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Ma routine santé, beauté et bien être par l’alimentation

J’avais préparé deux articles qui trainent depuis un moment, des lasagnes et des pépites de soja au caramel (miam) et puis j’ai eu envie d’un article doudou. Un de ceux qui vous font se sentir bien, vous reboostent et vous donne envie de prendre soin de soi. Pour ma part, cela passe en très grande partie par mon alimentation.

La semaine dernière j’étais en vacances au soleil (oui, dans le Finistère Nord, il fait BEAU) et cette semaine je démarre ma saison sur les chapeau de roues. Trois dégustations, cinq devis, la rentrée des enfants, un repas à préparer pour 50 personnes. C’est pourquoi ce matin en me réveillant fatiguée, je me suis dit qu’il fallait vraiment que j’automatise tout ce qui me fait du bien pour tenir le choc une saison de plus afin de  ne pas finir en novembre (comme chaque année) en mode zombie, passée à la moulinette, pressée comme une serpillère et jetée contre un mur (<—c’est suffisamment clair ?) .

Je pense faire attention à ce que je mange depuis que je suis au collège. Je suis passée par des phases catastrophiques comme toute ado mal dans sa peau avide de conseils, des plus stupides au plus impraticables. Au lycée, je me souviens avoir consulté un diététicien – choqué, en lui expliquant que oui, je trempais mes frites dans du camembert que je faisais fondre au micro ondes dans le self, mais que comme c’était plein de calcium, le camembert, je ne comprenais pas pourquoi je prenais du poids. On ne rigole pas s’il vous plait.

A la fac, je cuisinais plutôt équilibré, je croyais, alternant les périodes fastes  » début-de-mois 100%-légumes-vapeurs » et les périodes « pâtes-saucisse-carbo-pas-une-thune-fin-de-mois », jusqu’aux soirées grilles-pains tartines fromages avec les copains , qui me régalaient sur l’instant et me faisait suivre une diète terrible plusieurs jours après. Trop manger, pas assez, trop de légumes, rejet des légumes, trop gras, pas assez. Peser les aliments ou compter les calories. Sans tomber dans les maladies graves que sont l’anorexie et la boulimie, j’avais les travers tellement répandus de beaucoup de monde : je ne savais pas ce qui était bon pour moi, je ne m’écoutais pas. Je faisais comme je lisais, comme j’entendais, comme il fallait soi disant faire. Tous ces nutritionnistes « spécialistes de la santé » à côté de la plaque tel Jean Michel Cohen qui distribuaient ses régimes à 900 calories, à 1200 calories. Dukan qui prône le 100% protéines  animales (jamais compris comment on pouvait suivre un tel régime). Machin Truc qui ne jure que par le jeun régulier. Les régimes à points. Le régime manger avec juste la fourchette. Toujours, toujours faim. Trouver un équilibre fut très compliqué.

Si la nutrition m’a toujours passionnée, je pense que cela s’est apaisé avec ma première grossesse. Ce fut un déclic. Je me suis dit que si mon corps était capable de cette transformation, j’allais peut être lui fiche la paix un peu. Un petit diabète gestationnel aidant, et un personnel de l’hôpital incompétent à m’aider dans mes repas : « Mangez des pâtes complètes, évitez le sucre et forcez sur les All Brans au petit déjeuner ». Mot pour mot. La grosse éclate en perspective.

Seule, j’ai du donc davantage creuser la question de la glycémie sur la prise de poids et cette alimentation a été une vraie révélation. Je ne fais pas l’apologie d’un régime, d’ailleurs pour moi ce n’en n’est pas un, c’est devenu un mode de vie à part entière depuis des années maintenant. Je me suis rendue compte à cette période qu’il n’y a aucun changement à attendre sans une réelle prise en charge de son alimentation pour qu’elle soit équilibré, saine et, le plus difficile, sereine. On a beau râler quand on mange trop, on a beau soupirer contre la fatalité, sauf cas particulier il n’y en a pas. Je ne parle pas pour les gens qui ont des problèmes de poids pour raisons médicales, je ne suis pas médecin.

Prendre de nouvelles habitudes prends du temps – il faut soi disant 21 jours pour mettre en place une nouvelle habitude, mais une fois en place, il est difficile de revenir en arrière. Alors, moi,  ex-accro au fromage, morfale (c’est mon deuxième prénom), avec un énorme appétit, gourmande mais ça je pense qu’il n’est plus besoin de le préciser, j’avais envie de vous dire un peu comment je fais aujourd’hui pour me goinfrer manger avec zéro culpabilité, comment je choisis mes aliments, et comment l’angoisse des kilos post trentaine (arf, quelle plaie ceux là, 2 minutes pour les prendre, des semaines pour les perdre) est bien loin. Non pas que je sois mince, mais je suis BIEN avec moi. Et ca, c’est le big luxe après des années d’errance. Il n’y a pas de long fleuve tranquille avec la nourriture, mais apprendre à s’écouter au maximum, la plupart du temps, permet de mieux gérer les gros écarts, les pulsions, les crises.

Je ne pèse plus jamais rien (sauf pour ne pas me retrouver avec trop de restes), je ne regarde plus JAMAIS les calories d’un aliment. Je pense d’ailleurs exploser largement le compteur avec les quantités d’oléagineux, de fruits séchés, d’huile dans ma cuisine, de légumineuses et de céréales que je mange chaque jour. Si j’ai faim, je me ressers. Si j’ai pas faim, je ne mange pas. Si j’ai envie de pain + fromage végétal + guacamole au petit déjeuner, je ne me gêne pas. Mais je suis des règles bien précises. Et une fois bien intégrées dans le quotidien, très faciles à suivre.

S’il ne fallait en retenir deux : s’intéresser au contenu de son assiette, et ne pas manger n’importe quoi. Vaste programme.

1. Boire un demi jus de citron le matin au réveil dans un verre d’eau chaude, toujours.

« C’est un truc de star ». Non, pas du tout. C’est même le geste le plus simple et le moins cher que vous pouvez faire chaque jour pour vous faire du bien. Le jus de citron est un vrai médicament à lui tout seul. S’il ne fallait retenir que quelques-unes des ses propriétés :

Il aide à éliminer les toxines de l’organisme, relance le transit des intestins paresseux, nettoie la peau grâce aux antioxydants et à la vitamine C, agit comme un diurétique, augmente la vitalité (toujours la vitamine C), rafraichit l’haleine, hydrate avec l’eau. Bref, c’est une petite bombe santé – beauté qui m’est devenue indispensable. Et qui prend 1 minute à presser, verser l’eau chaude dessus et boire.

2. Un jus de fruits et de légumes avant de petit- déjeuner.

208+Omega

J’ai investi il y a quelques mois dans un extracteur de jus et c’est certainement le meilleur achat culinaire de ma vie (après ma sorbetière, mais là je suis hors sujet !). Un extracteur de jus, c’est un appareil qui extrait à une vitesse très douce, sans chauffer les aliments et donc sans perte de vitamines, le jus de tous les fruits et légumes. C’est un investissement, c’est vrai.  Les prix vont de 100€ à plus de 300€. Mais une fois que vous prenez l’habitude (on y revient !) de vous faire un jus tous les matins, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Selon le choix des aliments, les bienfaits sont extraordinaires et très rapides : bien meilleure digestion, forme améliorée, joli teint, corps nettoyé et purifié. Vous bénéficiez de tous les minéraux et vitamines contenus dans les fruits et légumes en 20 secondes. Comme il n’y a pas de fibres, le corps les assimile très facilement. Et, en plus de tous ces avantages santé, évidemment, c’est délicieux. Se faire un jus de carottes, pommes, celeri et orange le matin met une patate d’enfer! Au moral, comme au corps. Si vous n’avez pas le temps de beaucoup cuisiner, c’est un excellent moyen de faire le plein de fruits et légumes rapidement. J’attends avec impatience les tomates pour m’en faire un excellent jus (mon préféré), les enfants adorent boire au goûter un verre de carottes, poires et pommes. Et à l’apéritif, au repas de  famille il y a désormais toujours une carafe de fenouil, carotte, gingembre et pomme. Et pour le rentabiliser, je me sers aussi de toute ces autres fonctions pour faire mon houmous, la purée de pommes de terre (qui ne colle pas), des pâtes fraiches…Et le must, c’est  un appareil silencieux. Et ça c’est non négociable pour moi, qui ai en horreur le bruit en cuisine.

3. Des céréales complètes, essentiellement.

J’en ai parlé à plusieurs reprises ici. Quasiment toutes mes céréales sont complètes. Riz blanc, pâtes blanches, farine raffinée, (sucre blanc), tout cela a disparu de mes placards depuis des années. Evidemment, j’en mange de temps en temps, (la polenta, par exemple) mais de manière générale, tout ce qui est raffiné et sans presque aucun nutriment donc, et qui fait monter la glycémie, je l’évite au maximum.

C’est quoi la glycémie? La glycémie est la mesure du taux de sucre (glucose) dans le sang. L‘index glycémique (IG) permet de classer les aliments en fonction de l’élévation de la glycémie qu’ils produisent quand on les consomme. Plus leur index est élevé, plus les aliments entraînent une hausse rapide du taux de sucre. Cela provoque aussitôt une forte sécrétion d’insuline par le pancréas, dont rôle est de faire baisser le taux de sucre. Ce dernier va donc être stockés rapidement sous forme de graisses pour faire baisser le taux de sucre dans le sang. Ainsi, un aliment à index glycémique élevé provoque rapidement une baisse du taux de sucre à la suite de l’action de l’insuline. Cette baisse de sucre fait alors augmenter la faim. Les aliments à index glycémique haut sont donc plus susceptibles de faire engraisser parce qu’ils ouvrent l’appétit.

La version pour les nuls (comme moi) qui aiment la simplicité ) :

Aliment à IG élevé => taux de sucre qui augmente +++ dans le sang => pancréas alerté qui fabrique de l’insuline => insuline qui va vite transformer en graisses et  ranger tout ce sucre dans nos poignées d’amour pour retrouver un taux normal => chute rapide du taux de sucre => grosse faim + prise de poids, bouhouhou.

Aliment à faible IG => élévation douce et progressive du taux de sucre =>le corps est alimenté régulièrement => le pancréas, il panique pas => l’insuline ne s’élève pas => nos poignées d’amour, elles pleurent car elles n’ont plus  de rab ! Na!

L’exemple le plus simple à mes yeux est celui de la baguette blanche VS le pain complet au levain. Le deuxième va vous caler bien plus longtemps que la première !!

Concrètement, ca donne quoi de passer aux céréales complètes :

– Vous avez le riz, le blé et les pâtes en version complète ou semi complète dans tous les magasins, grandes surfaces ou magasins bio.

– Les farines raffinées sont celles où l’ont a supprimé toute l’enveloppe (le son notamment riche en fibres et minéraux) : sur les paquets vous pouvez voir T45 ou T55 pour les plus classiques. Plus le chiffre augmente, plus la farine est complète. Le juste milieu pour la pâtisserie / pâte à tarte ou quiche, au quotidien va être la T60 ou T80.

– Le quinoa, le sarrasin (qui sont des fausses cérérales) entre autre, ont un index glycémique bas et donc qui rassasient un peu plus longtemps et font moins grossir.

– On évitera les biscottes, cracottes, galettes de riz soufflées qui font monter cette glycémie justement et provoque des creux, et on préférera le matin du pain complet ou aux céréales. Si vous êtes plus céréales tout court, optez pour du muesli, du granola au sirop d’agave ou du porridge :  flocons de céréales complets cuits dans du lait végétal (champion du calage de ventre toutes catégories confondues pour ma part).

Je ne vais pas m’étaler aujourd’hui sur cette notion mais si cela vous intéresse, je pourrais rédiger un article avec plein d’astuces et de recettes au quotidien pour manger à faible IG.

4. Une crudité par jour

L’idéal serait à chaque repas mais je n’en ai pas toujours envie. En revanche j’ai remarqué que lorsqu’il y en a à table, je mange moins et je digère mieux. Pour cause, les crudités contiennent des enzymes digestives, qui facilitent la digestion de ce qui vient après. Pour prendre cette habitude, l’idée est de noter celles que vous préférez et sous quelle forme : les carottes râpées et le concombre en rondelles, ca va cinq minutes…

Bâtons de carottes, Radis rose ou noir + gomasio, Tomates cerises, billes de melon, smoothie de pastèque au basilic, soupe crue de poivrons et concombre, gaspacho, chou rouge émincé finement + vinaigrette citron/huile d’olive, champignons + crème végétale au curry, concombre avec un yaourt et de la menthe, courgette râpée avec des tomates confites, chou fleur cru mixé en taboulé…Il y a le choix. Il ne s’agit pas de s’en faire automatiquement des portions importantes, quatre / cinq radis, quelques bâtons de carottes, une tomate, un verre de gaspacho, cela me suffit amplement.

5. Des légumes, beaucoup, beaucoup.

Il n’y a pas de miracles, les légumes sont indispensables à un bon équilibre alimentaire. Et c’est pourtant ce qui fait le plus souvent défaut. Il me semble que la principale raison à ce rejet est l’absence de connaissance de la variété qu’il existe, et de la façon de les préparer. De ce que j’observe de mon entourage, la plupart se cantonnent aux petits pois carottes, haricots vert, tomates insipides toute l’année (bon sang de bon soir!! C’est en été les tomates!), soupe de poireaux et navets en hiver (la déprime assurée pour ma part). Sorti de là, c’est la grande inconnue. Si vous ne connaissez pas bien les saisons, je vous invite à vous inscrire au site fruits et légumes de saison qui vous envoie par mail chaque début de mois la liste. C’est un très bon pense bête. Outre leur bien meilleur goût, les fruits et légumes de saison sont moins chers. Et, au milieu de l’hiver, si vous n’en pouvez plus des légumes racines, les poelées surgelées toutes prêtes sont très pratiques. Si vous cuisinez un peu, anticipez en été pour faire des conserves de ratatouilles, coulis de tomates et autres bons légumes colorés qui font du bien au moral au janvier au milieu des navets, chou fleur et radis noir à répétition…

A chacun de mes repas il y a des légumes, c’est indispensable pour moi. Et si j’ai envie d’une maxi platrée de pâtes à la crème et aux lardons grillés et bien salés de tofu fumé, le repas avant ou après ne sera que des légumes. Il ne s’agit pas de compenser à tout prix, l’équilibre alimentaire se fait sur la durée, pas sur un repas ou même sur une journée, mais de conserver de bonnes habitudes et d’aider mon corps à se nettoyer de mes crises morfalesques. J’en ai besoin, j’y suis habituée. Ceci étant, comme tout le reste, prendre l’habitude d’en cuisiner très régulièrement est excellent pour la santé, pour la ligne mais aussi pour diversifier des menus. Les légumes natures, c’est rarement l’orgasme culinaire.

Quelques idées pour les incruster, l’air de rien :

De la verdure mixée en pesto express avec un peu d’huile (épinard, mâche, aromatique, fanes de carottes ou radis) dans des pâtes, du riz, une tarte, sur une pizza. Vous avez autant de vitamines et minéraux dans 2 CS à soupe de pesto qui représente (par exemple) 200g d’épinards  crus mixés et c’est plus sympa que juste poêlés !

Un légume râpé (carottes, panais, radis noir, radis rose, navets, courgette..), revenu dans une sauteuse avec un peu d’huile et des épices (curry, curcuma, ou même nature). Verser du riz ou du quinoa non cuits dessus, couvrez d’eau et laisser cuire 15 minutes

– Les oignons sont des légumes. Vous remarquerez dans presque toutes mes recettes à la poêle je fais revenir un oignon ou des échalotes avant de rajouter le reste. C’est un moyen facile et peu cher d’en manger.

– Une boite de pulpe de tomate dans des pâtes. Ben voui, la base

– Un bol de soupe

– Des fleurettes de chou (fleur, brocoli) passées au robot, vous obteniez du taboulé, mélangé à des cranberries et de la coriandre fraiche, c’est top !

– Des purées, c’est facile et rapide et tous les légumes s’y prêtent. Changez des pommes de terre et carotte natures et osez le potimarron, le panais, les patates douces et carottes, les navets au curry, les petits pois au chorizo végétal, les choux avec des pommes de terre pour adoucir le gouts et profiter de leur antioxydants.

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– Les poélees avec la petite sauce soja – agave et sésame qui va bien. Il y a celle si mais selon les envies, il ne suffit, pour une personne qu’une grosse poignée de légumes à faire sauter (un oignon, une carotte râpée, un chou chinois émincé, une tomate, un poivron…)

Les risottos avec des morceaux de légumes. Dès le départ de cuisson du riz, ajoutez dans la sauteuse des dés de carottes, ou potiron, tomates, poivrons, champignons, petit pois, haricots, frais ou surgelés, peu importe.

6. De bonnes matières grasses. 

En cuisine végétalienne, le gros avantage c’est qu’on élimine toutes les mauvaises graisses et le cholestérol contenus dans la viande, le poisson et les sous produits animaux. Ceci étant, repas végétalien ne signifie pas obligatoirement toujours sain et il y a une façon de se servir des huiles en cuisine. Certaines sont réservées uniquement à l’assaisonnement sous peine de faire brûler les graisses et qu’elles deviennent nocives pour la santé. Pour les huiles, j’ai toujours une huile spéciale cuisson et/ou friture (huile de pépins de raisins, tournesol ou un mélange d’huile adapté) et deux huiles pour varier l’assaisonnement : olive et colza. Pour bénéficier de tous leurs bons acides gras, privilégiez la mention  » huile vierge extraite à froid ».

Toutes les crèmes végétales sont exemptes de cholestérol : riz, avoine, amande,  soja. Vous pouvez y aller et varier les plaisirs. Elles se digèrent parfaitement bien et s’utilisent aussi bien en salé qu’en sucré.

Pour les accro à la crème épaisse, j’ai trouvé un seul substitut qui me convienne très bien, c’est la crème épaisse lactofermenté de chez Sojami. Epaisse, légèrement aigre et salée, parfaite.

7. Manger quand j’ai faim, quand je veux.

Il m’a fallu longtemps avant de comprendre que le fameux adage « manger comme un roi au PDJ, comme un prince au déjeuner et comme un pauvre au diner » ne me convenait pas du tout. C’est personnel, chacun son rythme, mais il est important de bien analyser quand on a faim et de ne manger qu’à ce moment là. C’est certainement la chose la plus difficile entre toute.

Le matin je n’ai quasiment pas faim, le midi, le repas doit être rapide avec l’école, et le soir est le repas où nous sommes tous les 4 à la maison et ou l’on prend le temps de manger. Donc je fais tout l’inverse de ce qu’il « faudrait faire ». Et je ne prends plus de poids.

Certains se contentent de deux gros repas par jour, il m’en faut cinq. Matin, 10h, midi, gouter et soir. Ce n’est pas mieux ou pire, c’est juste comme ça que je n’ai jamais faim en dehors de ces repas et collations. Je suis une grosse mangeuse, alors je mange beaucoup, mais fractionné.

– Je mange toujours plusieurs heures avant de me coucher le soir et je dors mieux car j’ai eu le temps de digérer, bien qu’ayant souvent fait un repas copieux.

Je finis rarement mon repas sur un fruit que je réserve pour les collations afin de ne pas terminer par une note acide. L’estomac, en général, n’aime pas du tout la fermentation acide que produit le fruit en patientant d’être digéré, après tout le repas et la digestion devient difficile.

Ecouter son corps. Le corps est une fantastique machine qui sait très bien se réguler : vous avez soif? Il est déshydraté. Vous avez envie de sucré ? Vous êtres en manque de sucre. C’est aussi bête que ça. Ne vous privez pas mais choisissez de bons sucres, mangez un fruit frais, des fruits séchés (figues, pruneaux, raisins secs) ; vous avez envie de chocolat, vous êtes sans doute fatigué et / ou stressé, et votre organisme a peut être besoin de magnésium (chocolat noir, amandes, noix, noix de cajou, sarrasin, avoine…). Trop de personnes évitent  de s’écouter et de manger ces aliments de peur de grossir. Ce qui fait grossir, c’est l’excès, le mauvais gras, le mauvais sucre. Si votre corps réclame, donnez lui, vous vous sentiez mieux et lui aussi. Et puis si un soir vous descendez la tablette de chocolat blanc à l’huile de palme, votre corps saura bien vous dire que ce n’était pas du tout une bonne idée ! (Boutons, lourdeur digestive…). Mais ce n’est pas grave. Prenez l’habitude d’anticiper ces envies et ayez ce qu’il faut sous la main.

Ce ne sont pas des astuces minceur, mais bel et bien des conseils bien être.

8. Chouchouter son corps  : Des beaux cheveux, de beaux ongles, une jolie peau, cela passe aussi par les aliments. 

Sans faire un article sur la slow cosmétique, que j’adopte de plus en plus, il y a des produits de mes placards alimentaires que j’utilise un peu plus que d’autres pour ces parties de mon corps :

En usage interne on a vu le citron pour la peau. La levure de bière est excellente pour les ongles et les cheveux, et les résultats se voient très rapidement. Saupoudrée sur les crudités, dans les sauces pour pâtes, ou incorporée dans les fromages maison, son petit gout fromager est délicieux.

En usage externe, les grains moulus de café représente le meilleur gommage que j’ai jamais trouvé. Piqué dans la cafetière italienne de monsieur ou dans les dosettes en tissu, c’est gratuit, c’est super efficace, la peau est vraiment hydratée et toute douce après et l’odeur part très vite. Et puis il parait que ça débouche les canalisations, alors pourquoi s’en priver !

Le vinaigre de cidre (bio) est le meilleur soin pour les cheveux que j’ai trouvé. Diluez deux cuillères à soupe dans un demi litre d’eau tiède et rincez vous la tête avec après avoir rincé le shampoing : les cheveux sont supers brillants, les pellicules s’en vont, les fourches diminuent, la pousse des cheveux est accélérée, les démangeaisons disparaissent progressivement. Et l’odeur est vraiment insoupçonnable avec ce dosage. Un vrai miracle qui ne coûte..que quelques minis centimes. (et encore à 3 euros en moyenne le litre, avec 2 CS par shampoing…).

Ce n’est pas une méthode que je propose, juste des conseils basés sur un vécu personnel. Je me rends bien compte que pour des personnes vraiment perdues dans leur alimentation, ce ne sera pas du tout suffisant, mais les habitudes ont besoin de temps pour se mettre en place. Alors commencer par en poser quelques unes peut être un bon début. En résumé :

1. On adopte le jus de citron au réveil.

2. On supprime petit à petit tout ce qui est raffiné chez soi et on remplace par des versions complètes, ou semi complètes (sucre blanc par du sucre complet, du sirop d’agave, la farine blanche par de la farine semi complète, les céréales raffinés de base par la version complète, la baguette du matin par du pain complet.

3. On choisit de bonnes matières grasses pour la cuisson et l’assaisonnement. Si vous n’êtes pas végéta*en, c’est le moment d’arrêter la cuisine au beurre  et la crème dans tous les plats !

4. On apprend à écouter son corps et à prévenir les fringales avec ce qu’il faut dans les placards et qui nous plait!

5. On boit beaucoup d’eau. Ca hydrate, facilite le transit, nettoie l’organisme.

6. On ne compte pas les calories, cela ne sert à rien à part culpabiliser.

7. On mange quand on a faim. Ca s’apprend. Ce n’est pas évident. Mais ça s’apprend.

8. Chaque semaine, on teste un nouveau légume, une nouvelle céréale, une nouvelle légumineuse. On se sort les doigts du popotin (<— comme elle parle délicatement la dame…) et on arrête de dire « ça je connais pas, ça j’ai pas l’habitude, ça doit être compliqué ». On regarde la liste des légumes de saison et on jette son dévolu sur un inconnu. On cherche sur le net une recette facile (je connais un blog sympa, je vous donnerai l’adresse !) et on l’achète. Pareil pour les céréales. Il n’y a pas que les pâtes et le riz dans la vie : épeautre, quinoa, sarrasin, millet, orge…Elles ne coûtent pas plus chères, ne sont pas plus longues à cuisiner et ça change ! Vous avez des enfants? J’interdis aux miens de refuser de goûter ce que je prépare sous prétexte qu’ils ne connaissent pas. Si ils n’aiment pas, je ne force pas. Mais ils goûtent toujours. Et à 3 et 5 ans, ils mangent aussi facilement des épinards que des frites, du tofu que du seitan, des lentilles que des pâtes, de la compote que des gâteaux. Il faut les habituer petits à manger de tout, tout le temps.

9. Elargissez vos aliments et n’achetez pas sur un coup de tête. Se retrouver avec un produit qu’on ne connait pas et avec lequel on ne sait pas quoi faire est le meilleur moyen de ne pas l’utiliser et de le gacher. Avant d’aller en course, ou lors de vos prochaines courses, notez un ou deux aliments qui vous plairaient, regardez sur le net en rentrant/avant d’y aller des recettes et programmez le pour la fois d’après. Autre solution, choisissez dans la semaine un jour ou deux repas différents ou vous allez tester quelque chose de nouveau, et de végétarien. Même principe, on cherche sur le net, on rajoute à sa liste de course. Et le jour J, vous ne serez pas perdus avec des produits inconnus.

10. Prendre soin de soi. Quand on est mal dans son corps, le nier va souvent de pair avec. Une fois par semaine, faites votre soin favori, réappropriez le vous. Etrangement, je prends autant de plaisir à me poser avec un bon thé qu’à faire un soin du corps : cela me repose, je prends le temps de choisir, d’infuser, de prendre une jolie tasse, ma jolie théière, de m’assoir dans le silence et de boire lentement. Psychologique ou pas, je me sens nettoyée, sereine. C’est devenue une habitude quand j’ai arrêté de fumer il y a des années : il fallait que je remplace la cigarette par autre chose. Je me suis forcée à boire du thé et des infusions, que je détestais avant. C’était ça ou l’escalade des kilos pour combler le manque. Et aujourd’hui je ne peux plus m’en passer.

Et vous, quelles sont vos bonnes, ou mauvaises habitudes? Qu’est ce que vous aimeriez changer?

14 réflexions au sujet de « Ma routine santé, beauté et bien être par l’alimentation »

  1. Encore bravo! et merci pour toutes ces informations, toujours très intéressantes .Tu pourrais être nutritionniste sans problème.
    J’ai une question qui me trotte dans la tête depuis un moment, c’est au sujet des OGM,( on en reparle à nouveau) et n’y a t’il pas de risque d’en trouver dans nos légumes (maïs etc…)
    Si tu as des infos à ce sujet, cela m’intéresse et sans doute d’autres personnes. Merci

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    1. Merci pour ce gentil retour !
      Concernant les OGM :
      La culture d’OGM est interdite sur le territoire français depuis quelques années. En revanche, hypocrisie totale du système, la France importe des milliers de tonnes de plantes pour nourrir le bétail et autres animaux d’élevage (soja essentiellement) qui elles, en contiennent. On le retrouve donc dans la viande, le lait, les oeufs et l’étiquetage n’est pas obligatoire pour ces produits. Dans les conserves, il y a obligations de le mentionner au dessus de 0,9%. Il y a assez peu d’aliments français « préparé » qui en contiennent, hormis les animaux d’élevage.

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  2. Bonjour,
    Justement, je me posais la question pour le jus de citron dans l’eau chaude le matin. Est ce que c’est pareil de presser 1/2 jus de citron dans son thé le matin ?? ma question me semble bête en l’écrivant (acra j’aurais envie de répondre OUI c’est pareil) mais a chaque fois que je lis un article sur eau chaude + jus de citron, on ne parle jamais de thé ???

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    1. Bonjour !
      Ne pas mélanger le jus de citron au thé permet à l’organisme de se concentrer uniquement sur les nutriments du citron et il est bien plus efficace. D’ailleurs les puristes le boivent avec une eau filtrée ou purifiée (perso c’est eau du robinet). Mais rien n’empêche de boire un thé par la suite, lui aussi riche en pleins de bons nutriments 😉

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  3. Bonjour,
    Je lis ton blog comme un magazine… un article par ci, par là… mine de rien je limite de plus en plus les protéines animales… ça me semble une évidence… pour résumer, tout ce que tu écrit sur l’alimentation je le ressent à 100%. D’ailleurs pour mes 2 premières grossesses j’ai pris 23 et 25 kg avec une alimentation « maison » mais traditionnelle alors que là, il me reste 1 mois et demi et je en pense pas dépasser les 15kg et le tout sans e priver of course. Je me tourne instinctivement vers le tout végétal..
    Pour moi l’exemple type c’est avec une alimentation tradi, « tiens un repas léger pour le soir : quiche salade » « t’as raison : que des protéines animale (beurre, lardons, lait, gruyère) et du gluten !! » Ben ce genre de choses s’éloigne peu a peu de mes habitudes…
    Bref pour résumer, tes articles me parlent beaucoup !!!
    Mais là ou je voulais en venir c’est que du coup j’envisage sérieusement l’achat d’un extracteur de jus… mais je sais pas si je ferais des jus tous les jours et je le voudrais le plus polyvalent possible (lait végétal, tartinades, purées oléagineux, pâtes sans gluten…). Je trouve souvent les comparatifs incomplets. As tu par hasard prévu de faire un article sur les extracteurs ? Ou au moins pourrais tu nous présenter le tiens ???

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    1. Bonjour Mélanie,
      Merci pour ce super message, c’est très encourageant ! De bonnes habitudes sont des habitudes qui se mettent en place doucement mais surement et sans frustration,c’est donc une très bonne chose ce que tu fais !

      Concernant les extracteurs, je ne pourrais pas faire de comparatif car je n’en ai pas testé beaucoup. J’ai surtout regardé deux choses pour ma part : la qualité du produit, et le bruit (comme tout appareil que j’achète), tout en m’étant fixé un budget, longuement économisé ;). Après tout est une question de budget. Il va de soi qu’un extracteur multi tâche, de haute qualité va couter cher (+ de 300€) et qu’il vaut mieux prévoir de bien le rentabiliser. Si c’est pour une utilisation ponctuelle, il me semble bien de se tourner (pour démarrer) vers des appareils peut être un peu plus bruyant ou moins multifonctions mais bien moins chers ! Celui que j’ai utilisé est un oméga horizontal et il est vraiment très, très bien. Mais il coûte environ 380€, selon accessoire et coloris. Le seul « reproche » que je lui ferai, est qu’il faut couper les légumes avant de les mettre, mais ceux avec un large goulot sont encore 100€ plus cher…vaut mieux une petite séance de découpage !

      A bientôt!

      mélanie

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      1. Merci pour ta réponse rapide !
        Moi je supporte pas les achats inutiles donc je veux être sure de m’en servir beaucoup en fait ! fais tu les purées d’oléagineux, les pâtes et les laits végétaux avec ou du moins est ce qu’il est pratique pour ce genre de chose ?
        Sinon, j’ai oublié 2 choses dans mon 1er commentaire :
        1) comme toi je suis un grosse mangeuse ! je suis pas du genre a être vite rassasiée ou laisser la moité de mon assiette…
        2) dans ton article, dans le paragraphe : 5. Des légumes, beaucoup, beaucoup…. tu pourrais essayer (tu le fais surement déjà) les légumes rôtis au four. J’ai découvert ça cet été et je trouve ça délicieux en plus d’être rapide.. on coupe, on met un filet d’huile, éventuellement des épices et /ou des noix de cajou, amandes…. le tout sur le lèche-frite et c’est fini.

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      2. Je fais mes purées d’oléagineux et mes laits végétaux au blender uniquement, pas habitude. Mais certains extracteurs le font oui!
        Dans ce cas vaut mieux tabler sur un très bon extracteur type Oméga, Kuving’s. Ils sont chers, mais très robustes et font beaucoup de choses.

        Un exemple : http://mariechioca.canalblog.com/archives/2014/10/16/30778163.html

        Et je cuisine 50% de mes légumes au four : en frites ou rôtis, c’est un excellent moyen de varier les plaisirs et les enfants vont manger plus facilement panais, carottes, potiron/potimarron, celeri rave une fois que c’est en frites ! Et ça change des purées… 😉 Je mets beaucoup de légumes sur des pizzas aussi (en pesto par exemple tout ce qui est épinards, mâche, fanes, vert de blettes), des carottes et oignons…Et en cru bien sur.

        Pour le côté rassasiant, je mange beaucoup de légumes secs dans mes soupes, en galettes, en flocons, ca cale, c’est pas cher et c’est bon pour tout !

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  4. Bonjour Mélanie, je découvre ton blog depuis quelques semaines et retrouve cet article très intéressant. J’avoue prendre du poids depuis que j’ai adopté un régime végan, je mange plusieurs fois par jour et j’ai faim très souvent malgré les bananes, céréales et légumineuses. Je pense qu’il faut le temps de s’adapter et trouver son rythme….
    Un question concernant les jus avec l’extracteur. J’en faisait énormément mais j’ai lu dernièrement que l’apport en sucre dans le foie est très élévé et rapide (puisque sans fibres et on consomme de plus grosses quantités), ce qui n’est pas très recommandé pour la glycémie… du coup je l’ai remisé au placar et ne fait plus que des smoothies…. Qu’en penses-tu avec ton expérience ?

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    1. Bonjour Valérie. Il n’est pas rare de grossir le temps de prendre ses marques mais une fois ses repères posés, tout devrait rentrer dans l’ordre.
      Concernant l’extracteur, l’erreur que font beaucoup de personnes en effet, c’est de privilégier les jus de fruits ou de légumes sucré (type carotte). Si ces derniers sont délicieux au goûts et bien plus riche en vitamines que ceux du commerce, ils n’en restent pas moins des jus de fruits et donc du sucre. Le but est d’arriver, petit à petit, à se préparer des jus de légumes. Hard au début, le palais s’y fait et il faut trouver les mélanges qui vous plaisent. Je ne suis pas du tout une adepte des jus 100% verts, mais j’ai appris à apprécier le fenouil, le radis, la betterave, les courges et patates douces. Quand je bois du vert (épinard, blettes, cresson, j’y ajoute des pommes systématiquement pour adoucir le goût, ou des poires (plus rares vu le prix). Donc pour la glycémie optez pour des jus de légumes et faites vous une liste de ce qui vous plait.

      Pour les fringales, paradoxalement, mangez vous assez gras à table? C’est une autre erreur à ne pas faire : le gras aide énormément à la satiété et est indispensable à l’organisme. Cela peut être un simple assaisonnement en huile, mais aussi un avocat, une cuillère de purée d’oléagineux dans les purées ou les soupes, des noix avec de la semoule, des graines dans un cake ou sur une quiche. Je mange plusieurs fois par jour et cela me convient bien, mais je mange assez gras aussi (cela ne veut pas du tout dire bain d’huile, mais avec les astuces ci dessus, cela va très bien).
      Je vous partage l’excellent article d’Antigone sur ce sujet :
      https://antigonexxi.com/2015/01/22/nouveau-vegetarien-pourquoi-jai-tout-le-temps-faim/
      N’hésitez pas si vous aviez d’autres questions,
      Belle journée,
      Mélanie

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  5. Tu fais de la purée, du houmous et des pâtes fraîches à l’extracteur de jus? Alors là je débarque lol je n’y fais que des jus avec le mien j’ignorais qu’on pouvait faire tout ça! Peut-tu m’en dire plus? Merci!

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    1. Bonjour !
      Oui, avec de nombreux extracteur horizontaux on peut faire beaucoup de choses. Sur celui que j’avais avant (l’oméga qui est en photo dans l’article), il y a un embout à pâtes fraiches, et aussi un plus large pour faire de la purée et du houmous. 😉 J’en ai un vertical maintenant, Kuving’s et il ne le fais pas. Mais il fait des sorbets 😉

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