

Pour moi, le principal était d’arriver à me séparer de beaucoup de choses (im)matérielles pour avancer aussi intérieurement.

Étant à un moment de vie où j’ai besoin de faire le tri dans ma tête, je me suis aussi tournée vers le désencombrement, et de manière drastique. Ici, je vous explique, non pas sa méthode, car je vous recommande la lecture du livre qui est très bien fait pour chaque partie, mais comment j’ai désencombré ma cuisine pour vous motiver si c’est quelque chose que vous souhaitez faire.

Il existe moult techniques / formations / coaching. Honnêtement, ce livre m’a suffi. Sachant qu’il y a quelques années, avec le livre de Marie Kondo “La magie du rangement”, j’avais déjà opéré un premier tri. Je dirais que j’ai beaucoup aimé le côté drastique de Marie Quéru, c’est plein de bon sens, et pour une bordélique comme moi, c’est aidant de ne pas tergiverser !

Comment j’ai désencombré ma cuisine.

Marie Quéru propose un ordre dans son livre pour ne pas se décourager, et pour commencer par ce qui est le plus volumineux pour le côté satisfaisant et motivant.

J’ai surtout suivi mes envies sur ce coup. Je me suis attaquée à la cuisine après avoir trié mes vêtements et mes photos et vidéos de mon ordinateur / téléphone (2 heures de tri et 5000 photos + 200 vidéos en moins^^).

Je ne vous apprends rien en écrivant que j’ai beaucoup, beaucoup de matériel. Une partie très conséquente date de mon activité de traiteur, l’autre de ma cuisine familiale pour cinq personnes au quotidien.

J’ai une petite étagère de vaisselle dédiée aux photos, mais comme la photo culinaire n’est pas une passion, ça ne déborde pas.

Marie Quéru conseille de sortir l’intégralité de son matériel pour se rendre compte de ce que l’on possède. C’est ce que j’ai fait avec mes vêtements. Concernant la cuisine, j’en avais déjà une bonne idée, et comme ma cuisine est étroite, j’avais vraiment la flemme de devoir tout enjamber. Donc j’ai vidé tiroir par tiroir, placard par placard, tout étant déjà regroupé.

Je suis posée à chaque fois ces questions :

  • De combien en ai-je réellement besoin (quand j’en avais plusieurs, type cuillère, spatule, moules, etc) ?
  • Est-ce que je m’en sers au moins une fois par mois ?
  • Est-ce que je trouve ça beau ou est-ce que je m’en sers avec plaisir ?

L’électroménager

J’ai commencé par les robots / électroménager. Des années que je voulais me débarrasser du Bamix dont je suis très déçue. Et le premier Instant pot que j’avais acheté était un 8 litres. J’avais fini par racheter un plus petit pour pouvoir vous donner les bons temps de cuisson.

Le rangement

Tiroir boite de conservation

J’ai supprimé tous les sacs en silicone que j’avais depuis des années et qui étaient tous percés et déchirés pour ne garder que mes boites en inox et mes grandes en verres.

Avec les années, j’ai eu plusieurs mixeurs plongeants, et à chaque fois, je gardais les bols de mixage. Je n’en ai conservé qu’un.

Le petit matériel

J’ai trié tout mon petit matériel de pâtisserie et cuisine présent dans la pièce (j’ai encore quelques caisses de matériel pro : douilles, emporte-pièces, cercles à entremets…).

Je n’ai conservé que ceux que j’utilisais très fréquemment et je me suis débarrassée de tout ce que je n’utilisais que très ponctuellement ou qui était cassé :

  • des dizaines d’emporte-pièces thématiques achetés pour les anniversaires des enfants il y a des années,
  • mes moules à raviolis (je n’en fais jamais),
  • deux petits moules à tartes de 20/25 cm que je n’utilise plus, car nous sommes trop nombreux.
  • les cuillères à billes de melon. Le truc qui prend un temps fou, je ne m’en sers pas.
  • ma machine à pâtes. J’adore les pâtes fraîches, mais je n’en fais quasiment jamais, et mon rouleau à pâtisserie suffira si une envie fulgurante me prend.
  • Les spatules et cuillères en plastiques abîmées.
  • Des moules en silicone que je n’utilise plus.
  • Des vieux moules à tartelettes individuelles avec un revêtement usé, des plats à gratins avec des poignées cassées…

Je ne vous fais pas la liste complète, mais en gros, je me suis basée sur le fameux doute, et j’ai viré tout ce que je n’utilisais pas ou bien trop peu pour que ça mérite de prendre de la place dans mes essentiels du quotidien.

Tiroir cuisson four

La vaisselle

De ce côté-là, j’avais un seul souhait depuis des années : avoir des verres qui soient identiques. Chacun ses goals dans la vie, on ne juge pas.

Ici, on collectionne les pots à moutarde, les verres de récup de nos années étudiantes, les gobelets consignés des kermesses et festival. J’ai donc viré tous les verres pour en racheter des beaux. Et ce détail aussi insignifiant me fait très plaisir quand j’ouvre mon placard !

Verres

Côté assiettes, j’ai les mêmes depuis des années, des assiettes vintages dont je ne me lasse pas. Mon prochain achat sera des beaux couteaux pour remplacer les moches avec manche en plastiques qu’on possède depuis 20 ans.

Batterie de cuisine

Quasi rien à trier de ce côté-là, je me sers de tout, tout le temps. Et je n’ai que des gamelles dans lesquelles j’adore cuisiner.

J’ai juste mis en vente mon wok Woll, puisque j’en ai racheté un en acier.

La nourriture

Pour le coup, j’avais déjà tout trié cet été, et de façon drastique là aussi. Toutes les épices que je n’utilise jamais, les pots de confitures que personnes ne mange, les aliments que certains partenaires m’envoient et qu’on ne consomme pas, les alcools qu’on nous offre et qu’on ne boit pas.

J’ai regroupé les bocaux d’huile de tomates séchées, artichaut, olives…

J’avais, à la fin de ce tri, calé une semaine blanche (sans course) pour finir les céréales et fond de farines chelous, flocons zarbis et autres pots de sauces dont on ne raffole pas des masses mais que je ne voulais pas jeter.

Les produits d’entretien

Je n’ai gardé sous l’évier que le strict minimum en lien avec la vaisselle et la poubelle. Tout ce qui a trait au ménage est partie dans la buanderie, qui a, elle aussi, fait les frais de ce tri (on ne m’arrête plus).

Placard évier de cuisine

Donner, vendre, jeter ?

J’ai procédé très simplement :

  1. J’ai mis en vente sur Le Bon Coin ce qui a de la valeur (robots, moules en silicone, machine à pâtes…).
  2. J’ai donné autour de moi en demandant qui ça intéressait (mes neveux notamment ont donc de beaux emporte-pièces dinosaures et Star Wars).
  3. Tout le reste en bon état est parti dans une caisse à la déchetterie, dans laquelle les gens peuvent se servir.
  4. J’ai jeté tout ce qui était très abîmé.

Les bienfaits de ce désencombrement de cuisine

PLan de travail

Aujourd’hui, j’ouvre mes tiroirs, j’ai accès à tout, immédiatement, et c’est tellement, tellement satisfaisant. Le plus long dans l’affaire fut de faire les annonces, mais du téléphone, c’est tout de même très rapide.

En plus du côté visuellement agréable, ça m’a vraiment permis de me recentrer sur ce que j’aime faire en cuisine, sur ce que je gardais pour les “au-cas où” et les “une cuisine digne de ce nom doit en avoir”.

J’ai longtemps eu une passion pour les gadgets et petits accessoires. Avec les années, j’ai pas mal resserré et aujourd’hui, je suis heureuse d’être entourée uniquement de matériel que j’aime et que j’utilise.

La cuisine est par définition une pièce qui évolue beaucoup, surtout avec des enfants, donc je ne m’attends pas à ce qu’elle reste ainsi, mais le principal est de pouvoir désormais se poser les bonnes questions à chaque fois. Elle n’est en rien minimaliste et j’ai certainement quatre fois plus de choses que d’autres personnes (je suis encore traumatisée par le tiroir unique de Béa Johnson avec ses 3 spatules, “mais où est le presse-ail !?”). Mais ce sont mes essentiels à moi.


J’espère que cet article vous aura donné un peu de motivation si un tel tri est dans vos souhaits !

16 Comments

  1. Mathilde says:

    J’avais déjà passé cette étape sur les vêtements, les livres (sauf les bouquins de cuisine, je n’arrive pas encore à trier), les DVD, les affaires du chat, les babioles et déco qu’on accumule sans savoir si on aime encore ou pas, si ça nous fait plaisir ou pas de les voir… on déménage dans 3 mois, l’occasion de le faire une nouvelle fois pour l’appart, et une première fois dans la cuisine. Et je sens que ça me fera le plus grand bien! Merci d’avoir partagé ton expérience

    1. Les bouquins de cuisine, c’est pas facile, mais quand on les sort tous, on se rend vite compte de ceux qu’on n’a pas ouverts une seule fois dans l’année, voir plus ! Contente si mon retour a pu te motiver !

  2. Sophie says:

    Merci pour cet article.
    Ca fait plusieurs semaines (mois?) que j’ai envie de trier toute ma maison. Je voulais le faire avant le nouvel an lunaire, mais c’est passé trop vite (c’est mercredi). Mais c’est clairement un objectif de ce début d’année.
    J’avais aussi lu Bea Johnson et Marie Kondo, mais le déclic ça a été un compte insta : simplementemm (j’espère que je me trompe pas dans le nom) qui proposait le désencombrement de la maison sur un an, avec une étape par semaine (et surtout de se questionner en amont sur pourquoi on voulait désencombrer)
    Le fait de regarder les photos avant/après est très satisfaisant et on se sent tellement mieux quand chaque chose (ou presque) a sa place !

  3. Agathe says:

    On déménage dans un mois dans la maison de nos rêves avec la cuisine de mes rêves.
    C’est donc l’occasion rêvée pour faire ce tri !
    Merci. Je pense aller jeter un coup d’œil à ce livre d’ailleurs

  4. Sabine says:

    Le jour où j’ai du emménager dans une petite cuisine d’appartement, j’ai fait un tri de ce genre. Et depuis, je suis à nouveau en maison, même si la cuisine est plus grande mais je me tiens à ne pas encombrer. C’est tellement agréable que chaque chose soit à sa place et de ne pas crouler sous les objets inutiles. Bravo à toi !

  5. Marie-Louise says:

    Merci pour cet article dont le sujet est régulièrement d’actualité chez moi ! En ce qui me concerne, ce n’est pas dans la cuisine que j’ai le plus de mal à faire du tri ;). Par contre, mon bureau 😱🫣 !! Je vais voir si le livre dont tu parles est à la bibli, j’y jetterais bien un œil…

    1. Bonjour Marie-Louise,
      Ça pourrait peut-être te motiver ! Je fais mon bureau avant la rentrée en général.
      Mais j’ai tellement de carnets et feutres en tout genre que je n’y passe pas trois plombes^^.
      Déni total !

  6. Delphine says:

    Bonsoir, cette première photo de tiroir est à couper le souffle! Mais quelle beauté! Bravo pour le courage de s’y mettre, ensuite de le faire et de l’avoir accompli, ce vidage rangement. Tu as toute mon admiration et j’imagine que tu éprouves une certaine fierté. C’est chouette.

    1. Bonjour Delphine,
      N’est-ce pas que c’est super satisfaisant ?! Je suis fan. Tu aurais vu ce tiroir avant, un vrai bordel.
      Et oui, ce sont de petites choses, mais ça me donne une impression d’avancer donc c’est satisfaisant 🙂
      Bonne soirée !
      Mélanie

  7. Marina says:

    Bonjour Mélanie

    Merci pour cet article. Ça fait toujours du bien. Marie Kondo est passée chez moi, Béa Johnson avant elle, et puis une personne que je suivais sur Insta. Et puis j’ai changé de cuisine cet été alors encore du vide. Je ne me sens jamais aussi bien qu’après un gros tri. Tout y est passé, toutes les pièces une par une… mais il en reste encore 😁 le début me motive toujours pour ça.
    Merci 🙏
    Bonne soirée
    Marina

    1. Coucou Marina,

      Je crois qu’il en reste toujours, mais une fois qu’on prend l’habitude de faire un tri régulier, ça prend moins de temps quand même. Je trouve ça motivant quand des personnes que je suis en font, j’ai envie de m’y mettre 🙂
      À bientôt,
      Mélanie

  8. Estelle says:

    Bonjour Mélanie,

    J’ai adoré lire cet article. Je lis le même livre. Je manque d’espace temps pour effectuer ce tri bienfaisant (j’ai une fille de 21 mois) mais je fait petit à petit et olalah, pour le peu déjà fait, ça fait un bien fou.
    Et comme tu le dis bien, ça fait se poser les bonnes questions.

    Pour les photos, c’est fou tout ce qu’on garde (captures d’écrans ou.. photo du bébé trop mignon oups). Je fais un tri de temps en temps mais mon compagnon garde tout et ça rend le travail si difficile au moment de faire les albums photos (d’ailleurs je procrastine à cause de ça et je ne fais jamais). Bref je trie de temps en temps (jusqu’au jour ou je ferai un très gros tri). Et pour les albums, je crois que je vais me cantonner à “choisir 5-10 photos par mois” pour faire un album à l’année (pour garder des souvenirs apd ma grossesse) et hop. Ce sera toujours ça de fait! (pas parfait, mais fait!)

    Merci pour cet article très instructif et intéressant 🙂 Au plaisir de continuer à te lire (sur le rangement, ou autre).
    Et bonne continuation !

    1. Coucou Estelle,

      Oui clairement les photos, c’est l’enfer. Il y a 3 ans, j’avais passé des semaines à trier 6 ans de photos des enfants pour en faire un (gros) album… Depuis, je m’y astreins chaque année pour perdre moins de temps !
      Et pas parfait, mais fait, ça me parle ! Tu auras toujours le plaisir de voir ses photos sur papier plutôt que de ne pas regarder celles qui sont dans ton téléphone.

      Et puis, avec des touts petits, je pense que je n’aurais jamais eu le courage, chaque chose en son temps 🙂

      À très vite !
      Mélanie

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