Favoris

Favoris #1 (Passons le temps avec Co-Co)

(Coco comme Covid-19 ou confinement. Oui je précise, que vous ne vous imaginiez pas que cela signifie les conneries de Mélanie !)

Et si on se changeait les idées ?

Il y a bien longtemps (dans un pays lointain où vivait un femme enchantée) je rédigeais parfois des articles coups de coeur où je vous partageais des découvertes. Comme l’organisation n’est pas vraiment mon fort, je vous propose de redémarrer à zéro aujourd’hui avec plusieurs catégories différentes (n’hésitez surtout pas à me dire si c’est trop fourre tout, je séparerai volontiers les fois d’après).

X Lectures pour réfléchir

° « Lever la tête sortir du trou » de Maïza Mazaurette

Journaliste et contributrice, entre autres au journal Le Monde, Maïza Mazaurette rédige de nombreuses chroniques et essais autour de la sexualité, du genre, de la place des corps dans la société. C’est mon mari qui m’a partagé un article autour de son dernier livre paru aux éditions Anne Carrière en ce début 2020, et sur le papier, le sujet avait tout pour me plaire.

« Mal en point, la sexualité contemporaine ? Désenchantée, tout au moins. Perturbée par les questions soulevées par le mouvement MeToo, mais aussi par la baisse internationale de libido, les enjeux de pouvoir, les injonctions irréalistes. Avec, pour résultat, une immense lassitude. La faute à qui, à quoi ? A une sexualité pensée comme une affaire d’orifices, à un imaginaire qui réduit les femmes à un vide à combler, alors qu’elles possèdent un sexe, pulsant, puissant.
La première partie de cet essai, « Sortir du trou », analyse comment l’Histoire, la culture et la psychanalyse ont réduit nos pratiques à peau de chagrin. Mais parce qu’un pamphlet ne nous fera pas retrouver le chemin du plaisir, vous pouvez retourner ce livre. « Lever la tête » propose une ars erotica optimiste, pratique, ambitieuse, centrée sur la fantaisie et l’éthique. Au programme : une sexualité solaire, radieuse, à la portée de chacun.
Une autre sexualité est possible, il suffit de la faire advenir. Sortir du trou explique pourquoi. Lever la tête révèle comment. »

Vindicative, la première partie est assez autoritaire dans le constat implacable de l’imaginaire sexuel dans lequel les femmes sont élevées et assignées à rester. On ne se retrouve pas forcément dans tous les cas de figure, néanmoins, force est de constater que nous sommes enfermées dans de nombreux carcans en ce qui concerne la sexualité et j’ai beaucoup aimé l’approche directe et sans fioriture de Maïza Mazaurette, qui ne tombe pas dans la vulgarité gratuite. Le livre se compose de deux parties (Sortir du trou (constat) // Lever la tête (pistes pour évoluer)), chacune étant composée de petits chapitres très courts. Ce format m’a bien plu, ce n’est pas une lecture compliquée, pour autant on avalerait pas 100 pages d’un coup, donc j’ai aimé cette possibilité de stopper la lecture pour y réfléchir et d’y revenir ensuite. Ce livre n’est pas un mode d’emploi de la sexualité, il invite plus largement à la repenser, à réfléchir à nos habitudes, nos désirs profonds, à questionner les corps, le nôtre et celui de son/sa/ses partenaires, non pas dans une recherche de performance mais bien d’épanouissements sexuels.

° « 21 échos défis pour prendre soin de soi et de la planète » de Natasha Tourabi

Natasha, autrice du blog Echos verts, nous livre là son premier livre pratique papier publié chez Ulmer, afin de réfléchir à nos comportements pour limiter notre empreinte écologique. Un énième livre sur le sujet ?

Pas vraiment.

J’ai beau connaitre Natasha virtuellement depuis des années, échanger régulièrement avec elle et connaitre donc son style pédagogique, clair et sa volonté d’informer sans juger, la qualité de son ouvrage est épatante. Là où il aurait été facile de tomber dans l’écueil des livres écolos qui pullulent pour nous expliquer comment remplacer nos cotons par des lingettes lavables et recycler la peau de bananes en fertilisant pour plants de tomates, Natasha va beaucoup plus loin en contextualisant chaque partie. Je suis loin d’être novice en gestes écolos du quotidien, mais ce que j’ai réellement apprécié c’est cette mise en abime chiffrée avec de nombreux exemples de l’impact qu’ont nos comportements au quotidien. On a tous des points forts et des points faibles en gestes écolos, et parfois on manque d’informations pour évoluer et laisser enfin de côté certains conforts ou certaines facilités au profit du bien collectif.

–> Utilisation d’outils numériques VS pillages des ressources, conditions de travail inhumaines pour l’extraction des matières premières nécessaires ; Prendre soin de soi mais sans sombrer dans l’individualisme auto-centré à coups de bougie et de yoga bien pensant (mes mots) ; Se composer une garde robe durable avec un vrai guide des tissus et de leur entretien, une méthode pratique pour s’y mettre VS l’impact de la fast fashion aujourd’hui sur les populations et l’environnement ; Cuisiner maison mais avec de nombreux outils pour se lancer et sans moralisation aucune.

Ce livre peut se commencer par n’importe quel défi, selon votre propre avancée, ou cheminement. Il est bienveillant du début à la fin, et explique systématiquement le pourquoi de façon approfondie (mais très accessible à la lecture et sans rabâcher) ce qui aide à se focaliser ensuite sur le comment pour se lancer.

X Vêtements

° Des vêtements pour bouger tes fesses (ou tes bras) mais sans maltraiter tes seins

Je fais du yoga (j’ai un petit niveau) depuis quelques années maintenant pour me détendre et m’étirer, sans jamais avoir visé un quelconque challenge en terme de postures (mais je comprends tout à fait que ce soit des objectifs intéressants !). Après quelques années à le pratiquer dans un simili jogging qui s’apparente davantage à un pyjama distendu, j’avais envie d’une vraie tenue de sport, agréable, douce et facile à porter. Après avoir eu plusieurs retours, j’ai investi dans une brassière et un legging Organics Basics et j’en suis pleinement satisfaite. La brassière apporte un maintien parfait (même si elle mériterait d’être plus couvrante pour les fortes poitrines) et le legging, je dormirais volontiers avec. Outre la qualité des matériaux et l’éthique de la marque, je dois reconnaitre que je suis bien plus motivée à faire une séance de sport avec une tenue adéquate qu’en jogging-pyjama qui me donne surtout envie de me rouler en boule près du feu et d’écouter 2Cellos en boucle. Depuis que j’ai acheté cette tenue, j’ai décidé de faire du renforcement musculaire et, mon dieu, autant la brassière avec bon maintien n’est pas vraiment un énorme indispensable avec le yoga doux, autant quand tu enchaines des squats et des sauts (plein de délicatesse en levant les bras of course), tu es bien contente de l’avoir ! N’hésitez pas à regarder les codes promos de blogueuses que vous suivez, il y en a plusieurs qui en proposent. Cela vous donne une remise, et elles gagnent un peu de sous.

° Des culottes qui changent la vie (enfin, quelques jours par mois)

Il aurait été plus judicieux de prendre une photo de moi avec, mais soyez réalistes, voila 10 jours que je soigne ma famille à coup de riz, de bouillon, et de compote de pommes, et par amour je les accompagne. Tout en creusant les tranchées de ma serre à la pioche et à la bêche. Vous voulez vraiment déprimer en voyant un corps de rêve? Non bien sur, je suis solidaire jusqu’au bout.

En novembre dernier je me suis offert (vu le prix c’est le cas de le dire), deux culottes de règles de la marque Fempo. Dire que ma vie a changé le jour où les ai mises serait un euphémisme. Cette invention est tout simplement formidable ! Depuis 8 ans, je porte une cup et depuis quelques années, j’alterne la nuit avec des serviettes lavables de la marque Plim -là encore, un investissement mais je peux vous dire qu’après des années de lavages (et de passages malencontreux au séche-linge), elles ne bougent pas d’un iota. Le prix moyen d’une culotte de règle étant de 35-45€, autant vous dire que je n’ai pas bondi dessus.

Mais à force de lire des retours si enthousiastes, j’ai mis la main au portefeuille. Et sans regret. Confort incroyable, aucune odeur ni sensation d’humidité, entretien très aisé (on laisse tremper, on savonne un peu et hop, on rince et on fait sécher. Je les passe en machine après trempage à la fin de mon cycle. Je trouve les Fempo parfaites pour la nuit car elle sont vraiment confortables et absorbantes, en revanche, celles que j’ai choisi (les basiques) ne convenaient pas à ma morphologie la journée, elles glissent (mais ce n’est pas un problème de taille, je n’ai juste pas de fesses, que voulez vous, on ne peut pas avoir des courbes affolantes de tous les côtés n’est ce pas?!). J’ai donc complété récemment avec deux culottes de la marque Moodz, qui sont d’un confort, ahlala. Bien enveloppantes, d’une grande douceur. Seul bémol, cette coupe cocon correspond à un flux léger à moyen, donc plutôt en fin de cycle. Je remets donc des sous de côté pour acheter une culotte haute de la marque Rejeanne, tellement canon avec ses plumetis et sa dentelle. Là encore, faites appel au code promo des uns et des unes, ce n’est pas négligeable un coup de pouce au vu des prix. Je vous indique également le site de Chaudron Pastel, car Mélanie a rédigé un comparatif de folie, vous ne manquerez pas d’infos pour faire votre choix.

X A manger

° Palaak Paneer de Melle Béné. Melle béné c’est un des comptes Instagram que je préfère. « Ecolo radicale mais imparfaite », Bénédicte partage beaucoup d’informations pour nous faire progresser vers un mode de vie plus éthique sans compromis, et en croisant de nombreuses ressources. Parmi ses partages, ses menus hebdomadaires. Récemment cette recette indienne de fondue d’épinards crémeuse aux épices et à à la tomate m’a tapé dans l’oeil, il est rarissime que je fasse des recettes de blogueuses / YTubeuses,  et je me suis absolument régalée à la refaire et à sortir de mes habitudes !

Palaak Paneer / Pour 3/4 personnes en accompagnement

  1. Faire revenir un ou deux oignons avec de l’huile végétale et ajouter 1/2 pouce de gingembre frais et une gousse d’ail hachée.
  2. Faire revenir une cc de cumin et de coriandre en poudre, et une cs de de piment doux, de curcuma, et remuer à feu doux.
  3. Ajouter une boîte de tomates concassées et laisser cuire doucement
  4. Ajouter 500 grammes d’épinards frais préalablement lavés et égouttés, remuer et laisser mijoter à feu doux.
  5. A la fin j’ai ajouté ma sauce fromagère (25 cl de crème de soja, 1 belle cs de levure maltée, 2 cs de jus de citron et 1 cc de sel) avec 1 cs de farine de pois chiches pour épaissir la crème.

° Riz de Konjac Envi-bio

Comme vous le savez, j’ai une alimentation majoritairement à IG bas/modéré et j’apprécie de me préparer des repas pauvres en glucides régulièrement, sans pour autant me couper des moments familiaux. Sur le site de La Fourche où je suis adhérente depuis le début d’année (et sur lequel vous avez 20€ offert sur votre première commande d’un minimum de 39€ avec le code LECULDEPOULE20), j’ai découvert la marque Envi-Bio et ses trois préparations à base de Konjac (Le Konjac est une plante qui vient d’Asie très riche en fibres solubles (non irritantes, sans glucides) : le riz, les spaghetti et les fettucine. Ma préférence va nettement au riz qui est bluffant, sans texture caoutchouteuse ni arrière goût. C’est un produit onéreux (3/4 € pour 270 g ce qui donne deux repas avec un bel accompagnement de légumes et protéines) donc très occasionnel, je me fais ce plaisir deux fois par mois.

X CUISINER

Après deux ans au placard, précédés de 6 mois d’utilisation infructueuse, j’ai enfin réussi à dompter ma poêle à crêpe en fonte Staub qui m’avait coûté un bras ! Je suis JOIE. Suite à vos conseils en cherchant une poêle de qualité récemment sur Instagram, Vous avez été nombreuses à me redonner plein de conseils pour la culotter complètement et j’ai fini par trouver une solution sur le site de Krampouz, fabricant breton de bilig. Là où je m’étais contentée de quelques passages à l’huile au début et de la huiler simplement après caque cuisson, j’y suis allée en mode bourrinage pendant 1 heure. 

  1. Prendre de l’huile de cuisson (pas olive, ce serait du gaspillage ! J’ai acheté de l’huile d’arachide premier prix).
  2. Allumer la hotte à fond et ouvrir les fenêtres, ça va sentir le graillon. 
  3. Badigeonner la poêle (ou la cocotte, sauteuse, wok…) d’huile à l’aide d’un torchon et laisser chauffer jusqu’à ce que l’huile fume. Une fois la fumée disparue, recommencer. Laisser complètement refroidir avant de ranger.
  4. Après chaque utilisation, passer sous l’eau chaude sans produit vaisselle quand la poêle est encore chaude, et finir par enduire d’une fine couche d’huile.

***

Va falloir être solidaires pendant ces semaines de confinement, aussi j’ai envie de vous proposer du contenu qui change les idées, mes projets étant à moi aussi un peu chamboulés avec les enfants à la maison. Si vous avez des envies spécifiques, surtout faites-le moi savoir (ici s’ajoute une salutation théatrale, imaginez-la) !

A très vite !

24 Comments

  1. Merci pour ces idées ! Je suis moi aussi passé aux culottes menstruelles depuis mon dernier cycle. J’en ai testé une de chez Plim et sur mon prochain cycle je vais pouvoir essayer celles de My holly que je viens de recevoir. Je commençait à en avoir marre de la cup et là vraiment ça change la vie !!

  2. Merci pour l’astuce poêle je savais pas qu’il fallait pas savonner bon la mienne n’accroche pas mais je vais me méfier à l’avenir

  3. Merci pour ce partage, les livres me font de l’oeil j’avoue !
    Merci pour tout ce que tu fais, Mélanie.
    Bon courage.
    Prends soin de toi et des tiens.
    Bisous

  4. Toujours un plaisir tes articles, tu donnes envie de lire les bouquins que tu présentes, même celui côté sexualité alors que ce n’est pas un sujet qui me passionne, les 21 échos défis me disent bien aussi. On entre dans la période de confinement en dur, la recette aux épinards va enfin se trouver dans nos assiettes. Moi aussi je regarde les tenue de yoga avec envie, je n’ai pas sauter le pas, je culpabilise de dépenser autant pour une tenue de sport mais si elle donne envie (mes revenus sont tout à fait corrects)! J’ai eu « la chance » d’être ménopausée très tôt, merci la chimio donc je lis les différents articles sur les cup et les culottes de règles, en me disant cela aurait été bien que ça existe quand j’en avais besoin , surtout les culottes. J’espère que la gestion de la gastro est terminée chez toi. Bien que plus jeune que moi, tu es le type de femme que j’aimerai avoir comme copine. Bonne journée

  5. Super billet Mélanie ! Merci pour ces partages, tes recherches fouillées et ta présence qui, si elle devient intensive, fera mon bonheur dans ma cambrousse reculée 😁🙏😘

  6. En toutes circonstances ,au diapason avec l’actualité Mélanie nous ravit d’un ton léger sérieux et attractif…
    Il n y a pas une journée où je me plonge vers le blog ou les videos..c’est par celles ci que je vous ai decouverte quand je cherchais l’inspiration pour le batch Cooking.
    Continuez tous comme vos recettes c’est un vrai regal de vous suivre….
    Véronique

  7. Merci Mélanie pour ce billet qui fait du bien, qui nous ramène à la concrétude de la vie ! Et ravie d’avoir de tes nouvelles aussi !
    En plus il fait beau ! Allez, à la serre ! 😉🌼🌞😄

  8. Coucou Mélanie,
    Merci pour ce premier volet d’une série d’articles que je lirai avec intérêt surtout en cette période où il fera bon de se changer les idées !
    Et puis merci d’avoir pris le temps de partager ton avis sur mon livre. Je suis tellement heureuse (et soulagée aussi !) de savoir qu’il t’a plu !

  9. Ah ben moi j’aime particulièrement le côté fourre-tout ! Je trouve que ça s’adapte idéalement à mon esprit vagabond, alors merci pour ce format et ces idées (je note d’acheter le livre de Natasha dès la fin du confinement)

  10. Merci Mélanie! c’est la première fois que je laisse un commentaire je vais essayer de le faire plus régulièrement…

  11. Merci pour le conseil de culottage de la poêle à crêpe, j’ai failli renoncer à utiliser la mienne…
    Une requête par ces temps de home sweet home: mais comment fait-ton du TOFOU LACTO-FERMENTE, hein? Je suis revenue bredouille de mes nombreuses recherches sur le net (non, je ne parle pas japonais) et je rêve d’une recette ou d’un tuto sur le sujet.
    Merci pour ces joyeux partages, bonne 2e semaine avec coco

    1. Bonjour Anne,

      Ahlala, si je le savais, penses tu que la recette serais là sur le blog ! Je n’ai pas trop le temps d’expérimenter en ce moment mais un jour je trouverai !
      Bonne journée !

      1. Assez simplement, il suffit de mettre des cubes de tofu en saumure, comme pour des légumes lactofermentés : 30g de sel pour un litre d’eau 🙂

      2. Cela ne donne pas le même goût que celui que l’on achète, où ce sont les fèves qui sont fermentées, mais c’est une bonne idée ! J’essaierai à nouveau merci !

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