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Comment le jeûne intermittent m’a redonné la pêche

Avant toute chose : je ne suis ni médecin, ni diététicienne, ni gourou, ni pro-cru, ni protruc-chia-muche (oui je l’ai casé), juste pro bonne bouffe au quotidien en famille pour être bien dans ses pompes maintenant et le plus longtemps possible. Cet article traite de bien être, notion subjective au possible et n’est donc que le reflet de mon expérience personnelle.Avec la vague healthy, je suis un peu ennuyée par ses foodistas qui offrent une vision un peu décalée de la cuisine : « C’est tellement facile de manger sain et léger ! Des burgers de portobello, des spaghetti de sarrasin, beaucoup de noix à 50,00€ le kilo, de smoothie épinards/myrtille à l’eau de coco avec de la poudre du superaliments qui vient de loin mais on s’en tape c’est « So tendance », on fait très peu de sport (juste un coach quotidien formé au Pilate – Tai Chi – Yoga), on se nourrit de jus de « kale » parce que une branche de jus de kale ressemble à l’arbre de la Vie, fréquemment de cheesecake cru coco cajou -parce que c’est bien connu, la sublime noix de cajou est tellement abordable qu’on peut en manger tous les jours. Et je conserve ma taille 36 sans aucun effort ».

Mouais. Difficile de parler de toutes ces wonders woman qui offrent, à mon sens, une vision ultra édulcorée de la nourriture saine. Avec un bon budget et en vivant seul.e, pourquoi ne pas fonctionner comme ça. Et si on regarde bien, toutes ces recettes hors de prix sont souvent proposées sur des blogs ou des chaines Youtube de personnes vivant seules. Mais clairement avec des moyens financiers lambda et/ou une famille, je ne vois pas comment on peut faire reposer son alimentation sur ces bases. Et le problème, c’est que beaucoup de personnes rêvent de cette alimentation miracle (et un peu bling bling et déconnectée selon moi, mais ce n’est que mon avis) sans pouvoir y accéder.

Avoir la forme au quotidien, bien digérer, garder la ligne, ou la retrouver et la conserver, n’est pas facile. Et je ne fais pas partie de ces personnes qui en parle à la légère. Devenir amie avec mon corps m’a pris beaucoup de temps et encore, je suis jeune. Pouvoir aborder la nourriture de façon saine et sereine est un vrai challenge et je sais que nous sommes très, très nombreux à lutter contre nos démons intérieurs avec le Dieu Bouffe.  Je n’ai jamais été en surpoids, mais il ne me viendrait même pas à l’idée de critiquer une personne mince qui a des soucis à gérer son rapport avec la nourriture. Et quand l’héritage familial pèse dans la balance, tu sais qu’au moindre abus prolongé, tu te colles direct les kilos sur les hanches, une digestion complètement dézinguée, un poids dans la tête. Et il faut arriver à tout gérer après. Si je vous parle aujourd’hui de cette méthode, c’est parce qu’elle a eu sur moi des effets quasi immédiats et que je me sens nettement mieux depuis. Ce n’est pas un régime miracle, je n’ai strictement rien à y gagner mais c’est gratuit ! Et si je vous dit qu’on y gagne en énergie, en concentration, en qualité de digestion, et pour certains, en kilos en moins, c’est quand même pas mal, non?

Bon, c’est dit, on peut y aller.

***

Depuis quelques temps, je pratique le fasting, ou jeûne intermittent associé à une diminution des glucides. Un très long cheminement m’a amené à cette méthode nouvelle (pour ma part) d’alimentation. Je préfère préciser qu’il ne s’agit en rien d’un régime amaigrissant spécifique, même si souvent vendu comme tel. Quelque soit votre alimentation, tout le monde peut le faire. C’est également très différent du jeûne traditionnel qui s’étend sur plusieurs jours, et qui, lui, nécessite d’être bien encadré.

Si vous me connaissez ou si vous me lisez depuis un moment, vous savez que je suis quelqu’un de très dynamique, d’hyperactif.

Malgré cette énergie bouillonnante et un cerveau qui ne veut jamais se mettre au repos, je suis constamment fatiguée. Cela semble paradoxal et pourtant, je peux à la fois être dynamique, parce que c’est mon tempérament, et me sentir freinée au quotidien par une espèce de poids invisible qui s’alourdit de jour en jour, et qui dure depuis des mois. Alors on peut trouver plusieurs explications, évidemment. Un travail fatiguant une grosse partie de l’année, trois enfants en cinq ans, l’allaitement qui a duré un peu plus d’un an, un dos qui me fait souffrir, ou tout simplement de manière très banale l’organisation journalière et routinière d’une famille. Je n’aime pas les excuses et si on en cherche, on finira toujours par trouver quelque chose. J’ai une bonne hygiène de vie, je ne fume pas, ne bois pas, je dors plutôt bien, je mange varié et équilibré et je n’ai aucune carence alimentaire (Nan mais la nana, elle est presque au top en fait !).

Mais bon sang, elle vient d’où cette fatigue !?

Il m’ a fallu beaucoup chercher pour le comprendre.

Je n’écoute pas les besoins de mon corps et ne mange pas ce qui me conviendrait, à moi. Sur ce blog, je prône avant tout une alimentation familiale simple, variée, excluant de ma/notre vie tout régime alimentaire spécifique, autre que le végétalisme. En clair je n’ai rien contre le sucre à petite dose et bien choisi, rien contre le gluten, j’aime autant les légumes que la raclette, je ne pèse rien, je n’ai pas « d’appli-calorie », je ne dose pas mes cuillères d’huile, etc. Je fais très attention à ce que mes enfants mangent varié avec tous les apports nécessaires et je leur prépare donc de belles assiettes. Riches en légumes, en céréales et en légumineuses notamment pour leur croissance.

Je nous prépare ces assiettes. Sauf que ma croissance, à moi, elle est terminée depuis longtemps.

Ils ont très faim le matin, moi très rarement. « Manger comme un roi au petit déjeuner » ne me correspond pas du tout.

Mon mari rentre dans l’après midi sans avoir rien dans le ventre depuis 6h du matin, alors j’essaie de préparer toujours un repas copieux, équilibré mais riches en céréales ou légumineuses. Sauf que moi, je n’ai pas besoin de toutes ces glucides. Mais depuis plus de dix ans, je fais toujours la même erreur, de me servir les mêmes assiettes que lui.

Le soir est notre seul repas tous ensemble. C’est un moment privilégié et de ce fait, j’aime que nous mangions bien. On se prend quasiment tous les soirs un « apéritif ». Crudités ou pain et tartinade maison. Et notre repas derrière. Toujours composé de légumineuses ou de céréales, et de légumes, bien sur.

Les débuts de notre végéta*isme mis à part, ou chaque simili était découvert avec bonheur, je n’en cuisine jamais. Les rares simili-carnés que j’achète sont les saucisses que les enfants aiment bien. Et de temps en temps du seitan ou du chorizo tout prêt. C’est beaucoup trop cher pour un budget familial et comme je réduis les déchets, je les évite. (NB : le tofu n’est pas un simili, et je ne m’en prive pas). Alors j’ai pris le pli il y a quelques années de cuisiner systématiquement des légumineuses et/ou des céréales à chaque repas pour notre apport en protéines faciles et parce que ce sont des aliments que j’adore, qui ne coûtent rien et qui peuvent se préparer de tellement de façons, qu’il m’est difficile de me lasser.

Nous ne mangions quasiment jamais de pain, mais depuis que j’ai trouvé la recette sans pétrissage, j’en mange tous les jours.

Je ne suis pas du tout quelqu’un de discipliné quand il faut prendre des compléments alimentaires, B12 mis à part ; je n’aime l’idée de me complémenter régulièrement avec toutes ces poudres de perlimpipin très à la mode que tout le monde glisse dans les smoothies (j’insiste sur le régulièrement, car de temps en temps, cela ne me gêne pas et ces poudres peuvent donner un sacré coup de pep’s en cas de forme un peu raplapla). Je reste persuadée que notre bonne ou mauvaise santé vient majoritairement de notre assiette et que cela signifie travailler sur de « vrais » aliments. Quand on vit seul.e, c’est sans doute plus facile de se nourrir à coup de smoothies et de porridges superalimentés, mais cela ne me semble pas du tout gérable dans mon cas. Et je n’ai pas envie que mes enfants grandissent en pensant qu’il suffit d’ajouter de la poudre dans un liquide pour manger équilibré au quotidien. C’est donc par là que j’ai commencé à creuser, et que j’ai fini.

Je mange trop de glucides, soit trop de céréales et beaucoup trop de légumineuses. Mon corps est en digestion quasi permanente et cela le fatigue. Me fatigue. J’ai appliqué quasiment à la lettre que les protéines et bons glucides se trouvaient partout et de fait, en grande quantité dans les légumineuses et céréales complètes. J’ai commencé par diminuer les légumineuses à quelques repas dans la semaine et pas deux fois le même jour, ou en alternance avec des céréales. Je me sentais plus légère après les repas. J’ai tenté uniquement légumes et céréales en petite quantité le soir, et je dormais mieux et me réveillais l’esprit plus clair. J’ai trouvé des articles qui parlaient de jeûne et de désintoxication progressive de l’organisme.

Et je suis tombé sur un ouvrage appelé « Le Fasting, La méthode du jeûne intermittent ultra efficace pour perdre du poids et vivre plus longtemps » de JB Rives, aux Edictions Thierry Souccar, 12,00€.

Le genre de titre qui me donne envie d’allumer le feu avec le bouquin, je ne vais pas vous mentir. Je déteste les titres racoleurs. J’ai longtemps jonglé avec des régimes débiles et je les fuis depuis des années comme la peste. Mais… je m’étais plongée dans la lecture d’articles sur le jeûne intermittent peu de temps avant et j’ai feuilleté le livre dans la librairie. En fait, j’en ai lu la moitié sur place, je suis rentrée et le soir j’avais fini le livre.

Un mois plus tard, j’ai une patate d’EN-FER, je suis ultra productive le matin quand je travaille, que ce soit une activité physique comme travailler dans mon jardin ou assise à gérer la partie administrative de mon entreprise ; je m’assois à table le midi en ayant faim. Un truc de fou. Je ne me souvenais même plus ce que c’était d’avoir faim. Je me réveille toute seule le matin, sans mon réveil pour aller lire avant de réveiller les enfants! Alors qu’avant je décalais le réveil toutes les cinq minutes et que c’était l’enfer pour être alerte avec les trois mômes à peine un oeil ouvert. J’ai perdu trois kilos, kilos qui trainent depuis que j’ai 15 ans sur les hanches et le nombril (merci l’héritage familial), que jamais rien n’a pu faire partir. Petits kilos qui se sont encore un peu mieux calés après les trois grossesses, – ça se multiplie ses bestioles là, on ne les voit pas venir ! et avec qui j’ai appris à vivre parfaitement bien, parce que n’exagérons pas, cinq kilos en trop après trois grossesses, c’est quand même pas bien grave.

Je digère beaucoup mieux et le moindre abus, je le paie très cher car mon corps s’est habitué extrêmement vite à ce nouveau rythme. Preuve s’il en est qu’il ne demandait que ça.

Qu’est ce que le jeûne intermittent ou fasting?

Le principe est très simple : jeûner 16 heures*, manger sur une plage horaire de 8 heures. L’auteur explique que la prise (et perte) de poids est en grande partir liée à nos hormones, l’insuline pour la prise de poids et la leptine pour la perte de poids. L’insuline est cette hormone qui régule le taux de sucre dans l’organisme et qui va stocker le surplus. La leptine est une hormone qui est produite par les cellules adipeuses (graisse) du corps, sécrétée dans notre circulation sanguine. Elle donne le message au cerveau que nous avons assez de réserve et par la même que nous n’avons plus besoin de manger, notion de satiété.

L’idée est donc de laisser l’insuline tranquille le plus possible en n’agressant pas notre organisme avec trop de sucre (rapides ou lents) et de faire fonctionner la leptine. Cette dernière étant plus active le matin, il est recommandé de plutôt sauter le petit déjeuner. Cependant, vous pouvez décaler vos 16 heures de jeun le soir, ou alors opter pour une journée de jeun par semaine, 24 heures d’affilées pour des effets identiques. Cette période de jeûne peut se suffire à elle même, quelle que soit l’alimentation que vous ayez (omnivore, végéta*ien), mais les effets sont bien plus positifs (meilleure digestion, énergie, perte de poids au besoin) en diminuant les glucides.

* La plupart des méthodes de fasting proposent ce ratio de 16/8 mais vous pouvez parfaitement prolonger le jeûne et ne faire qu’un repas par jour ou deux sur une plage plus courte. La plupart des personnes qui tiennent bien, prolongent jusqu’à 19/5. Mais essayez de respecter au moins ses 16 heures minimum.

Et si je n’ai pas de kilos à perdre?

Le jeûne intermittent est avant tout un moyen de nettoyer son organisme et de le mettre au repos un temps donné. Il permet d’évacuer le trop plein et, de fait, si vous n’avez pas de kilos à perdre, vous n’allez pas finir plus maigre, seulement en meilleure forme car avec un organisme reposé. Le gain d’énergie est assez flagrant et ce très rapidement quand on passe moins de temps à digérer. La plupart des retours que j’ai eu ou lu en plus de ma propre et courte expérience sont :

  • Réduction des inflammation, meilleure pression artérielle, réduction du stress
  • Diminution de l’asthme, des maladies infectieuses
  • Meilleure qualité de peau
  • Plus d’énergie
  • Esprit plus clair et plus réactif
  • Graisse viscérale (autour du nombril) qui diminue rapidement
  • Perte de poids en général pour les personnes en surpoids…..

 Est ce que c’est dur au début?

Tout dépend de vos habitudes alimentaires et de votre activité physique. Si vous avez une activité hautement physique, il n’est pas recommandé de jeuner trop longtemps. Cette méthode est souvent destinée aux personnes qui ont une faible activité physique. Il y a forcément des moments où l’on a faim, car peu habitués à espacer autant les repas, mais le corps s’habitue. Il est plus facile de tenir lorsqu’on est occupé ! C’est aussi pour cette raison que je trouve plus facile de sauter le PDJ, je n’arrive pas à m’endormir en ayant faim, et je ne me vois pas rester à table à regarder ma famille manger le soir ! Si vous avez l’habitude de consommer beaucoup de glucides, il y aura donc forcément des moments de manque.

On entend beaucoup parler de régimes Low carb, cétogène, paléo, est-ce que c’est la même chose?

Toutes ces régimes alimentaires reposent sur la diminution des glucides, mais de façon plus ou moins drastique. J’ai un peu lu en quoi consistaient certains, à force d’en entendre parler, et franchement, dans le cadre d’une alimentation végétalienne, je vois mal comment s’y tenir sans mourrir de faim et carencé !  Le fasting est un jeûne, soit une période pendant laquelle on ne fait pas du tout travailler le système digestif. Il est plus efficace couplé à une réduction des glucides, puisque ce sont les principaux coupables des prises de poids et des problèmes de digestion, mais ce n’est pas obligatoire.

Je tire mes protéines des légumineuses et céréales complètes, comment garder des repas équilibrés en les enlevant ?

Les protéines sont absolument partout et l’objectif de mon article est d’expliquer ce qui me convient personnellement dans le cadre d’une alimentation végétalienne. Je n’ai pas du tout supprimé les légumineuses et céréales, qui sont parmi les sources les plus importantes et que j’aime beaucoup manger, mais je suis passée de repas ou ils étaient presque constamment présent à 2/3 fois par semaine pour les premières et en moyenne un repas sur deux pour les céréales. J’ai mis au menu bien plus souvent d’autres sources de protéines : les noix, les graines, les algues. Je mange toujours du tofu au moins deux fois par semaine, et pour être honnête, si j’en trouvais en vrac, ce serait bien plus tellement nous aimons tous ça ici ! Il y a une différence entre supprimer, comme c’est le cas pour certains régimes sans glucides, et diminuer. il est certain qu’en les supprimant, vous allez perdre beaucoup plus de poids. Mais pour combien de temps? Je préfère avoir réduit mes portions, qui étaient conséquentes, et continuer de me faire plaisir avec des aliments que j’aime.

Comment gérer cette alimentation en famille? 

Le jeûne intermittent, et de faibles rations de glucides sont fortement déconseillés aux enfants et aux adolescents qui ont besoin de calories pour leur croissance! A partir de là, je cuisine comme avant pour tout le monde, mais pour moi je mets beaucoup moins de céréales et légumineuses, et mes assiettes sont composées au minimum de 50% de légumes et/ou crudités, le plus souvent les 2/3.

Une journée type (mon but n’est pas de perdre du poids donc je ne me prive pas au goûter si j’ai envie de sucres), sachant que je ne pèse absolument rien et que je mange toujours à ma faim :

Au réveil et dans la matinée : beaucoup d’eau et de tisanes. Voir un jus de légumes si j’ai vraiment faim (et pas un smoothie qui contient des fibres et relancerai la digestion). En ce moment j’aime particulièrement fenouil, carottes, pomme et persil, qui aident en plus à nettoyer mon organisme et plus particulièrement le foie.

Midi / Déjeuner : Crudités/légumes cuits à volonté et une portion de céréales, légumineuses ou tofu + Noix, graines, algues, sauces variés.

Goûter : Tout ce qui se mange et dont j’ai envie ! Gâteau, compote, smoothie, fondant au chocolat, fruits, boules d’énergie, pancakes. Ou rien, si j’ai bien mangé le midi et que je n’ai pas faim. Il m’arrive de grignoter encore, mais toujours dans cette plage de 8 heures.

19h00-20h00 / Diner : Légumes en grosse quantité et céréales complètes. Souvent une tranche de pain avec une tartinade maison. Et parfois des cacahuètes à l’apéro. Parce que. Et en plus c’est plein de protéines les cacahuètes. Ouais.

Et comment fait-on pour ne pas mourir de faim en se roulant par terre à chercher des miettes sous le plan de travail avec si peu de glucides? 

On a faim au début. Je ne vais pas vous mentir. Après tout dépend de l’effet recherché. La meilleure alimentation est celle que l’on tient sur le long terme. Elle ne doit être en aucun cas contraignante, privative ou générer de l’anxiété. Mais il faut prendre en compte un temps d’adaptation au niveau de l’organisme. Ce jeûne est destiné aux personnes qui ont une faible activité physique. Si vous avez un métier fatiguant physiquement ou si vous pratiquez beaucoup de sport, il va de soi qu’il faut davantage de glucides aux repas. Comme je ne suis pas dans le cas en ce moment, ni dans l’autre, je ne vous conseillerai pas davantage, il y a des blogs réservés aux sportifs qui pratiquent le jeun intermittent. En pleine saison, j’ai encore une alimentation différente, j’aviserais à ce moment là. Pour les autres, boire, boire et boire. Eau, tisanes, jus de légumes. Et plus on a faim, plus vite le corps est rassasié, et moins on mange au repas. Il ne s’agit pas d’arriver à table en rampant, livide et tout tremblant, mais c’est un fait, moins on mange… moins on mange.

Comment je fais si j’ai un anniversaire, une soirée, une envie de brunch, une semaine de vacances ou juste envie de faire sa fête au pot de pâte à tartiner là, tout de suite avec une demie baguette?

Et bien vous profitez!! Le but est d’aller mieux, pas de se désocialiser comme c’est le cas avec tant de « régimes ». Et puis demain on recommence. J’en ai déjà parlé ici, la frontière entre une alimentation saine et équilibrée qui nous convient et qui laisse une belle place à la gourmandise, donc parfois à des plats pas forcément  » nécessaires », et l’orthorexie où l’on fait une fixation sur tout est sain et aucun superflu est mince. Il s’agit avant tout de trouver un équilibre sur le long terme.

Vous connaissiez le jeûne intermittent? Si c’est le cas, ou si vous pratiquez une toute autre façon de bien s’alimenter pour être en forme, n’hésitez pas à laisser un commentaire 😉

43 réflexions au sujet de « Comment le jeûne intermittent m’a redonné la pêche »

  1. perso, je ne mange pas le soir !! et quand ça m’arrive (sorties, copains etc) je dors mal, j’ai du mal à m’endormir, le matin je n’ai pas faim et ça je hais !
    j’aime tellement petit déjeuner ❤ !!
    je fais un petit 4 heures et tout va bien! (fruits, un petit gâteau (ou pas) suivant mon envie, du chocolat NOIR ) et le midi je mange normalement !!
    le soir mon mari mange les restes de midi !
    ça nous convient comme ça (mais nous n'avons plus d'enfants avec nous !! )
    des bises !

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    1. Merci Résé de ton témoignage! Comme quoi, les habitudes et besoins sont tellement différents d’une personne à une autre ! Je ne me vois pas me passer de goûter par exemple, j’aime tellement ce moment 😉 Mais il est clair que sans les enfants, je ferais différemment. On verra dans quelques années (décennies ?)
      Des bises à toi aussi

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    2. Il y a du nouveau au Canada, vous en avez peut-être entendu parler. Un livre écrit par un néphrologue de Toronto, Jason Fung et son collaborateur Jimmy Moore (pour ceux et celles qui lisent l’anglais, «The complete guide to fasting»). Le Dr a une clinique du diabète et d’amaigrissement, et obtient des résultats remarquables chez ses patients, renversement de cas diabètes de type 2 qui duraient depuis 20 ans, avec retour à la normale, sans résistance à l’insuline, et bien sûr perte de poids rapide, mais sécuritaire… Je suis moi-même biologiste physiologiste et me demande comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt. Tout est question de «timing».

      Il s’agit de commencer par une diète très faible en glucides (rapides et lents), puis de faire des jeunes, intermittents comme ceux dont vous parlez, alternés ou prolongés (7 à 14 jours) en prenant une multivitamine, des bouillons d’os pour prévenir un syndrôme provoqué par l’épuisement de stocks osseux de phosphore et de magnésium lorsque l’on recommence à manger. Cela peut sembler drastique, mais le jeûne prolongé est à ma connaissance la seule méthode qui fonctionne pour renverser le diabète, que la plupart des médecins considèrent comme étant une pathologie progressive et incurable. L’explication est la suivante. On sait que le foie contient environ 2000 calories de sucre stocké sous forme de glycogène, qui nous sert d’ailleurs à passer la nuit sans manger. Le matin, on dé-jeûne (break the fast, on arrête le jeûne). La diète faible en calories (low-carb) pratiquée pendant quelques semaines, suivie de jeûnes, permet de brûler ce glycogène et de commencer à déstocker les graisses. On passe alors en mode cétogène, on brûle les graisses. Beaucoup hurleront par peur d’attaquer les précieuses protéines, mais c’est entièrement faux, et des articles scientifiques cités dans ce livre en font état, même pour les personnes qui s’entraînent, à moins d’être un athlète de haut niveau ayant moins de 8% de graisses corporelles, ce qui n’est pas du tout le cas des personnes faisant de l’embonpoint ou de l’obésité.
      On recommence ensuite à manger normalement, progressivement, on peut remanger des sucres, même du gâteau avec modération, profiter de la vie, festoyer quand c’est le temps de fêter, tout comme nos ancêtres le faisaient il y a des milliers et des milliers d’années. Et cela est contrebalancé par des périodes de jeûne. Repensons à leur mode de vie, avant l’invention de l’agriculture. Il n’est pas là question de faire le régime paléolithique, mais de comprendre d’adaptation métabolique avec laquelle nous jonglons aujourd’hui dans notre monde moderne. L’été et l’automne, les fruits et les racines (donc les aliments contenant le plus de sucre dans leur régime) étaient abondants. Ils pouvaient s’en gaver, et ainsi faire des stocks de graisse pour les temps difficiles (par l’action de l’insuline). Les protéines et les graisses animales étaient davantage disponibles toute l’année, quoi que, sans doute plus difficiles à aller chasser. Les humains étaient donc obligés de jeûner de temps à autre, mais aussi parfois pendant des jours et des jours, et devaient être en mesure de ne pas faiblir, pour être suffisamment en forme pour aller chasser. Lorsqu’on brûle des graisses, après 2 jours, la faim disparait (il ne faut pas tout gâcher en grignotant quoi que ce soit de sucré, on retomberait en mode de brûlage des sucres), on a davantage d’énergie, on est aussi plus alertes (il faut l’être pour chasser), on produit davantage d’hormone de croissance (ce qui permet de conserver la masse maigre, dont les muscles). En Europe, l’histoire est marquée de périodes de famine. Le jeûne fait partie de la plupart des religions ou est préconisée. La seule chose qui ait disparu aujourd’hui est le jeûne.

      L’OMS nous parle d’épidémie mondiale d’obésité. On nous rabâche depuis les années 1970 qu’il ne faut pas sauter le petit déjeuner, qu’il faut prendre des collations. Mais c’est tout le contraire. Il faut revenir à 1, 2 ou 3 repas par jour, faire des jeûnes prolongés à l’occasion, surtout après les fêtes, 2 ou 3 fois par année, mais le faire de la bonne façon. En France, nombre de programmes de jeûne permettent les jus de fruits, alors que c’est contreproductif ; cela ne va que faire qu’augmenter l’insuline et provoquer la faim. Pourquoi torturer les patients alors que le jeûne complet (pour ceux qui refusent comme moi le diabète) est beaucoup plus sain. En temps normal, un jeûne 16:8 fera l’affaire, c’est-à-dire, sauter le petit déjeuner, ne pas manger pendant 16 heures en tout, et manger dans une fenêtre de 8 heures un régime riche en légumes, en bons gras (huile olive, avocat, poissons gras d’eaux froides comme le saumon) et un peu de protéines (éviter les viandes rouges : boeuf, veau, agneau, porc). Il est important de bien s’hydrater. Pendant les jeûnes courts, on peut boire de l’eau, du café, du thé, aucun sucre ni édulcorant. Il faut boire au moins 2 litres de liquides par jour.

      Mise en garde pour ceux qui prennent des médicaments : les diabétiques qui prennent de l’insuline qui sert à retirer le sucre du sang pour le mettre dans les cellules ; avec le temps, les patients qui prennent de l’insuline se voient devenir de plus en plus résistants à l’insuline et il leur faut des doses de plus en plus fortes, résultat : ils engraissent sans cesse davantage, et c’est ça que l’on qualifie de « traitement du diabète», WOW, pas impressionnant… ; ceux qui prennent de la metformine (qui abaisse la glycémie), etc. doivent faire le jeûne sous étroite surveillance médicale en raison du risque d’hypoglycémie (qui peut être mortelle). Ce qui n’est pas les cas pour la plupart des autres, on fabrique suffisamment de glucose à partir du glycérol provenant des triglycérides, formé par la gluconéogenèse (on brûle des graisses en produisant des corps cétoniques, qui donnent un peu l’haleine de phoque disons-le), pour ne pas virer de l’œil. Le glucose ainsi formé l’est de façon très contrôlée at autorégulée. On n’en fera pas plus que nécessaire (certaines cellules ne peuvent brûler que du glucose, ex. médullosurrénale, mais la plupart des organes, dont le cerveau et les muscles, etc. s’accommodent très bien de brûler la graisse.

      Enfin, il y a beaucoup plus dans ce livre, il faut le lire, il a été pour moi une révélation et un puissant outil pour gérer mon diabète et perdre des kilos en trop. Il y a aussi d’autres bienfaits.

      Essayez, vous verrez bien.

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  2. Intéressant cet article! J’avoue que je ne me pèse plus depuis des mois, c’est trop anxiogène. Par contre, c’est vrai que je manque d’énergie, mais je pense dormir assez mal et je mange trop… Je n’ai jamais été fan du petit dej par contre, et j’ai looongtemps culpabilisé d’entendre que c’est le repas le plus important de la journée bla bla… Au final maintenant, je mange si j’ai faim, mais ça m’arrive encore de me resservir le midi et le soir, même si je n’ai plus faim, juste parce que c’était bon!
    Niveau activité physique par contre, je suis maman au foyer (un seul enfant), c’est parfois assez sport… Je pensais que je ne me nourrissais pas assez (vu mes fréquentes envies de pâtes ou de tofu à 16h!), mais au vu de ton article, j’ai peut-être pris le problème à l’envers! En tous cas merci!

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    1. Je ne suis pas du tout une accro de la balance mais quand tes vêtements parlent d’eux même, la curiosité l’emporte 😉 Moi aussi je me ressers, je te rassure ! On ne devient pas moins gourmand, c’est trop facile sinon ! Mais disons, que c’ets peut être plus réflechi, et quand quand j’ai faim, durant ces huit heures, je ne me pose pas de questions, je mange ! Je sais que le jeûne derrière fera du bien. Question activité physique, je parlais de sport, parce que oui, les enfants c’est loin d’être de tout repos mais ça ne muscle pas tant que ça^^
      A bientôt !

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  3. J’ai découvert ton blog il y a quelques jours. Merci pour ces partages 🙂 J’ai d’ailleurs testé ta recette du tofu mariné et grillé. Mes 5 petits, mon mari et moi-même avons beaucoup aimé.
    J’ai supprimé le petit déjeuner depuis quelques années tout simplement car je me suis écoutée. Comme toi, je n’ai pas faim le matin. Et puis j’ai lu et écouté que c’était bénéfique pour la santé. C’est donc une bonne habitude ! Connais-tu Thierry Casasnovas ? Il explique les bénéfices du jeûne dans une série de vidéos.

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    1. Bonsoir, !
      Ah, le délicieux tofu grillé, difficile d’y résister ! Oui, je connais un peu les vidéos de T. Casanovas. Je trouve certaines de ces vidéos très instructives, et sur d’autres, le ton me plait beaucoup moins. Mais on y apprend toujours beaucoup !

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  4. Sur le papier, je suis convaincue, en réalité, j’aurais énormément de mal à le faire, mais ça vient de mon rapport perso avec la nourriture qui n’est pas simple. Avoir faim (même juste temporairement) n’est pas une option pour l’instant, j’y travaille, mais c’est loin d’être évident… Je crois qu’avant même d’envisager ce genre de jeune, il faudrait déjà que je sois à l’aise avec mes sensations de faim et de satiété. Enfin, bon, c’était le 3615 mavie, désolée ^^. Merci pour cet article intéressant!

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    1. Comme je te comprends. J’étais incapable il y a quelques années de m’arrêter de manger. Au moindre signe de faim, je grignotais, toute la journée. Pas forcément des trucs malsains, mais je mangeais toujours. J’évitais les sucreries et dès que j’avais un paquet de M&M’s dans les mains, je me tapais les 400g en 3 minutes. Il y a un bouquin qui m’a énormément aidé à retrouver les sensations de satiété, et surtout, chose tellement importante, à ne diaboliser aucun aliment et à arrêter de me jeter frénétiquement sur ceux que je m’interdisais, c’est « Maigrir sans régime » de Zermati. Ce livre, encore un, porte très mal son titre, mais c’est le seul qui m’ait permis de retrouver une vraie sérenité avec la nourriture et à ne pas considérer qu’il existe de bons ou de mauvais aliments, seulement ceux qui arrivent au delà de notre sensation de satiété et qui sont en trop. Je sais qu’il a beaucoup aidé Marion également (La petite Okara) et si tu ne l’as pas lu, je te le recommande vivement. Après, la nourriture est d’une telle symbolique que ce n’est pas toujours simple et que ça prend du temps. Et assez paradoxalement, le fait de jeûner, tu redécouvres vraiment la sensation de faim. Quand à la satiété, c’est encore un autre apprentissage et en tant que gourmande(s), beaucoup plus difficile à gérer !
      Pleins de bises!

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      1. Merci Mélanie! je connais bien Zermati, et son bouquin! mais c’est comme tout : ok sur la théorie, beaucoup moins ne pratique 😉 La sensation de faim, ça va, mais celle de satiété, c’est bien plus difficile. Pour ma part, je ne grignote pas, ça n’a jamais été mon truc, mais je mange aux repas sans forcement avoir faim… grrrr que c’est agacant!!!!!
        Bises!!!

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  5. j’avais déjà entendu parler du jeûn intermittent mais je ne le pratique pas. Si je calcule bien je jeûne environ 12 à 13h et je fais 3 ou 4 repas (en comptant le gouter). C’est difficile de trouver un rythme ! Mon chéri travaille de nuit, il mange à 18h30 ça fait vraiment tôt pour moi sachant que je me couche souvent vers minuit… Mais ça ce serait sans doute aussi une habitude à changer ^^

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    1. Ce n’est pas évident quand il y a des horaires en décalage. Dans ces cas là, il est possible de manger plus tard le soir, quand tu as faim, et de repousser l’heure du déjeuner le lendemain. Et puis les habitudes, une fois mise en place sont assez facile à tenir si, et seulement si, ça nous correspond et si on y gagne ! 😉

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  6. J’ai déjà lu sur le jeun mais je suis sportive du coup j’ai peur de manquer. si tu as des groupes à me recommander 😉 En tout cas merci pour ton avis d’une personne « normale »

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    1. Bonjour Angélique, Si tu tapes « fasting », tu vas tomber sur le site de JB Rives, l’auteur du livre. Il fait beaucoup de musculation et certains de ses articles abordent le sujet du jeune et des sports d’endurance, ainsi que de l’apport glucidique à prévoir dans ses cas là. Sinon, je ne connais pas trop, désolée.
      Bonne journée !

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    2. Hello Angélique,

      je suis sportif également, et pratiquant du jeune intermittent depuis quelques temps maintenant.

      J’avais la même apréhension que toi au sujet du sport, d’autant plus que je jeûne le matin et je m’entraine le midi…En gros, partir au sport sans rien dans le ventre depuis près de 16h/17h, j’y suis pas allé franco 🙂

      J’avoue que la première semaine n’a pas été celle où j’ai explosé mes records. Mais elle n’a pas non plus été catastrophique. Je pense que ça a juste été « iso ».

      Par contre, ce qui est rigolo, c’est que 8 jours pile après mon démarrage, j’ai fait une séance de folie, le lendemain idem, et là, c’était parti…

      J’ai compris bien plus tard que j’étais en train de passer en cétose (ton corps utilise bien plus facilement les lipides comme source de carburant, vu qu’il essaye d’économiser le glycogène, au cas où… ).

      Je signale simplement qu’au niveau de l’alimentation, je romps le jeûne 30 mins après ma séance et que j’essaye de garder une proportion de glucides tout de même lors de ce repas. Ensuite, durant ma fenêtre d’alimentation c’est vraiment selon mes envies (qui soit dit en passant ont fortement diminuées en terme d’alimentation!!!).

      Je t’invite à lire l’article de JB Rives à ce sujet : https://www.fasting.fr/la-quantite-ideale-de-glucides-pour-maigrir/

      Par contre, je précise que je ne suis pas trop à la lettre les recommandations décrites dans cet article, mais je pense que ça te permet d’avoir une base de départ et ensuite d’adapter selon ton ressenti.

      Alors que je suis un « beau » bébé de 2m/100kg, je ne consomme « que » 150 à 200g de glucides par jour et ça passe large!

      Par contre, comme le disait Mélanie, il est important de se faire plaisir et un cheat meal par semaine, ça te libère vraiment l’esprit, même si en fin de compte t’es super vite rassasié (bye bye les 2 pizzas du samedi soir entre pôtes! :P)

      J’espère que ça t’a aidé.

      A dispo si tu as besoin de plus d’info,

      Alex

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  7. Bonjour, merci pour cette découverte, je ne connaissais pas le fasting…et tu me donnes envie d’essayer, car moi aussi j’ai un petit bidou à perdre et une sensation de fatigue en permanence, tu ne manges donc jamais de desserts à midi et le soir? Les fruits seulement au goûter? Tu ne manges que des céréales complètes? Merci pour ta réponse.

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    1. Bonjour Sarah,

      Même avant de pratiquer le fasting je ne mangeais jamais de fruits après un repas, toujours en dehors, sinon ils fermentent dans l’estomac. Et je mange toujours, depuis des années, que des céréales complètes, sauf rares exceptions (polenta par exemple). Quand au dessert, je n’en fais jamais! J’en fais tellement et en telle quantité pour mon travail en saison, que chez moi, à part les quelques gâteaux basiques et cookies, je ne suis pas du tout dessert. Mais je ne me prive pas au goûter. Si j’ai envie de pain avec du sirop d’érable, je me fais plaisir, mais je ne mangerais pas de céréales le soir du coup. Je suis très loin des régimes low carb, très rigoureux. Il y a peu de temps que je les ai diminué, les glucides, donc j’y vais petit à petit pour voir ce qui me convient, tout en me faisant plaisir 😉 .

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  8. Coucou, article comme toujours très intéressant! C’est plutôt le repas du soir que je sauterai… Si je prends un jus de légume (extracteur), est-ce bon (pris en compte dans la période de jeun?). Merci et bon weekend.

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  9. Bonjour, merci beaucoup pour cet article et pour le petit coup de gueule concernant toutes ces nouvelles recettes (coûteuses, non locales et très bling-bling !). Nous sommes nombreu(x)(ses), je crois, à penser comme toi !  »
    Le jeûne ? Peut-être… Pourquoi pas ?
    Concernant notre culture alimentaire française, j’avais pris une grosse claque en vivant en Indonésie : ils ne faisaient rien comme nous et avaient quand même l’air en pleine forme ! En gros, ils mangent quand ils ont faim, un peu, dans la rue, sans respecter aucun de nos sacro saints modèles : heures fixes, autour d’une table, entrées, desserts… Vivre plusieurs années comme ça m’a permis de m’autoriser à penser mon alimentation autrement quand j’ai quitté le pays.
    Alors il y a environ quinze ans, je m’étais fabriqué mon petit régime à moi parce que c’est comme ça que je me sentais bien : pain et plein (plein !) de fromages au petit déjeuner, protéines animales et céréales à midi, fruits au goûter et un peu de légumes le soir. (J’ai appris plus tard qu’un médecin appelait ça : la « chrono-nutrition », ou quelque chose comme ça !)
    C’était très pratique et facile : plus d’entrées, de desserts !
    Depuis que je suis végétalienne (depuis trois ans), j’ai remplacé les fromages du matin par du yaourt de soja et des purées d’oléagineux, et les protéines animales par des légumineuses, le tout en quantités raisonnables, pour quitter la table en ayant encore un peu faim.
    Il m’arrive de sauter le repas du soir quand, par exemple j’ai fait un super goûter de fruits, mais le matin, je ne pourrais pas me passer du p’tit déj car, à ce moment-là, j’ai une faim de loup !
    Les gâteaux : je suis contre (sauf quand il s’agit d’utiliser des restes de pains ou des fruits agonisants, mais c’est très très rare et je n’en mange pas) ! Pour mes petits-enfants, je préfère, de loin, leur donner une tartine de bon pain avec ce que j’ai sous la main : chocolat, confiture, purée de noisettes… Pour les déjeuners qu’ils prennent chez moi, je leur prépare, en plus, une crème dessert ou des flans.
    Encore merci pour ton article qui permet de jeter un œil critique sur notre rapport à la nourriture.
    Et, pour finir, tout ça me rappelle la chanson de Souchon « On est foutu, on mange trop ! »

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    1. Bonsoir Sylvie,
      Merci pour ton témoignage qui démontre une fois de plsu que chacu doit trouver un équilibre qui lui ait propre et qu’il n’y a pas de ligne de coduite toute tracée pour tout le monde. J’ai longtemps procédé comme toi : plusieurs repas par jour, en plus petite quantité, mais je pense que ces repas étaient tout de même trop lourd en féculent car je vois bien la différence maintenant que j’en mange mois. Quitter la table en ayant un peu faim m’est encore très difficile, mais j’y travaille ! En ce qui concerne les gâteaux, ils ne sont pas très bien servis ici, j’en prépare tellement dans mon travail en pleine saison que je ne fais pas grand chose de ce côté là, hormis les cookies ou quelques gâteaux ou pancakes de temps en temps au goûter. Mais sinon leurs PDJ c’est pain/purée d’amande voir confiture ou porridge d’avoine ! Et oui, on mange trop, trop souvent et on en oublie de s’écouter. Tout un programme à revoir !
      A bientôt,
      Mélanie

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  10. Bonjour, article très intéressant, bien écrit et qui nous fait comprendre que nous devons écouter notre corps avant d’écouter la mode ou je ne sais qui… ».
    J’ai des horaires de boulot décalés, 17 h à minuit et je faisais sans le savoir le fasting: dîner à 18 h et rien avant le lendemain midi. J’ai besoin d’une précision: quel est le ratio que tu suis ? 18/6 ? Tu proposes cependant ta journée « type » du petit dej au dîner. Pourrais tu expliquer. Je te suis régulièrement, tu es pleine de bons sens et ça fait du bien
    Bisous

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    1. Bonjour, ton rythme du coup était très bien. En général je fais 16/8 car je mange avec les enfants le midi, difficile de décaler davantage. Mais le principal est d’avoir au moins ses 16h de jeûne minimum. Après tu peux prolonger ce temps de jeûne sans problème. Quelles infos tu veux avoir sur une journée type ? Les boissons ne cassent pas un jeûne puisqu’elles ne mettent pas en route le système digestif, c’est pourquoi je les ai quand même indiquées dans le déroulement
      Au plaisir !
      Mélanie

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      1. Avec un peu de retard 😉 Oui, je mange entre 12h et 20h, en essayant de me caler sur les horaires des enfants. Mais à 12h j’ai bien faim donc cela me convient très bien. Je ne me sens pas encore capable de jeûner plus longtemps pour le moment.
        Bonne journée !

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  11. tiens j’etais passée a coté de cet article !
    je pratique le jeûne intermittant depuis un petit moment mais je n’avais jamais cherché a savoir s’il y avait des regles a « respecter »
    je met un minimum de 12 heures entre le dernier repas et celui du lendemain, il semblerait que ce ne soit pas suffisant :p
    enfin ce 1er repas c’est toujours un citron et 2 oranges, pressés.
    je vais tenter de voir si je peux ameliorer le truc, meme si cela m’a deja fait beaucoup de bien
    🙂

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    1. Bonjour,
      Le principal est vraiment de se sentir bien. Mais il est vrai que la plupart des études sur le jeûne intermittent indique que 16h sont nécessaire pour que l’organisme puisse bien se reposer et piocher un peu dans les réserves. Ceci étant, je pense important de devoir l’adapter. Le problème des oranges pressées c’est que tu offres un shot de pur sucre à ton organisme après une période sans manger, ce qui va générer un pic de glycémie. Peut être les garder pour le goûter par exemple et démarrer avec des protéines ou des légumes/crudités?
      Bonne journée!
      Mélanie

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  12. Bonjour Mélanie merci pour tout le travail que tu fais ☺ j appréci beaucoup ton blog très ce que tu fais est plus qu’utile pour les gens comme moi qui veulent s’orienté vers une alimentation plus éthique mais sans notice et étant plus que gourmande c’est pas facile de s’adapter mais avec des personnes comme toi sa aide et sans vouloir en faire trop vous êtes comme une sort de guide alimentaire (sincèrement). Ma question ❓ j’ai compris qu’il faut au minimum 16h de jeun mais c’est à répéter combien de fois dans l’année ? Enfin à quel rythme, quel fréquence faire des jeuns ? Merci d’avance pour ta réponse 😉

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    1. Bonjour Ganne,
      Merci pour ton très gentil message, il est vrai que sans être guidé, ce n’est pas simple du tout de changer d’alimentation !
      Concernant le jeûne intermittent, le but est de se faire du bien. Donc on peut très bien jeûner de cette façon tous les jours de sa vie ! Ou par période. De mon coté, cela me convient tellement bien que je le pratique tous les jours. Mais quand il m’arrive d’avoir vraiment faim, ou simplement d’être un peu trop gourmande quand je prépare un PDJ « de fête » à mes enfants type pain perdu ou pancake la dimanche, et bien je mange ! Je ne me prends pas du tout la tête.
      Donc tu peux le pratiquer tous les jours ou par période selon ce qui t’arrange. Ce n’est pas un jeûne classique donc il n’y a aucun danger.
      Bonne journée!
      Mélanie

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  13. Merci pour ta réponse, je vais tester au moins une fois, voir ce que sa fait et merci encore pour ce que tu fais. Au plaisir de te lire…

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  14. Bonjour, après être tombée sur un article qui recommandait cela dans ma recherche sur des infos concernant la candidose et les dysbioses intestinales (je crois que c’est sur http://www.nourriture-sante.com/), je me suis mise aussi à cette pratique (même si je ne petit-déjeunais pas très copieusement avant) et j’en ressens également des bienfaits, et le plaisir d’avoir une « vraie » faim le midi ; je me contente d’un peu de jus de citron dans de l’eau chaude, puis d’infusion de romarin ou de thym (ce que je pratiquais déjà comme boisson le matin) ; parfois je grignote un peu de carotte crue par ex si j’ai peur de « défaillir », notamment avant de partir à l’aquagym, mais je crois que cette peur est surtout dans la tête ! Mais j’ai aussi démarré une alimentation sans aucun sucre, ni fruits secs (ils me manquent beaucoup !), très peu de fruits etc…, pour quelques mois à cause de ce fichu candida albicans, et mon « problème » est d’avoir perdu encore un peu de poids (malgré de bonnes assiettes par ailleurs, végétariennes et sans produits laitiers) alors que j’aurais plutôt besoin de prendre quelques kilos, mais tant pis pour l’esthétique, je me sens déjà un peu mieux et j’espère que ça va aller de mieux en mieux. Pardon pour le pavé, et au passage, un très grand merci pour les formidables recettes partagées !

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    1. Bonjour Fabienne, J’ai pas mal entendu parler du candida et c’est vraiment compliqué à gérer. J’imagine que tu connais le blog d’Au vert avec Lili, qui propose des recettes en lien avec cette maladie qu’elle connait bien? Et c’est vrai que le jeûne aide vraiment à se « nettoyer », en tout cas, je digère bien mieux comme ça, et quel bonheur de s’attabler le midi avec le ventre qui gargouille 😉
      Merci à toi de ton mot (j’aime les pavés!!) et à très bientôt !
      Mélanie

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      1. Merci Mélanie, oui je connais le blog d’Alice, très inspirant aussi à tous points de vue, et aussi « chaudron-pastel » d’une autre Mélanie, que tu connais peut-être ; cela m’aide même si tous les cas ne sont pas semblables, en tout cas on se sent moins seule !

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  15. J’ai de Gros problèmes de ballonements et digestions. j’essaye depuis quelques jours. Je dois dire que ton article est plus documenté que la plupart que j’ai pu trouver. Car la plupart parle des effets régimes alors que moi je veux juste l’effet coup de fouet ET digestion… 🙂

    Bref très bon article et merci pour ton témoignage

    J'aime

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